|
Desperate Housewives : 6x11, 6x12
Le 21/01/2010 à 13h14 :: David Marmignon
L'épisode se passe immédiatement après le crash d'avion. Les Housewives imaginent leur vie si elles avaient pris des chemins différents. Bree essaye de relativiser les choses dans sa vie amoureuse et tente de faire revenir Orson chez elle. Mais elle découvre tout de même qu'il ne sera pas facile de réparer les blessures insufflées, d'autant que celui-ci se révèle rancunier et contraint Bree à servir le moindre de ses désirs.
Après le cliffhanger habituel de Noël (les ficelles commencent à être un peu grosses les gars !), on sait enfin quel personnage présent depuis le début du show est mort. Il faut dire qu’avec des annonces pareilles, pas besoin de trop se torturer l’esprit. Et cette mort est finalement bien anecdotique, juste annoncée dans un coin de phrase, et aux conséquences minimes chez nos desperates. Le fan appréciera que ses personnages fétiches soient finalement tous interchangeables. L’épisode en lui-même, à base de « Et si… ? » permet d’imaginer toutes sortes d’avenir pour ces femmes au foyer. Encore une fois, c’est Lynette qui remporte les suffrages avec cette histoire déchirante d’enfant handicapé et probablement l’une des scènes les plus fortes de la série, où celui-ci se fait un sandwich. D’accord, raconté comme ça, on est loin de Emile Zola, et pourtant, voir cette femme si forte, lutter contre son désir d’aider son enfant déficient, et celui de le laisser se débrouiller afin de lui apprendre à vivre, est d’une puissance émotionnelle rare, dans le show comme ailleurs. Felicity Huffman est la préférée des scénaristes et cela se sent, même si la tragédie qu’est devenue sa vie peut, après six années, prêter à sourire. L’épisode suivant retourne sur les sentiers habituels du show. On recommence de nouvelles intrigues (qui comme d’habitude ne vont pas durer plus de trois épisodes) et tout cela suit son cheminement tranquillement, en roue libre mais toujours attachante, comme une vieille tante qui nous fait un peu honte mais qu’on aime bien quand même. Les auteurs pourraient encore exploiter le filon comme ça encore une dizaine d’années qu’on ne s’en rendrait même pas compte, tellement le show tourne déjà en rond depuis sa deuxième saison. _______________ Bilan : Un peu de politiquement incorrect, Teri Hatcher en nuisette, et parfois des scènes d’une puissance folle qui sortent du lot (et surtout Teri Hatcher en nuisette). Ca fait des années que Desperate Housewives fonctionne comme ça, et l’on ne voit pas pourquoi ça changerait. Note : 7/10 Crédit photo : © 2010 American Broadcasting Company
Commentaires
Ajouter un commentaire |
Autres Critiques
Voir aussi
Partager |
|||||