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Luke Cage - Bilan saison 1

Bilan saison 1 © 2016 - Netflix

Attention, il faut avoir vu entièrement la saison une avant de lire la critique.

Présentation

Troisième production naissant du partenariat entre Marvel Television et la plateforme Netflix, Luke Cage propose de revenir à la fois sur les origin-stories du personnage du même nom mais également de suivre les premières aventures solo d'un des tous premiers super-héros afro-américain.
Apparu plutôt cette année dans la série Jessica Jones, principalement en tant que love-interest (on va pas se mentir !), rappelons-que la série Luke Cage se déroule après sa rencontre avec la jeune détective privée d'Hell's Kitchen et pendant les événements de la seconde saison de Daredevil (d'où l'absence d'un caméo de Matt Murdock).

Pour mettre en scène les aventures de celui que l'on surnomme Power Man, Marvel et Netflix ont fait appel au producteur et scénariste Cheo Hodari Coker. Connu pour son travail de producteur exécutif sur les séries Ray Donovan et Almost Human, le bonhomme s'est aussi illustré comme scénariste en 2009, puisqu'il a été l'auteur du film de Geroge Tillman Jr., Notorious B.I.G, long-métrage qui retraçait le parcours de Christopher Wallace, un jeune voyou de Brooklyn parvenu à sortir du ghetto en devenant une star montante du RAP, et dont les références ne manquent pas chez Luke Cage.

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Au commencement...

Luke Cage paraît pour la première fois dans Luke Cage, Hero for Hire #1 en juin 1972. Son arrivée dans le monde des comics est une volonté de La Maison des Idées de s'engager dans une tendance des années 1970 : la blaxploitation, un courant culturel et social au départ propre au cinéma américain, dont l'objectif était de revaloriser l'image des afro-américains en les présentant dans des rôles honorables et de premier plan.
Un personnage rapidement devenu populaire donc, auprès de la communauté afro-américaine. Ses histoires ont en effet redonné espoir à toute une génération, un sentiment que l'on retrouvera d'ailleurs dans la série de Cheo Hodari Coker, à travers la population d'Harlem, fier d'avoir son propre héros, un héros à leur image.

Anecdotes : Luke Cage alias Power Man a également inspiré quelques artistes. En effet, l'acteur américain Nicolas Cage, né Nicholas Coppola, emprunta son nom de scène au super-héros Marvel, afin d'éviter d'être associé à son oncle, le célèbre réalisateur Francis Ford Coppola tandis que le groupe de musique métal américain Powerman 5000 tire son nom du pseudonyme super-héroïque de Luke Cage.

Générique

Comme le générique de Daredevil et Jessica Jones, celui de Luke Cage présente à son tour le lieu où se déroulera l'action de la série, en l'occurrence, ici, Harlem (New-York). L'originalité du générique est que la plupart des décors d'Harlem ainsi que certains noms de rues et d'avenues s'inscrivent sur la peau de Luke Cage. Certaines sont très symboliques, notamment celle que l'on peut apercevoir sur son poing et son avant-bras à la fin du générique, où sont gravés les noms de James Lenox* Avenue et Malcolm X Boulevard (qu'on ne présente plus), une image forte qui pose ainsi notre héros comme le défenseur de sa communauté, sa ville et des valeurs que ses ancêtres lui ont transmis.

* James Lenox est un bibliophile et philanthrope qui a consacré sa vie à aménager une bibliothèque et une galerie de peintures. Diplômé de Columbia College, il a étudié le droit mais n'a jamais pratiqué malgré son admission à la barre. Après la mort de son père, il partit en Europe, où il a commencé à recueillir des livres rares, qui, avec la collection d'arts est devenu une passion qui accaparera le reste de sa vie.
La Lenox Library située entre la 70ème et la 71ème avenue de New-York, en face de Central Park est peu se vanter d'avoir été la première bibliothèque du Nouveau-Monde à posséder la première bible en Mandarin ainsi que la première bible imprimé par Gutenberg, une collection impressionnante qui été supérieure à celle de la bibliothèques d'Oxford, de Cambridge du British Museum. La Lenox Library possédait aussi ce que l'on croit être la première peinture de J.M.W. Turner. Elle comprenait également des œuvres de Thomas Gainsborough, Albert Bierstadt, Gilbert Stuart, Thomas Cole et Sir. Joshua Reynolds, entre autres. Il y avait également 145 tableaux exposés, 15 sculptures et 59 éléments classés comme " peintures sur porcelaine, émaux, mosaïques, etc... "

James Lenox est également le fondateur de l'Hôpital Presbytérien de New-York.


James Lenox et Malcolm X, deux figures qui ont contribué à leur façon à la grandeur de New-York et du monde, à travers l'art, pour l'un et la politique, pour l'autre, deux aspects auxquelles la série donnera une place essentielle.

Marvel/Netflix : Une formule qui s'épuise ?

D'emblée, la série Luke Cage ne s'ouvre pas comme une production télévisuelle super-héroïque lambda. On suit simplement les pas d'un homme qui cherche à construire une vie normale et à échapper à un passé qui le ronge, sans se faire remarquer (pas évident quand on a des super-pouvoirs !). Les quelques longueurs scénaristiques soulevées par mes collègues journalistes sont donc nécessaires puisqu'elles permettent de s'immiscer plus aisément dans la vie de Luke Cage et celle de Harlem. La vie quotidienne c'est donc aussi de longues discussions chez un barbier et la série le retransmet parfaitement. Cependant, si l'écriture des dialogues est solide et d'une finesse à en faire pâlir certaines productions, elles peuvent néanmoins être excluantes pour le téléspectateur, qui ne connaît pas forcément toutes les références culturelles auxquelles font référence les protagonistes, notamment dans les premiers épisodes, avec les quelques débats sur le sport ou la littérature au salon de Pop. Les dialogues sont malgré tout la force du show et arrivent à donner une vraie profondeur aux personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires - mise à part deux-trois joutes verbales entre Claire Temple et Luke Cage assez clichés par moment et celle entre Cottonmouth et sa cousine Mariah Dillard, parfois agaçantes, puisque leur propos tournent souvent en rond. Certes, la série parle beaucoup mais elle le fait avec intelligence, on ne ressent pas d'éventuelles longueurs pour combler des trous scénaristiques.

Côté réalisation, Marvel et Netflix adoptent une mise en scène à l'image de leur héros, comme ils l'ont fait avec Daredevil et Jessica Jones, c'est-à-dire une scénographie sobre et brutale, deux extrêmes qui reflètent la personnalité d'un Luke Cage en quête d'identité. Cela s'applique aussi aux personnages de Cottonmouth, Misty Knight et Mariah Dillard, qui eux aussi traversent des crises identitaires et remettent en question chaque jour leur place dans la société et leur façon de vivre. La mise en scène retranscrit donc parfaitement leur état d'esprit et ce déséquilibre identitaire qui les habitent, et les poussent à agir parfois contre leur volonté et à assumer petit à petit ce qu'ils sont réellement.

Quant au scénario, le schéma scénaristique ressemble à celui de Once Upon a Time, avec une saison en deux arcs narratifs et un nouveau méchant pour chacun d'eux, ici Cottonmouth et Diamondback. La deuxième partie de Luke Cage, qui débute avec la mort de Cottonmouth et l'arrivée de Striker offre effectivement un second souffle à la série Marvel, mais apporte malheureusement ses premiers lots d'erreurs et de facilités scénaristiques, et notamment dès l'épisode 11 où toute la structure dramaturgique installée depuis que Cottonmouth s'est servit des médias pour faire plonger Luke Cage s'effondre, de manière brutale et incohérente. Pour que la population de Harlem et les médias changent d'avis sur les agissements de Luke Cage, les scénaristes ont prit une décision qui va à l'encontre des débuts de la série, lente et attentive à ses personnages. C'est en effet au moment où Diamondback tire sur Misty Knight, lors d'une conférence anti-Luke Cage, que tout s'emballe et qu'on assiste à un déluge d'incohérences. Il y avait en réalité d'autres moyens plus subtiles pour que Luke Cage retrouve sa crédibilité auprès du public qu'un tir (et une prise d'otage) dont le geste reste encore inexplicable. A ce moment-là, Diamonback se tire lui-même un balle dans le pied et perd l'avantage sur Luke Cage avec un choix qui ne correspond pas à la psychologie du personnage, pourtant discret et manipulateur depuis le début de la série.

La série est malgré tout rythmée par de multiples rebondissements et permet de renouveler le suspens, parfaitement maîtrisé toute au long de la saison.

Pour en revenir aux médias, le " pamphlet " que fait la série sur les pratiques journalistiques, leurs méthodes de travail et la manipulation des images qu'ils diffusent était un excellent moyen de mettre en lumière un métier qui a depuis longtemps oublié ses valeurs et le sens profond des actions qui doivent y être engagées, en ne soumettant au public que des informations parfois mensongères et sensationnalistes. Quand la course à l'audience prend le pas sur la vérité...

Les autres erreurs soulevées :

- Diamondback qui laisse s'échapper Luke Cage dans le camion benne à ordure, après lui avoir tiré dessus.

- Quand Luke Cage est chez le Dr. Bernstein, Claire découvre que ce dernier n'avait pas été totalement honnête avec lui et décide, dans un accès de colère, de détruire une partie de son matériel. Hors, il ne prend pas le temps de supprimer l'essentiel : le disque dur de l'ordinateur. Un comble quand on sait que Luke Cage menace ensuite le Dr. Bernstein en lui demandant de cesser ses activités.

- Le témoin de Misty Knight qui ne se méfie pas une seule seconde du SMS envoyé par Chase. Ne pouvait-elle pas se demander pourquoi Misty lui aurait donné rendez-vous dans un endroit " suspect " ?

Les références aux autres productions Marvel/Netflix et au Marvel Cinematic Universe sont nombreuses (Avengers, Hammers Industries - Iron Man 2, Jessica Jones, Le Punisher, Wilson Fisk, Le Trish Talk...) ainsi que les clins d’œils aux comics (Les Héros à Louer, Luke Cage et Misty Knight dans leurs tenues des années 70...).

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Cottonmouth ou l'obsession de la grandeur

" La musique est le domaine des démons " - Thomas Mann

Comme Wilson Fisk et Killgrave, Cottonmouth n'a pas échappé à sa petite origin-story à travers un épisode qui lui a été consacré. Les origines du mal comme on pourrait l'appeler, présente ici un jeune homme à l'enfance difficile, dont les " parents " sont une fois de plus le déclencheur d'un traumatisme qui le fera basculer dans une spirale criminelle, dont il ne pourra plus échapper. Alors qu'il était destiné à une vie d'artiste, le petit Cotton rêve d'une vie à la Christopher Wallace (Notorious B.I.G), un voyou devenu star du RAP, une idole qu'il affichera par la suite fièrement dans le bureau de son club privé et qui représentera malheureusement tous ce qu'il n'a pas pu être. Une obsession de l'échec qu'il tentera de combler à travers le trafic de drogue et d'argent, salissant l'image de Christopher Wallace en s’appropriant sa " couronne ", se faisant ainsi l'allégorie du monarque régnant sur une monarchie absolue. Un talent musical gâché que souligne Luke Cage et qui donne à Cottonmouth un aspect humain, qu'on ne peut ignorer. En effet, à l'instar de Wilson Fisk et Killgrave, Cornell attire la compassion et l'indulgence chez le téléspectateur malgré des actes aussi horribles qu'inhumains.

Et si la criminalité a pris le dessus sur ses désirs, la musique n'en reste pas moins un élément essentiel de sa vie. La construction d'un club privé en est d'ailleurs la preuve et la série offre ainsi un authentique défilé d'artiste. De Charles Bradley à The Delfonics en passant par Method Man et Jidenna, Luke Cage est une véritable vitrine pour ces chanteurs afro-américains, culte pour certains et auxquels la production Marvel/Netflix accordent un temps de scène conséquent. Un parti prix audacieux, qui donne un cachet historique à la série, dont l'identité se forge à travers la culture musicale.

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" Nous nous cachons dans la musique afin de nous dévoiler " - Jim Morrison

La musique est également au service de la mise en scène. Elle est en adéquation totale avec les scènes, les situations ou les émotions qu'expriment les personnages. Le plus bel exemple étant la séquence du rap d'Adrian Younge, Ali Shaheed Muhammad et Method Man, " Bulletproof Love ", où nous voyons en parallèle des soutiens de Luke Cage sortir en ville en portant fièrement un sweat à capuche troué par des balles, afin de tromper les policier dans leur recherche. Une séquence qui fait aussi écho aux propos tenus par l'acteur Mike Colter dans une interview : " Il y a une signification à habiller Luke Cage de la sorte. Un Noir en sweat à capuche est trop souvent vu comme un suspect en puissance. Nous retournons le stéréotype, pour dire que ce peut aussi être un héros. "

La musique agit également comme un révélateur, qui met à nu la personnalité cachée des protagonistes. En effet, quand Cottonmouth joue ses mélodies au piano, il redevient le petit garçon d'autrefois, tandis qu'April Sonata d'Adrian Younge révèle le tempérament narcissique et sanguinaire de Mariah Dillard alors qu'elle s'acharne sur son cousin jusqu'à sa mort.

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Les femmes de Harlem

Depuis quelques années, Marvel donne une place de choix aux femmes dans ses productions, notamment à la télévision. Après Jessica Jones, on ne se doutait pas que Luke Cage, qui évolue dans un monde brutal, accorde aux femmes une place centrale. On aurait donc pu croire que le héros d'Harlem allait passer son temps dans un soap-opera avec Claire Temple et Misty Knight, mais la série évite les clichés de la femme en détresse et . Ici, elles sont indépendantes et combatives et n'ont pas besoin d'être sauvées (à quelques rares occasions) par le monsieur muscle du coin. Les personnages de Claire Temple et Misty Knight bénéficient en effet d'un véritable rôle, et n'attendent pas la bénédiction de Luke Cage pour agir ou suivre leur propre voie.

Le cas de Mariah Dillard est un peu différent. Soumise et manipulée par les hommes qui l'entourent, la conseillère bénéficie d'une construction scénaristique intéressante en s'affirmant petit à petit dans cet univers masculin, jusqu'à se faire une place de premier ordre et devenir la reine du trafic d'Harlem, à l'image de sa mère. Et si ses hésitations, ses craintes et son manque de confiance rendaient le personnage horripilant, cela cachait en réalité une peur, celle de ressembler à sa mère. En voulant bâtir un Harlem utopique légalement, Mariah Dillard voulait tirer un trait sur son passé et oublier une mère qu'elle n’idolâtrait pas. Malheureusement, Mama Mabel avait laissé une trace indélébile sur sa fille, qui se révélera peu à peu après la mort de Cottonmouth.

8/10

Bilan

Une série de qualité, différente des autres productions Marvel/Netflix par son aspect sociétal, la place qu'elle accorde à la musique mais également par son schéma scénaristique. Certes, la formule Marvel/Netflix se fait parfois ressentir, tant dans l'ambiance que dans la narration, mais elle se renouvelle aussi, proposant aux téléspectateurs un véritable produit visuel.
Et alors que les incidents et bavures policières font rage aux Etats-Unis et que les crises identitaires sont de plus en plus nombreuses - certains personnages ayant du mal à trouver leur place dans la société actuelle -, Luke Cage s'impose comme une série essentielle voire indispensable pour faire bouger les mentalités.

5 Commentaires

  • Bougrea
    Le 11/10/2016 à 22h31

    J'avais adoré daredevil et Jessica Jones mais je me suis vraiment ennuyé devant luke cage.
    Le personnage principal manque cruellement de charisme et contrairement aux autres séries marvel\Netflix, les méchants manquent cruellement de profondeur (sauf cottonmouth peut être) en particulier diamonback (oulala qu'est ce qu'il est méchant !!). Et puis shade et ses lunettes de soleil alors qu'il fait nuit et sin expression unique, c'est tellement ridicule.
    Une énorme déception

  • negeil
    Le 12/10/2016 à 14h23

    Je suis d'accord, le gros défaut de la série c'est le manque d'un méchant charismatique. A aucun moment on ne sentait que Luke Cage avait l'air en difficulté (hormis les balles Judas). A l'instar d'un Wilson Fisk ou d'un Killgrave, Diamonback ne proposait aucune menace réelle à l'encontre de Luke Cage.
    C'est bien dommage pour une série de super héros que le héros ne se dit pas que le méchant est impossible a arrêter, un passage classique du genre. (que Matt ressentait avec Wilson Fisk et JJ avec Killgrave)

  • DD
    Le 12/10/2016 à 15h13

    En effet on ne sent que très rarement Luke Cage en difficulté mais c'est un point fort pour moi et non un point faible. J'adore DD et les dérouillées qu'il se prend tout en abandonnant jamais mais ça aurait été une grave erreur de faire pareille avec Cage. D'abord car cela aurait été répétitif et donc inutile de créer une nouvelle série mais et surtout car Cage est une force de la nature et cela doit se montrer. Un gars indestructible qui serait dans les mêmes difficultés que DD ne serait pas finalement si fort. Je trouve qu'il a énormément de charisme par son calme justement ce que les autres n'ont pas. Il est totalement complémentaire à tous autres héros et cela justifiera une fois de plus le fait de créer un groupe qui n'est pas constituer de sosies . Et pour finir le gros plus de la série c'est la musique, j'ai adoré , cet univers de Harlem me plait énormément.

  • Dexter0015
    Le 13/10/2016 à 23h48

    D'un point de vu général, Netflix réussi plutôt bien les séries de super-héros, justement parce qu'ils sont traités, avant tout, comme des êtres humains et non des super-héros en collants (après ils ont sélectionné les personnages qui s'y prête le plus sans aucun doute).

    J'ai adoré DD et j'attends la suite avec impatience.

    Pour ce qui est de Luke Cage en revanche, je suis un peu plus mitigé.
    Oui l'ambiance est là avec la musique, mais par contre niveau combats, je suis désolé, mais ce n'est pas convainquant du tout.
    Je veux bien que le gars soit super puissant, mais franchement les combats sont tellement chorégraphiés que j'avais l'impression que les types se battaient au ralenti...
    Plutôt dommage pour une série où le héros est sensé se servir principalement... de ses poings.

    Et le méchant avec sa panoplie en carton pitié, on est en 2016 quand même.

    Par contre les références aux tenus originales des personnages était bien sympa, ça m'a ramené quelques années en arrière.

    On verra la saison 2 si la série se bonifie ou non.

  • Neofae
    Le 31/10/2016 à 16h15

    "-, Luke Cage s'impose comme une série essentielle voire indispensable pour faire bouger les mentalités."

    Je ne crois pas non...

    Sinon la série ne décolle jamais pourtant il y a de bonnes idées. Une série plus noire et dure et non pas un harlem colonie de vacances...

    Bref 7/10 et encore je suis fan de la BO.

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Luke Cage
Note de la série :
8/10