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Vinyl - 1x1 : Pilot

1x1 : Pilot © 2016 - HBO

Rock, sexe, drogue et violence : voici le cocktail explosif au menu de Vinyl, la nouvelle série événement de HBO ! Et le pilot ne nous a pas déçu de ce côté-là !

Seize ans auront été nécessaire pour que Vinyl, la série rock'n'roll de HBO, voit le jour. Signée Mick Jagger et Martin Scorsese, Vinyl devait à la base être un film mais la crise économique de 2008 est passée par là, et le long métrage est tombé à l'eau. Cependant, la montée en puissance des séries ces dernières années a permis à Vinyl de prendre la forme d'une série et ce, pour notre plus grand bonheur.

Vinyl est une plongée dans l'industrie musicale du New York des années 70, plus précisément en 1973 qui, pour beaucoup de spécialistes, est une année charnière pour la musique : c'est à ce moment là que le rock, le punk, le disco, le blues... sont au plus forts. L'intrigue de Vinyl suit plus précisément Richie Finestra (Bobby Cannavale), le fondateur d'un label qui essaye de redonner vie à ce dernier tout en cherchant le son de demain.

Comme dit un peu plus tôt, Vinyl a d'abord été pensé comme un film. Et le pilot, d'une durée de 112 min, s'en rapproche au point que la frontière entre cinéma et télévision n'est plus aussi claire que ça.

La durée de l'épisode est peu commune pour un pilot. Mais ces deux heures sont loin d'être suffisantes pour comprendre tous les enjeux et les personnages au centre de l'intrigue. Si le pilot a les qualités d'un film, il est, d'un point de vue scénaristique, écrit dans l'optique d'être une série. Pour cela, l'écriture du scénario a été confiée à Terrence Winter, un proche de Scorsese, qui a déjà fait preuve de son talent dans Le Loup de Wall Street et Boardwalk Empire. Esthétiquement, on s'y croirait, que ce soit au niveau des décors, des costumes, de la bande son... HBO n'a pas lésiné sur les moyens pour reconstituer le New York des années 70, ce qui apporte une authenticité qui nous immerge encore plus dans l'histoire.

Vinyl s'ouvre de manière très rock'n'roll avec un Richie Finestra en train de se défoncer à la cocaïne, puis un peu plus tard, planer pendant un concert, le tout dans une ambiance alcoolisée, crasseuse et joyeuse. Le ton est donné !

C'est par l'intermédiaire de ce même Richie Finestra que le téléspectateur plonge dans cet univers où se croisent sans détour sexe, drogue et argent. Et la musique dans tout ça ? Elle est omniprésente, grâce à une bande son de folie, qui nous plonge vraiment dans l'époque (Mama Weer All Crazee Now par Slade, Give It Up or Turnit a Loose par James Brown, Mama He Treats Your Daughter Mean par Ruth Brown...).

Finestra est aussi le point d'ancrage musical de la série : c'est un passionné, prêt à se rendre dans les coins les plus improbables de New York pour trouver la perle rare. C'est lui qui va révéler Lester Grimes (Ato Essandoh), un chanteur de blues dont la carrière prometteuse va prendre un tournant dramatique, suite à une décision prise par Finestra... Vinyl nous propose un personnage principal torturé et travaillé : il est habité par la musique, tellement que sa famille risque d'en faire les frais. Dans le même temps, il doit lutter face à ses démons, et les tentations sont grandes dans le milieu musical.

Le personnage est au centre de ce pilot, peut-être un peu trop d'ailleurs ? Du coup, il est difficile pour les personnages secondaires de vraiment se faire une place, en particulier face à la performance remarquable de Bobby Cannavale, qui est habité par son personnage. Néanmoins, ce premier épisode est avant tout une introduction à la série, et des personnages comme Jamie Vine (Juno Temple), l'ambitieuse assistante du département A&R, ou encore Devon (Olivia Wilde), l'épouse de Richie, sont amenés à être plus développés dans les épisodes à venir.

Et la mafia ? Cette dernière fait partie intégrante de l'ADN des oeuvres de Martin Scorsese, et Vinyl ne pouvait pas y échapper ! Elle n'est pas présente dans ce premier épisode, mais au vu du final, nul doute qu'elle ne tardera pas à pointer le bout de son nez dans la suite de la saison !

9/10

Bilan

Le pilot de Vinyl est une plongée réussie dans le monde musical du New York des années 70 : grâce à une reconstitution et un casting remarquable, on ressent pleinement le dynamisme et l'effervescence d'une époque qui a vu le jour de grands courants musicaux. La série en met plein les yeux et débute sur les chapeaux de roue. Reste maintenant à confirmer, et neuf épisodes ne seront pas de trop !

2 Commentaires

  • Zhurong
    Le 24/02/2016 à 16h43

    Par encore pris le temps de regarder mais j'attends beaucoup de cette série. Et puis Bobby Cannavale quoi !! Quel acteur !

  • Toff63
    Le 25/09/2016 à 15h13

    C'est visuellement et techniquement parfait, avec une super réalisation, des décors magnifiques, beaucoup de musiques diverses et variées, de l'humour et un grand Bobby Cannavale, mais il m'a manqué un meilleur développement des personnages secondaires (la femme ou la porteuse de sandwiches) et une narration moins bordélique. On se retrouve en effet avec un récit plein de bribes et d'ellipses temporelles, comme si on était nous aussi sous cocaïne.
    Enfin, 1h53 c'est quand même un poil long par moments tant le contenu est riche et le montage un peu clipesque. La scène finale est abusée également. 7/10

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