Critique Eastbound & Down : Bilan Saison 2

Le 09/01/2011 à 21h48
Par: Julien Daszkowski


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On avait laissé Kenny Powers face à ses échecs et décidé à quitter sa vie et ses mensonges. On le retrouve au Mexique, plus Powers que jamais…

Comment dresser le bilan d’un show qui aura su à ce point être irrévérencieux, génial, émouvant et juste drôle ?

Donc Kenny Powers s’est exilé au Mexique. Quand la saison 2 démarre sur cet état de fait, on se dit qu’on va le découvrir transformé par sa rupture d’avec son ancienne vie, rendu meilleur ou même brisé par cette séparation. Mais là où réside le génie des scénaristes du show, c’est dans leur propension à conserver le statu quo. Kenny est et restera Kenny Powers. Et il va s’évertuer à nous le démontrer tout au long de cette saison 2.

Les premiers épisodes nous le montrent tout de même dans un environnement bien différent, en éleveur de coq de combat. Son association avec le géant mexicain imbécile et le nain fourbe (car dans le monde de Eastbound & Down les nains sont forcément fourbes…) crient déjà au génie dans la simplicité de la situation et la complexité des implications. Et lorsque cette association tourne court, laissant Kenny seul de nouveau, on ne peut que voir venir l’inéluctable: le retour au business.

Et quand Kenny Powers retournent au baseball (même dans une équipe minable de sous division mexicaine) c’est toujours avec le panache, l’égocentrisme et tous les défauts (racisme, machisme, homophobie…) propre à sa légende. D’autant que le retour de son fidèle sous fifre Steve va le conforter dans sa position.

Le show semble vouloir faire évoluer son personnage central vers une certaine stabilité sociale, en lui donnant un nouvel amour (superbe Elizabeth De Razzo) à humilier et même un nouveau subalterne en la personne d’Hector. Schéma trop simpliste, et forcément propice à la destruction, qui emmènera le show vers des sommets de mauvais goût.

La dernière partie de la saison voit Kenny revenir sur son passé et retrouver la trace de son père (génial Don Johnson) pour des retrouvailles père-fils anormales et dérangeantes. D’ailleurs, il faut vraiment tirer un coup de chapeau aux scénaristes pour avoir créé des seconds rôles et avoir invité des guest aussi dérangés que Don Johnson justement, ou Matthew McConaughey (à contre emploi parfait) et Adam Scott, récurrent dans les seconds rôles de qualité (cf Parks & Recreation). C’est aussi l’un des atouts majeurs de Eastbound & Down et par extension de son créateur Danny McBride, la capacité à fédérer les talents d’horizon différents pour en tirer le meilleur (voir également l’apport à la réalisation d’un réalisateur comme David Gordon Green).

La saison se termine finalement sur un retour à la case départ (Kenny a une chance de repartir à zéro) et promet encore de nouveaux moments de rire, de gênes et même d’émotions pour une saison 3 d’ors et déjà confirmée.

Commentaires

mishkado - Le 10/01/2011 @ 22h51 0

Salut,

merci pour cette superbe saison !
Critique niquel, kenny powers, on l'adore autant qu'il nous met mal a l'aise !

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