
Le MC part vers le Nord pour rendre un service et pendant que SAMCRO n'est plus à Charming, Gemma fait face à une position compromettante avec The League.
Le show poursuit sa tragédie shakespearienne dans un épisode chargé en non-dits, entre ruptures et affrontements.
Gina prouve qu’elle n’est pas aussi forte qu’elle le fait croire, dans un face à face terrible avec son violeur présumé, et la guerre entre Jax et Clay est définitivement déclarée. Et cette haine gangrène peu à peu les liens du groupe, jusqu’à saborder l’autorité naturelle de Clay dans une scène jouissive (exploser un hôtel avec un camion, ça a le mérite de réduire toute possibilité de négociation), mais les conséquences de cette fissure au sein de la famille de bikers risquent d’être désastreuses et développées encore dans les prochains épisodes.
Le show, porté entièrement sur ses personnages, construit ainsi un opéra familial, où le fils affronte le père, la mère tombe de son piédestal, et c’est véritablement impressionnant. La maîtrise de l’intrigue, la qualité de l’interprétation (jusque dans les seconds rôles, voir pour ça la scène glaçante entre le chef de la police de Charming et le bad guy de cette saison), tout pousse à l’admiration. Ron Perlman, en biker blasé et pathétique parfois, car rattrapé par son âge et les mauvaises décisions, est bluffant dans des scènes pleines de tristesse contenue, d’incompréhension, qui dépassent de loin le simple cadre télévisuel. L’impression que laisse la série, à savoir que tout peut arriver, laisse les spectateurs dans l’expectative. Même en tant que vieux routier des shows TV, il est difficile ici de savoir de quoi sera fait l’épisode suivant, si ce n’est l’avancée implacable de l’âge, de la haine, de la violence et de la criminalité jusqu’à la destruction de cette famille, la même qui fut exposée comme intouchable durant toute la première saison.
A l’instar de sa grande sœur The Shield, Sons of Anarchy s’avère véritablement pensée et réfléchie en amont, et s’impose peu à peu comme le meilleur drama de cette saison.
Je suis d'accord quand au fait que cette série s'impose peu à peu.
Autant j'ai eu un peu de mal à suivre régulièrement la première saison (que j'ai fini cet été un peu par "dépit"), autant je suis beaucoup plus assidu cette année, parce que la qualité est au rendez-vous, les intrigues s'étoffent, les personnages s'enrichissent.
SoA devient une série de très bonne facture.
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