Note Funky
Dimension superficielle de l’évènement vue par groupie Adam, fan de séries. Acte I.
L’e-visiteur est au courant, la presse a relayé l’information avec ferveur et s’est réjouie nationalement de mon ascension sociale : Adam est parti jouer les reporters ce week-end aux Scénaristes en Séries, un week-end so V.I.P, so intersidéralement hype et ce grâce à Series Addict dont je suis leur journaliste attitré. Je remercie d’ailleurs mon brave Charlie.
Le week-end était placé sous le signe des séries britanniques et françaises et avec un peu de stratégie-horaires, il fut très facile d’enchaîner les bons débats et les bonnes projections car il n’était pas envisageable d’aller voir Priscilla à sa séance de dédicace.
Finalement, grâce à ma bonne étoile (le fil rouge de l’article), c’est Priscillia qui est venue à moi, dans un couloir au détour d’une interview. Comme je n’ai jamais chanté Tchouk Tchouk Music de ma entire life, ça m’a laissé complètement froid et même que c’est un peu moi qui l’ai toisé : elle n’avait pas son accréditation autour du cou, elle. (autant dire que le mien, je me douche encore avec).
Ce week-end, j’ai rencontré tous les créateurs, scénaristes, directeurs et acteurs britanniques présents, je disais que j’étais un stratège de l’emploi du temps. A l’inverse, je n’ai pu rencontré que 35 % des équipes françaises (j’ai du renoncer à voir les équipes Nicolas le Floch, Mafiosa, Disparitions, trois programmes français prometteurs), faute de prédisposition d’ubiquité, les projections, débats, tables rondes se déroulant au même moment. Mais j’ai choisi les meilleurs (les créateurs de Plus Belle la Vie), l’élitisme connaît son âge d’or.
Vendredi 17 # Une entrée en matière enthousiasmante
Un premier jour qui débuta difficilement, le poisseux que je suis ayant manqué son métro, puis donc son train, puis donc la projection privée de Mistresses avec Lowri Glain et SJ Clarkson (les créatrices) puis donc la quasi-intégralité du débat sur la profession du scénariste.
Malgré cette malchance chronique, je rassure la e-plèbe, la suite n’a été que bénédiction personnelle. Ma foi renouant avec Dieu de la bonté, mon malheur n’était donc le fait que de Monsieur Hasard (ou Sir Bad Timing, je suis complètement britannique, j’ai la double nationalité depuis ce week-end et ces fabuleuses rencontres) qui maintenant n’a plus de dent contre moi. Avec ma soirée du samedi soir qu’aucun autre journaliste n’a vécu, c’est désormais officiel (suspense).
Après deux heures de trajet et d’excitation nerveuse mêlée à une tension passive agressive rarement éprouvée sauf devant Grey’s Anatomy, le train arrive en gare d’Aix-les-Bains.
Il fait un temps à pique-niquer avec Tina Fey en dégustant de la marmelade de figues.
Arrivé au Palais des Congrès, au décor bristish parfait et au staff débordé, me voilà prêt à tuer du journaliste qui se mettrait sur mon passage au sasse des accréditations (déjà deux séances de perdues à jamais). Je tombe alors directement sur Isabelle Mergault qui attendait son interview et qui m’a méchamment accosté d’un « c’est fous l’interviefeur? », pas vraiment funky Isabelle le jour-là, ni l’accoutrement d’ailleurs. Je l’ai revu à plusieurs reprises ce Vendredi, notamment le soir pour la soirée VIP et j’étais prêt à parier qu’elle aurait éviscéré de ses mains nues un des dirigeants de l’événement si il n’y avait pas eu tant de belles personnes autour d’elle. Je l’ai entr’aperçu au cours de la soirée du lendemain, elle semblait porter l’écharpe de Miss Bipolaire Bonheur, ah les hormones.
L’après-midi du Vendredi avancée, 16h, j’assiste à la conclusion du débat Profession Scénariste et enchaîne avec le débat Par Ici le Bon Soap ! / Good soaps this way (récap à venir).
Je confesse : c’était pas mon intention première d’assister à la séance du soap, je voulais rejoindre la table ronde autour de Mistresses mais mon sens de l’orientation m’a joué un tour. Ce week end, j’ai pu également confirmé cela : j’ai un sens de l’orientation légendaire, du genre à te guider vers Dunkerque alors que tu vises originairement Marseille, du genre aussi à te faire oublier toute perspective d’inscription à The Amazing Race et cela, c’est une chose très difficile à accepter.
Du coup, je n’ai pas osé partir de la salle. Le fait qu’on y parlait français aurait dû me mettre la puce à l’ear et puis il y avait du beau monde : les créateurs de Plus Belle la Vie, ceux de Cinq Sœurs et de Pas de Secret entre Nous, les scénaristes de Lea Parker, Dolmen, Cœur Océan, Chante, Sous le Soleil et Paris 16e. Autrement dit de la haute programmation française qui donne tristement le ton.
Après maintes discussions culturelles sur les séries cultes françaises, je cours ensuite à la projection privée de The Street, en présence d’un producteur plus ou moins lointain, plus ou moins impliqué dans la présentation de la série, plus ou moins absent en fin d’épisode, plus ou moins inutile.
Après quatre heures de travail journalistique intense et d’émotion vibrante (The Street, le pilot, prochainement), je rentre à l’Hôtel et me prépare pour l’évènement selon moi du week-end : la soirée privée UK où toutes les personnalités britanniques symbole phare du festival seront présentes et où seront projetées les séries Ashes to Ashes, Party Animals et The IT Crowd.

Minuit, The IT Crowd a remporté un franc succès dans la salle, je dois reconnaître que projeté sur grand écran, la série a un charme supplémentaire, l’humour grinçant résonne davantage.
Il est temps de goûter au champagne, les convives sont attendus à la sortie du théâtre et sont emmenés par des hôtesses dans le coin Victoria du casino. Embarrassé par cette effusion de mondanités et de plateaux volants réservés au milieu pour accompagner leurs discussions impénétrables, épié par ces groupuscules de mamies collées aux vitres du casino en espérant distinguer dans la foule Mireille Darc, je décide de rentrer pour débuter la rédaction de ce rapport particulièrement croustillant.
Samedi 18 # Une journée placée sous le signe de la Reine
Après un déjeuner copieux à l’Hôtel Notre-Dame, endroit convivial au charme désuet d’un Independance Inn de Stars Hollow, on se prépare psychologiquement à la journée la plus longue de ce festival et à cette matinée au programme si riche et enthousiasmant.
10 heures, palais des Congrès, the place to be : panorama privé (et bilingue) de la fiction britannique avec les créateurs de séries anglaises : Matthew Graham (Life on Mars, Ashes to Ashes, Bonekickers), Ben Richards (Party Animals, Spooks, No Angels, The Fixer), SJ Clarkson et Lowri Glain (Mistresses), John Morton (Broken News, People Like Us, Absolute Power), Paul Schlesinger (head of radio comedy, BBC), Nicolas Brown (directeur des drames BBC).
Une critique y sera consacrée cette semaine. Promis, je ne parlerai pas du journaliste Télérama qui a eu recours au casque de traduction, je ne lynche jamais.
11h30, les plus passionnés poursuivent avec la rencontre de Matthew Graham (les autres iront voir l’avant première mondiale de Survivor), je maudis mon non-don d’ubiquité et donne priorité à cette rencontre qui est bien plus unique. Matthew Graham répond à nos questions et dévoile son parcours. Les ¾ des accrédités sont partis, il ne reste plus qu’une quinzaine de personnes, pour mon plus grand plaisir. Cela permit une ambiance intimiste et un rapport privilégié avec Matthew Graham. On y reviendra là encore cette semaine.

Matthew Graham accosté par Gregory Baquet (Une Femme d’Honneur) ou le choc des cultures.
Suite à la pause-déjeuner, installation à une table du Palais pour continuer la rédaction, il y a déjà beaucoup de choses à rédiger, tant pis pour le débat SACD ou la projo Life on Mars, à présent, je sais tout de la vie de Matthew, même mieux que sa propre mère et Gene Hunt peut attendre, ce qui n’est pas le cas de la review.
Retour en fanfare à 16h, après un dilemme moral et intérieur particulièrement vorace, je choisis « Comment se partager le gâteau ? » au détriment de « Politique et Fiction » qui me semblait plus tourné vers l’étude générale des politic biopic sans réelle démarche ou de « Chercheurs d’histoires, ateliers Michel Lafon », au contenu spécialisé moins journalistique.
Avant le débat financier, les auteurs des Lascars jouent les prolongations une bonne quinzaine de minutes, ce qui met à mal tout un programme particulièrement serré et compromet mes chances de concilier Tonie Marshall et la projo de Skins.

Comment se partager le gâteau ? Un débat simple qui a viré au conflit interne entre auteurs en désaccord sur les épineux droits de diffusion. On y reviendra cette semaine.
J’enchaîne comme prévu avec Tonie Marshall et sa nouvelle saison de Venus & Apollon qui semble bien plus polar et torturé que la saison inaugurale, l’ambiance est bonne, je me laisse aller dans la prise de notes, n’est pas l’impressionnant staff anglais, qui veut. J’y reviendrai cependant.
En milieu de dialogue entre les invités et l’équipe de Tonie, je m’éclipse (pas) discrètement et rejoins la salle de projection, Skins commençait à la même heure que Vénus & Apollon. Dans l’obscurité, je m’assois où je peux, sans le savoir, à côté de Larissa Wilson et de Joseph Dempsie, Chris et Jal de Skins, un grand moment.
Le soir, rendez-vous au théâtre du Casino pour la soirée France et assister aux présentations par les directeurs de fictions des chaînes françaises de leur politique de diffusion et de leurs programmes pour l’année à venir, pour découvrir Pitch Story aussi, une comédie courte durée diffusée sur TPS Star avec créateurs et acteurs de la shortcom.
Puis, à 23h, vint l’évènement du week-end. Soyez patient.
Mon week-end à moi #
Le week-end Scénaristes en Séries était quasi-idéal, professionnellement épanouissant, culturellement jubilatoire, techniquement impeccable sans aucun disfonctionnement de l’équipe, des screenings, des débats, les rencontres étaient riches, les invités de renom, les scénaristes et journalistes la plupart du temps passionnés et passionnants (Lowri Glain de Mistresses, coup de cœur du week-end.)
Formellement, le festival était aussi impressionnant.
Tu es un peu le maître du monde pour deux jours : on te gâte, t’appelle Monsieur en exécutant la révérence, avec ton laisser passer autour du cou et la valisette Scénaristes en séries à la main, tu provoques l’envie des gens dans la rue, l’étonnement, l’intrigue. Grâce à cette allure déterminée, tu conquiers toute une ville, les taxis sont gratuits, les restaurants aux petits soins et les femmes de chambre de ton hôtel sont carrément fascinées par ton statut de journaliste privilégié en contact avec le gratin, et te regarde comme un mi-Dieu, mi-artiste, en te suppliant de leur récupérer une valise et des souvenirs éternels.

Autre point positif de ce week-end, outre les aspects de fond maîtrisés par les Scénaristes en séries, c’est l’accessibilité des intervenants et des guests du week end : tu pouvais aller faire causette avec Matthew Graham ou John Morton (Life on Mars/Ashes to Ashes et People Like Us) en toute aisance. Pas de clan déterminé opposant l’équipe des scénaristes, des chargés de production et des people à la presse et ses soldats-journalistes. Ainsi, Isabelle Mergault m’a foufoyé dès mon arrivée et s’est mise devant moi à la soirée UK. Agathe de la Boulaye s’est assise près de moi et s’est même excusée de son passage. Christian Rauth (Les Monos) a été mon voisin de droite au débat sur le financement des auteurs du Samedi, et si je n’étais pas incapable d’identifier un scénariste français et un directeur de fiction chez Canal + autrement que par son laisser-passer, je suis sûr que la liste serait encore plus exhaustive.
Il était donc plaisant de croiser et de rencontrer de la personnalité qui n’arrive pas dans la salle grâce à un tour de magie de Woody Allen et qui ne file pas en fin de projo par un couloir secret conçu par Benjamin Gates.
Mon week-end à moi fut placé sous le signe platine de Tonie Marshall, qui a été ma voisine de gauche et camarade de débat par trois fois, notamment le samedi matin lors de la table ronde britannique, entouré à ma droite, d’un journaliste anglais et d’un journaliste Télérama, autant dire que pour prendre des notes en anglais, c’était très décontracté. J’en avais des palpitations au pouce droit.
Elle a également été ma voisine de siège rouge criard, lors de la soirée privée du Samedi soir, où elle a enfin réalisé qu’elle s’était déjà assise à mes côtés pendant que moi je réalisais que j’allais passer la soirée en compagnie de Tonie Marshall ou à défaut, de son manteau et autre sac à main en cuir noir brillant. Toutes ces heures passées à côté ont été utiles, elle s’est amusée du hasard de la situation et on a pu embrayer gentiment la conversation avant la présentation des fictions par les représentants des chaînes. Du coup, devant l’osmose, j’étais quasi-sûr qu’elle m’adopterait.
J’ironise mais c’était agréable de côtoyer ces gens, je peux également citer, un réalisateur-scénariste, Pierre Yves Mora avec qui j’ai une passionnante conversation.

Je peux aussi citer en guise de « and the last but definitely not the least », mon expérience initialement frustrante avec Joseph Dempsie et Larissa Wilson (Chris et Jal de Skins) durant la projection Skins. Parce que bonne étoile pour cause, j’étais le privilégié, l’honoré, celui assis à leurs côtés durant la projection.
J’ai pu ainsi entendre la moindre de leurs remarques et constater que ce sont deux acteurs très simples, se moquant du jeu de leurs autres partenaires (pauvre Michelle, Sketch également) ou riant de certaines scènes particulièrement relevées, comme l’ado lambda présent dans la salle.
Normal donc pour moi, que de ne pas avoir suivi l’épisode assidûment, élaborant férocement les quelques questions que je pourrais leur glisser à l’oreille l’air de rien au générique final. Mon plan de maître prévu, c’était sans compter les douzaines de groupies sans dignité qui ont envahi mon espace vital et qui les ont totalement accaparé ruinant ma seule chance d’interview brève.
Je me suis contenté d’une photo prise rapidement, si rapidement que le non-flash de mon appareil a pu éblouir de mille feux les visages de ces deux acteurs talentueux, voyez-vous-même.

Autant dire que la frustration était poussée à un rare extrême, le week-end allait donc se finir sur une touche de rage et de déception ? C’était sous-estimer une fois de plus ma bonne étoile.
THE event du week-end # Particulièrement démentiel
Samedi soir, 23h, la soirée France achevée, direction l’Hôtel pour wifi-ser un peu avant l’évènement mondain final. En me dirigeant vers l’hôtel, qui vois-je ?
Larissa Wilson aka Jal à une table de bar, accoudée et somnolant légèrement.
Cette histoire de photo inutilisable me revenant comme un flashback puissant de Lost assénant mon esprit, je décide de l’accoster et lui demande une pose brève, je savais de source sûre que cette photo plairait au grand schtroumph de Series Addict.
Comme Larissa Wilson est la bonté incarnée, une bonté particulièrement alcoolisée aussi, elle me propose d’attendre son camarade de jeu, Joseph Dempsie car elle paraissait gênée de prendre la pose seule, elle m’a fait beaucoup rire à ce propos.
Larissa et moi alors discutons, sur son état d’ébriété manifeste, d’abord et simplement, l’actrice étant carrément naturelle et ne s’embête pas avec les mondanités. Joseph Dempsie revient et grande surprise, Larissa m’offre un verre et me demande si je n’étais pas attendu pour dîner. Pincez-moi. Le pouvoir du laisser-passer aux airs de VIP ajouté à mon âge proche du sien, y’a que ça de vrai pour inspirer confiance, ni groupie hystérique ni vieux journaliste relou.
Nous voilà attablés, autour d’un verre, tous les trois, parlant le « seriously ? » language, et le « drunk » communication, Joe (nickname pour les proches : moi) étant aussi très joyeux, mais moins que Larissa.
Confus et intimidé, j’aborde à contre cœur le sujet Skins pensant qu’à cette heure, ça ne devait pas être leur topic de prédilection. Joyeusement, ils me disent deux trois choses, de l’esprit enfantin de la première saison de Skins et de l’entente (almost) générale (ne disent rien de plus mais se regardent de manière complice).
Ils me parlent de leur relation à eux, leur bonne amitié (Joe learn me french quite a bit mais elle refusa de s’avancer). Joe enchaîne sur la seconde saison plus m’as-tu vu de Skins, jugée plus contraignante, dans laquelle les acteurs ressentaient une pression, une attente de la part de « some guys » en précisant que c’est resté une expérience géniale et qu’ils n’ont que des bons souvenirs (langue de bois Larissa ?).
Je rebondis sur mon ressenti perso (moi qui n’avais pas vu cette seconde saison, l’ai regretté comme jamais) de la série.
On enchaîne sur le screening de l'après-midi. Ils m’informent qu’ils adorent la scène autour de la représentation de théâtre et que Larissa se sentait so hot avec sa perruque.
Larissa est très amusante, je ne me prive pas de lui montrer que je suis sensible à son côté humoristique. Je réponds à propos de l’épisode, leur glisse un « I was sit next to you » et là, comme un secret de famille d’un siècle enfin libéré : exclamations, joie, surprise générale, Larissa s’en souvient, maintenant, et m'attrape le bras. How sweet is that ?
On parle du week-end aussi, de leur arrivée vendredi dans la journée et leur départ, le dimanche, comme moi, de leur ennui du jour et du sentiment d’avoir été là pour pas grand chose. Aw, poor things. Ils n’ont pas eu beaucoup de choses de prévu et ont donc bu, un peu, saleté d’anglais.
Ensuite, je leur parle de mon week-end, de mon rôle, de ce que j’ai vu et qui j’ai rencontré (ils semblent connaître Ben Richards et l’appellent Ben), commençant à me sentir à l’aise en leur compagnie.
Je leur demande ce qu’ils ont pensé de la soirée privée UK de la veille en précisant qu’Ashes to Ashes et Party Animals avaient été très bien reçu de mon côté. A cet égard, l’accent anglais ajouté à la bouillie dûe par l’alcool, je n’ai pas saisi tous les détails de leur réponse mais il semble qu’ils ont beaucoup aimé et qu’ils avaient vraiment hâte de voir Party Animals.
On continue la discussion, Joseph parle beaucoup, c'est l'anglais le plus souriant et disponible que je n'ai jamais rencontré. Je vais vouer un amour débonnaire à Chris à présent.
Le temps passe, je repense ensuite à la photo à faire, vu que ce sont mes nouveaux meilleurs amis, je n’hésite pas. Ils se lèvent avec la plus grande des gentillesses, je me plains de l’état misérable de cet appareil et ils rient à ma plaisanterie (je suis le plus fier du monde), je leur montre la photo sans flash de l’après-midi, ils rient encore et trouvent que mon appareil est cool, (je suis le plus fier du monde, bis).
Trop gêné pour me rasseoir, je balbutie maladroitement. Comme ils devaient rentrer à l’Hôtel, je les remercie alors chaleureusement pour ce supra-awesome sympathique moment et m’oblige à prendre congé.
C’était un sacré bon moment (40 minutes, le temps d’un épisode, un signe), rare et privilégié avec deux ado vraiment simples et humains, sympathiques et très amusants, ce sera LE souvenir de ce week-end.

J’ai été au pub avec les acteurs de Skins ! Le summum de l’hypitude.
Dimanche 19 # Mélancolie et joie impromptue
Après une nuit mouvementée, reveil maussade, le signe de la fin d’un week-end festivalier passionnant. Dernier petit-déjeuner à l’hôtel où l’on profite du wifi pour avancer sa rédaction, SeriesLive et Spin-Off semblent faire la même chose, qui de nous trois fera le meilleur dossier, qui sera out, Heidi ?
De retour dans la chambre, on prépare ses affaires, on salue le personnel de l’hôtel si sympathique et on se dirige vers la gare car le week-end est bel et bien terminé. Sur le chemin, j’ai eu l’espoir incongru de croiser Larissa et Joe et de partir à Manchester avec eux vivre notre vie de BFF. Un peu dépité ou en plein fantasme sériel, je manque de peu la rue habituellement empruntée et me dirige vers une ruelle, là encore inconnue.
A quelques mètres de moi plus bas,, je distingue Matthew Graham (le créateur et réalisateur le plus impressionnant du festival) et sa femme marchant comme des touristes lambda cherchant le restaurant idéal. Ma bonne étoile aura été là jusqu’au bout.
Au culot, j’y vais en courottant, lançant un retentissant Excuse Me ! histoire d’attirer l’attention. Ce qui n’a pas manqué. J’improvise en anglais, «hi, i’m sorry to bother you, i’m a huge fan of Life on Mars and i’m… », l’improvisation n’est pas toujours évidente, ni vraiment très inspirée, surtout que huge fan, c’est quand même archi-faux.
Et comme Matthew Graham est un anglais bon vivant, souriant et particulièrement adorable, j’ai pu échanger quelques minutes avec lui sur le festival et sur Ashes to Ashes. J’ai pu le prendre en photo sous le soleil d’Aix-les-bains, un dimanche midi, en casual, sans sa femme qui a décliné l’invitation par timidité.
Pour finir, il me demande si j’ai enjoy le festival et me dit que lui a adoré participer. Il me tend alors la main pour me saluer, …comme pour nous dire aussi, à moi et ma mélancolie, que ce week-end ne pouvait pas s’achever sur une plus belle rencontre.

Matthew Graham, avant la prise de main (bientôt) plus célèbre et racontée que celle de Montoire.
Notes à venir : la Semaine en vrac et en séries de la semaine passée et plusieurs articles sur les débats, conférences et screenings de ce week-end sériel.
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