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Emerald City - 1x1 : The Beast Forever, 1x2 : Prison of the Abject

Résumé

Alors que Dorothy comptait renouer les liens avec sa mère l'ayant abandonnée lorsqu'elle n'était encore qu'un bébé, elle est emportée par une tornade dans le magnifique et dangereux univers d'Oz.

1x1 : The Beast Forever, 1x2 : Prison of the Abject © 2017 - NBC

Tarsem Singh s'immisce sur le petit écran avec un projet d'adaptation du célèbre roman de Lyman Frank Baum, sous un jour plus adulte. Si le succès des fresques épiques sur le petit écran en fait rêver plus d'un, NBC nous délivre avec Emerald City un écrin soigné qui ne demande qu'à se déployer avec efficacité au fil des prochains épisodes. Honnête, ambitieux et cohérent, ce projet qui a eu du mal à voir le jour (après deux années d'annulation/commande de la part des chaînes), a de quoi ravir les amateurs d'héroic-fantasy ! Si tout n'est pas brillamment mené au fil des 85 minutes composant ce double-épisode, l'ensemble est très encourageant.

Intrigante et énigmatique, cette nouvelle relecture du conte de Baum s'éloigne des enfantillages propres au récit. Même si les effusions amicales ne disparaissent pas totalement lorsque Dorothy rencontre l'épouvantail humanisé qu'elle rebaptise « Lucas », la violence des intrigues domine. Alors que les sorcières du pays d'Oz s'agitent face au retour annoncé d'une bête difficile à vaincre, la sorcière de l'Est doit faire face à la ruse de Dorothy. Point de maison écrasant la sorcière cette fois-ci, ni de souliers rouges magiques, mais un revolver et des gants merveilleux contrôlant les éléments. Si le premier épisode peine à démarrer, parce qu'inconsciemment l'on recherche aussi les éléments caractérisant le récit d'origine, les éléments mystérieux sont nombreux. Très vite, l'on comprend que la relecture est très libre, et qu'elle ne compte pas centrer son propos sur l'unique personnage de Dorothy. Ce point est d'autant plus appréciable que l'intérêt du spectateur ne se trouve pas forcément aux côtés de l'interprète de Dorothy (Adria Arjona qui fait le travail, sans plus), mais bel et bien du côté des acteurs secondaires. En magicien d'Oz, Vincent D'Onofrio devrait nous offrir de belles scènes d'illusions mesquines, de même que la froideur impassible de Joely Richardson dans la peau de Glinda promet de prochaines joutes verbales délectables avec ses camarades de jeux. Ce double-épisode n'essaye pas d'être trop explicite, comptant sur l'intérêt du spectateur : de nombreuses questions restent donc sans réponses à l'issue de cette introduction, ce qui n'est pas un mal, loin de là.

La série intrigue aussi grâce à ses nombreux personnages, évitant la centralisation trop évidente autour d'une figure héroïque. Dans Emerald City, point de gentils ou de méchants si l'on en croit ces deux premiers épisodes. Tout le monde fait du mal : Dorothy en tuant consciemment la sorcière de l'Est (alors qu'il s'agit d'un homicide involontaire dans le conte d'origine), mais également les sorcières d'Oz qui cherchent à retrouver leur gloire d'antan, opprimée par le magicien. Ces nombreux personnages sont également d'origines diverses : du régent magique à la jeune femme monastique lui servant de conseillère. En étayant son champ des possibles avec d'innombrables intrigues, la série s'offre des possibilités narratives multiples, alors que le conte d'origine centre son propos sur Dorothy et son insatiable désir de rentrer dans son Kansas natal. Il faudra aussi compter sur l'apparition d'une jeune fille à l'origine énigmatique, portant le nom de Tip, « cachée » du monde par une sorcière semble-t-il protectrice. Je suis prêt à parier que Tip est une descendante des sorcières cardinales, et que sa protectrice tentait de masquer sa féminité, mais les prochains épisodes sauront nous dévoiler les véritables enjeux de ce personnage mystérieux.

Assez bien écrite, même si quelques dialogues n'ont pas la prestance de ceux des chefs d’œuvres du genre (Game of Thrones pour ne pas la citer), Emerald City est surtout bien réalisée. Avec le créatif qu'est Tarsem Singh à la caméra, l'on n'en attendait pas moins. Iconisée, la sorcière de l'Est resplendit avant de disparaître, de même que les décors, parfaitement matérialisés (à des kilomètres de l'amateurisme de Once Upon a Time et ses décors féériques auxquels on ne croit jamais), permettent au spectateur de croire aux situations découvertes au gré des avancées des personnages. Reste à savoir si ce niveau de qualité de mise en scène perdurera, et si les réponses à nos questions seront à la hauteur des mystères qu'elles posent dans cette introduction.

Note de l'épisode 1x1

7/10

Note de l'épisode 1x2

7/10

Bilan

Un double-épisode dynamique, joliment réalisé et plein de promesses. Reste à savoir si la saison saura répondre à toutes nos interrogations avec intelligence et originalité.

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