Seriesaddict : Les webséries

Les webséries, un véritable espace de renouvellement ?

Désormais, elles ont leurs propres festivals, des cohortes de fans, et trouvent même parfois leur place à la télévision. Les webséries se sont hissées au rang de véritable phénomène ces dernières années, en France comme aux Etats-Unis. Les prémices de cette forme de fiction sont à chercher à la fin des années 1990. Il s'agit alors de séries amateurs diffusées sur Internet mais aussi dans des conventions, ou sous forme de nuits du film amateur sur des chaînes comme Game One ou No Life. Au cours des années 2000, le nombre de webséries a explosé, et les amateurs se sont parfois professionnalisés. Difficile de percer sur la toile parmi les milliers de projets lancés comme une bouteille à la mer. Il y a ceux qui parviennent à sortir du lot par eux-mêmes notamment grâce au bouche à oreille, ceux qui reçoivent un petit coup de pouce au départ, et puis ceux qui restent dans l'ombre. Un élément primordial réunit cependant tous ces projets, la recherche d'une liberté de création plus importante.


Dans les méandres du Web, plusieurs caractéristiques communes semblent rapprocher la plupart des webséries. Une grande majorité d'entre elles ont choisi de privilégier le format court, pouvant aller de moins d'une minute à une dizaine de minutes. Les tentations de cliquer ailleurs durant la vidéo sont trop nombreuses pour se risquer à proposer un programme long. À la télévision, la manie du zapping va de pair avec la multiplication de l'offre. Sur Internet, cette «menace» devient bien plus grande, étant donné que des liens vers d'autres vidéos occupent des zones stratégiques de l'écran. Pour correspondre à ce format court, les webséries reposent souvent sur une situation qui se développe en très peu de scènes. Prenons les premiers épisodes du Visiteur du futur. À chaque fois, le visiteur se retrouve face à un ou plusieurs individus, qu'il essaie de prévenir quant aux conséquences de leurs actions.



Toujours dans une logique de concision mais aussi d'économies sur le budget du projet, les webséries favorisent l'unité de lieu avec caméra fixe. Ce choix représente moins de dépenses dans les décors mais également dans les mouvements de caméra. Ainsi, le premier comme le deuxième épisode de la saison 1 de Hello Geekette se déroulent dans le salon, plus précisément sur le canapé. Difficile d'ailleurs de ne pas faire de parallèle avec le modèle télévisuel très à la mode du mini-format (Scènes de ménage, Caméra Café, Kaamelott…). Le principe reste le même : une scène, un lieu, une caméra. Le soin apporté à l'écriture des dialogues et à la force des répliques s'avère alors d'autant plus important, même si les webséries n'excluent pas complètement le recours aux gags purement visuels.


Comme pour les séries classiques, la distinction entre feuilletonnant ou non existe pour les webséries. Toutes développent un univers qui doit devenir familier et créer chez les internautes une envie de revenir voir des épisodes. Dans la catégorie feuilletonnante, le scénario des Opérateurs met en place un fil conducteur autour des mystères à résoudre par les employés dans cette entreprise kafkaïenne. De même, dans Web Therapy, les consultations de Fiona Wallice avec différents clients instaurent un retour de certaines histoires, d'un épisode à l'autre, pour avancer dans la thérapie ainsi que dans la découverte de la vie de Fiona. Des éléments structurels rapprochent les multiples formes de webséries, il faut cependant distinguer les myriades de projets amateurs, dont la plupart restent dans l'ombre, des webséries qui trouvent un soutien ou s'appuient dès le départ sur des succès préexistants (acteur, chaîne, prequel, sequel…).



Les Opérateurs - 1x01 - Le premier jour par Studio-4-0

Un univers à deux vitesses pour les webséries

À une échelle plus sévère que dans le monde des séries TV, les webséries ne sont plus toutes logées à la même enseigne. En sortant de la sphère uniquement «geek», les webséries ont à la fois bénéficié d'une reconnaissance progressivement plus importante en tant que phénomène, mais se sont aussi exposées à des différences de traitement. En France, on entend parfois parler de webséries américaines ou d'autres nationalités, mais la plupart du temps le bouche à oreille fonctionne plutôt pour des webséries françaises. Le Visiteur du futur, Noob, Hello Geekette, Les Opérateurs, Flander's Compagny, J'ai jamais su dire non, sont autant de webséries qui comptent à présent plus d'un million de vues sur Internet. Ces succès ont encouragé l'apparition de plusieurs festivals pour webséries ou du moins de catégories dédiées. Parmi ces manifestations, qui permettent de faire connaître les projets, citons entre autres le Festival de La Rochelle Webprogram Festival, le Marseille Web Fest, une catégorie au festival de Luchon ou au Montpellier In Game. Depuis, avec son équipe, il est parvenu à monter un véritable incubateur de webséries à succès. Autre signe des temps, le CNC (Centre national du cinéma et de l'image animée) a également mis en place des aides annuelles pour soutenir des projets de webséries comme La Planque. En 2008, François Descraques a créé son blog Frenchnerd pour mettre en ligne ses projets vidéo. L'année suivante, la notoriété de son blog décolle lorsqu'il lance sa websérie Le Visiteur du futur.



Parties de pas grand-chose, les webséries ont réussi à rassembler une audience fidèle et croissante via leur site ou des plateformes de vidéo comme Dailymotion ou YouTube. D'autres projets se lancent avec ce qu'on pourrait appeler des «filets de sécurité», en s'appuyant sur des acteurs déjà connus, ou sur une idée de parodie d'une émission, une série ou un personnage préexistants. Parmi les parodies, Vraiment vrai rebondit sur le concept de l'émission Tellement vrai, Man VS Dead sur Man VS Wild, Inspector Spacetime sur Doctor Who, School of Thrones sur Game of Thrones, et Harry Potter and the ten years later raconte l'histoire du sorcier 10 ans après la fin des livres. De son côté, le créateur de séries chevronné Joss Whedon (Buffy et Angel) s'est entouré de certains de ses acteurs fétiches pour se lancer dans une mini-websérie, Dr Horrible's Sing Along Blog. Il s'agit d'une parodie de super héros, mais aussi de comédies musicales. Webtherapy a été créée sur une idée de l'actrice Lisa Kudrow (Friends), et lancée en 2009 avec la mise en ligne de plusieurs webisodes.


A force de succès couplé à un phénomène de mode grandissant, les webséries ont rapidement attiré la curiosité et l'envie des chaînes de télévision traditionnelles. Webtherapy en constitue un parfait exemple. Dès 2010, la chaîne Showtime a racheté les droits pour transposer les webisodes sous un format télévisuel d'épisodes de 25 à 30 minutes. Trois saisons ont déjà été produites. Sanctuary, tournée en quasi-totalité sur fond vert (pour incruster facilement des images de synthèse), a connu à peu près le même destin. Après avoir été lancée sur Internet, la série canadienne a été acquise par SyFy Universal. Ainsi, cet univers de science-fiction a pu se développer sur quatre saisons, avant d'être annulé en 2012 en raison d'une baisse d'audience. Chez nous, la chaîne France 4 a senti le bon filon se présenter et a développé la plateforme Studio 4.0 pour encourager les projets indépendants, et s'est même lancée dans des productions de webséries maison. Que ce soit de l'animé ou de la prise de vue réelle, Studio 4.0 héberge des webséries comme Le Mec de 1996, Le visiteur du futur, Les Opérateurs, Les indégivrables, ou encore Les supercheries littéraires. Malgré ces destins divergents, il reste que les webséries représentent avant tout un espace créatif bien plus important et souple que celui de la télévision.


Internet comme un espace de diversité

Les chaînes traditionnelles de télévision rebondissent aussi sur le phénomène des webséries en les utilisant comme un moyen d'enrichir l'expérience d'une série télévisée. Les chaînes proposent des à-côtés sur Internet comme des bonus, au premier rang desquels les webisodes. Ainsi, Studio 4.0 met à disposition des fans de la série Fais pas ci, fais pas ça, des suppléments inédits sous le titre de Fais pas ci, fais pas ça – Quand les parents sont pas là, tandis que TF1 offre aux téléspectateurs Clem en coloc. Au-delà d'un simple site consacré à une série, avec ses fiches personnages et ses résumés d'épisodes, l'équipe créatrice lance diverses expériences, à l'image du site viral de la compagnie aérienne Oceanic Airlines, inventée pour Lost.


Comment entretenir la relation avec le spectateur, maintenir son intérêt, lui en donner toujours plus ? Pour le faire patienter jusqu'au prochain épisode, les chaînes diffusant les séries Revolution, Skins, ou Lost, ont choisi de poster régulièrement des webisodes donnant un aperçu de leurs personnages favoris dans des situations inédites. Lost : Missing Pieces se compose de 13 webisodes qui s'insèrent dans la narration existante de Lost tout en apportant des révélations. Autour de la série Skins, E4 propose Unseen Skins series I, The Lost Weeks, ou les Video Diaries qui mettent en scène des confessions des personnages s'adressant à une webcam. Avec une très longue coupure de mi-saison, l'équipe de Revolution a fait un pari risqué en comptant sur des webisodes pour éviter le découragement des spectateurs. C'est aussi une façon de réaliser l'envie des sérivores d'apprendre des détails supplémentaires au-delà des épisodes officiels.



Cette souplesse narrative utilisée par les poids lourds télévisuels comme une nouvelle piste marketing, n'est pas le seul aspect de la liberté créative des webséries. Elles représentent aussi une possibilité pour tous de monter un projet original à moindres frais. Les coûts pouvant être réduits à l'extrême, notamment pour le tournage et le moyen de diffusion, des amateurs mais aussi de jeunes scénaristes peuvent tenter leur chance. Une seule caméra, un seul décor, deux ou trois acteurs, et la mise en ligne de l'épisode gratuitement sur YouTube ou Dailymotion. Il est vrai que la myriade de projets qui paraissent chaque mois rend difficile la découverte des nouveautés prometteuses du moment. Il faut réussir à créer le fameux «buzz», infiltrer les forums de discussion, optimiser l'utilisation des réseaux sociaux, et pourquoi pas tenter de se présenter pour la sélection d'un festival. L'avantage pour ces amateurs ou ces scénaristes qui gagnent à être connus, c'est l'absence de pression d'audience, ou celle de devoir plaire à des publicitaires.


L'espace de la toile s'avère assez peu réglementé en matière de contenu, faute de moyens et de par l'internationalité du Web. Pas de censure horaire pour diffuser tel programme violent, pas de bip à la place d'un juron, pas d'aspect bien-pensant obligatoire. Le peu de règles s'appliquant sur Internet permet une plus grande liberté d'expression, de l'audace dans le scénario, et de l'originalité. Une websérie peut se montrer moins conventionnelle, sans forcément chercher un consensus visant le public le plus large. Quant à la consommation et à l'audience que génère un webisode, la profondeur d'Internet (le fait qu'on puisse retrouver une vidéo des années après sa mise en ligne) décuple les possibilités d'accumulation de «vues». La vidéo peut même se payer le luxe de démarrer dans un quasi anonymat puis surfer sur le bouche à oreille et se propulser une semaine ou un mois plus tard dans le top des recherches Google. La websérie pourrait aussi être perçue comme un tremplin pour des jeunes qu'aujourd'hui on n'a plus besoin de présenter, alias Norman (Norman fait des vidéos), Cyprien ou Hugo tout seul.



Dossier réalisé par Claire Lavarenne

Interview de Jordan Hinson

Alors, comment se passe votre séjour à Paris ?

Très agréable. Ce fut vraiment très sympathique, je n’ai pas vraiment vu la ville jusqu’ici puisque je travaille, mais demain j’aurai une journée toute entière pour visiter, ce qui est loin d’être assez !



#1 Bon, il faut que je vous demande, et qu’on en soit débarrassé, avez-vous des spoilers à nous dévoiler quant à la prochaine saison d’Eureka ?

J’aimerai bien ! J’aimerai bien en savoir plus moi-même, parce qu’ils ne nous en disent presque rien. Je suis sûre que Colin [Ferguson] en sait beaucoup plus, sachant qu’il est également producteur de la série. Mais en ce qui nous concerne nous, les acteurs, tout ce qu’on apprend, c’est surtout au moment de tourner ou quand les scripts sont finis, donc… Je sais qu’il va y avoir beaucoup de changements, mais bon c’est Eureka, donc évidemment ça change toujours beaucoup. Je sais que je reviens [dans cette saison] mais je ne sais pas quand, ni ce que je vais y faire, mais je suis sûre que ça sera très bien de toute façon !

Donc la 5ème Saison n’a pas encore été tournée ?

Non ils viennent tout juste de commencer, et je vais les rejoindre bientôt dans les deux prochains mois.

Oui, du coup c’est évident, vous n’avez aucune idée de ce qui va arriver !



#2 Et donc, ça fait à peu près 5 ans que vous êtes dans Eureka…

Oui, lorsque le pilote a été tourné j’avais 13 ans, et maintenant j’en ai presque 20.

Justement, comment s'est passée votre adolescence d'actrice sur le plateau de tournage d’une série TV ? Parce que vous y avez certainement passé beaucoup de temps…

Et bien en fait c’est… étonnement, plutôt normal, pour moi. Je pense que j’ai grandi entourée de gens géniaux, notamment Colin qui est un ami vraiment très proche, et je pense qu’en fait c’était un environnement plutôt sain d’être parmi ces adultes vraiment adorables quand on est si jeune. On apprend à mieux travailler, on apprend tellement qu’on grandit très rapidement.

Oui, et vous grandissez du coup de manière très différente que les autres de votre âge.

Exactement, je ne suis pas allée au lycée comme tout le monde. Je faisais mes cours par correspondance et j’ai eu mon bac à 15 ans, ce qui est plutôt jeune. Mais au final tout ça pour moi c’est assez normal, je ne me serais pas vue aller dans un lycée normal, aller au bal de fin d’année, etc.



#3 Après le bac, avez-vous tenu à continuer vos études ou vous êtes-vous concentrée sur votre carrière d’actrice ?

Non, je pense qu’être actrice, c’est ce que j’ai décidé de faire, donc … J’imagine bien que les études sont quelque chose d’important pour beaucoup de gens, mais ce n’était pas ce que je tenais à faire. Je pense que j’apprends plus sur un plateau de tournage, à rencontrer de nouveaux acteurs, …

[Interruption de John Noble]
Jordan : Qu’est-ce que tu fais John ? Voudrais-tu être dans mon interview ?
John :Non je pense que je vais plutôt aller me reposer un peu [rires]
[Rires de Jordan]
John, vers le dictaphone : Désolé tout le monde, je ne vais pas rester !
[Rires]
[/Interruption de John Noble]

Donc oui, je pense que je vais m’en tenir à jouer, écrire, et tout ça.



#4 Jusqu'ici, vous avez joué des rôles très différents. Était-ce délibéré, avez-vous choisis spécifiquement ces projets parce qu’ils étaient différents ?

Non, ça s’est simplement passé comme ça. Vous savez, en tant qu’actrice, parfois on prend ce qu’on peut avoir, et parfois on trouve des projets qui nous passionnent vraiment, et on fait avec et c’est très bien comme ça ! La plupart du temps, on travaille parce qu’il le faut, mais j’apprécie beaucoup le fait que jusqu’ici, j’ai eu la chance d’avoir des rôles très différents. Qui voudrait être bloqué à jouer la même chose tout le temps ?

C’est cool d’être dans une série comme Eureka, où je joue une adolescente normale. Et c’est plus ou moins moi, à quelques variations près.



#5 Justement, est-ce que les scénaristes écrivent en s’inspirant de vous, et c’est simplement qu’en écrivant le personnage d’une adolescente…

Je pense que quand on commence à connaître un acteur, on écrit toujours en s’en inspirant…

Oui… Mais à quel point ?

Bah pour moi… Par exemple, sur la première saison, je ne sais pas exactement qui a écrit le script, mais ils m’ont donné une réplique, j’étais censée dire « Hey, wanna take a cuppa joe, and a pastry ! » Et j’étais là genre, j’ai 15 ans, je ne dirai jamais « cuppa joe », je prendrais un latté ou quelque chose comme ça, mais ça, non ! Et à partir de là, je leur disais « ok, un ado ne dirait jamais ça » ou alors, aux costumières, « mais non, je ne porterais pas un truc pareil !». Et donc à force, je pense qu’ils te comprennent mieux, et ce qu’ils écrivent devient alors beaucoup plus naturel, et je me suis mis à avoir des répliques où, en les disant, je réalisais que c’est quelque chose que j’aurais vraiment pu dire dans la réalité.

Maintenant, ils nous connaissent tous très bien, et ils écrivent beaucoup plus à partir de qui nous sommes. Je pense que c’est juste un processus d’apprentissage normal.

Oui, dans les deux sens, de la même manière que vous, apprenez à mieux connaître votre personnage.

Exactement.



#6 Et sinon, qu’est-ce qui vous a amené à être présente ce WE ? Est-ce votre première Convention SF ?

Non, non, non, j’ai déjà été présente au Comic-Con deux fois, l’année dernière… non il y a deux ans, j’étais au Fat-Con en Allemagne, et je suis allée deux fois à la London-Expo. Et une autre à Orlando je crois. Je m’y perds presque, j’en fais pas mal depuis environ deux ans donc … [rires] Mais celle-ci s’avère très intéressante, c’est la première fois que j’en fais une aussi… intime, plus petite. Celles que j’ai fait jusque là étaient gigantesques, elles n’étaient pas spécifiquement sur les séries TV mais aussi sur les dessins-animés, et puis aussi… quand ils s’habillent… Voilà, du Cosplay, etc. Et la dernière que j’ai faite, à Londres, c’était absolument sur tout ça. Et c’est super à voir, d’être extérieur à tout ça, parce que je connais pas vraiment tous ces trucs de SF, etc .

Mais je trouve qu’ici c’est vraiment géniale comme occasion de rencontrer ses fans, de les connaître un peu plus, et de pouvoir vraiment dialoguer avec eux, et non pas comme dans les autres où tout va trop vite, où il y a tellement de monde ! Donc c’est vraiment cool ici.



#7 A quel point appréciez-vous d’être célèbre ? Votre relation avec vos fans, ou quand vous êtes dans la rue, dans votre vie courante…

Je ne vois pas vraiment les choses sous cet angle. Je trouve que la SF est une niche si intéressante…

Mais vous n’êtes pas connu que par la SF, et vous serez bientôt au cinéma dans le prochain «Harold et Kumar»… ?

Oui mais surtout par la SF quand même. Mais, oui, ce qui est intéressant c’est que suite à mon premier film pour Disney Channel, Go Figure !, quand j’allais dans des centres commerciaux, ou autres, j’étais submergée d’enfants, et je leur demandais, mais,… pourquoi voulez-vous me connaître, moi, je suis une si mauvaise influence ! [Rires] Mais c’était intéressant.

Et juste après ça, Eureka a commencé à être connue, et je suis passée de cette population d’enfants à cette population de fans de SF et c’était si… si différent ! Maintenant, plus grand monde ne me reconnaît de Disney Channel, puisque ces enfants-là ont grandi, que j’ai moi-même grandi et changé. Et en ce qui concerne les fans d’Eureka, ils sont vraiment adorables, et passionnés par la série. C’est comme discuter avec des potes du genre « oh ! Qu’est-ce qu’il va se passer dans la saison 5 ? », c’est naturel, et j’aime bien ça. Et je ne pense pas être reconnue pour autre chose, sachant que ça fait quand même 5-6 ans qu’Eureka existe…

Et quand les gens vous reconnaissent à jouer dans autre chose, ils pensent « ah mais oui, c’est cette fille dans Eureka ! »

[rires] Oui, exactement ! Mais Harold et Kumar n’est pas encore sorti, donc, ça pourrait vraiment changer les choses…



#8 Oui, d’ailleurs, dites-nous en un peu plus sur ce personnage !

C’était un rôle vraiment amusant ! Donc en fait, on est deux ans plus tard, Harold et Kumar se sont un peu éloignés l’un de l’autre, et je joue l’une de leurs nouvelles amies, et ils ont tous les deux des intentions très différentes vis-à-vis d’elle… L’un d’entre eux compte la dépuceler, et ils sont tous les deux chez moi parce qu’ils ont besoin d’y prendre quelque chose et…mon père débarque, il est très dangereux et le reste du film consiste pour eux à fuir et à cumuler les mésaventures. Mon personnage est vraiment marrant à jouer, dingue, bizarre et c’était certainement un des trucs les plus intéressants que j’ai jamais joué. C’était vraiment sympa d’être sur ce tournage. J’ai grandi en regardant « Harold et Kumar », j’ai adoré ces films, et ces gars sont tellement drôles, et de travailler avec des gens que tu admires et de voir qu’ils sont supers, normaux, drôles, juste… complètement gentils.



#9 Est-ce que ça vous inquiète de devenir trop célèbre ? Comme par exemple, Charlie Sheen, et de devenir dingue ?

Non, non, je ne pense pas que je deviendrais trop célèbre. Je ne me sens pas spécialement préoccupée par ça. Je recherche surtout des projets intéressants pour moi, des rôles différents, et quoiqu’il arrive ça sera super, et si je deviens plus connue, je continuerai de chercher à travailler sur des projets qui me passionnent.

Donc vous n’allez pas diriger votre carrière afin d’être dans de gros films…

Non, ça sera surtout à propos des personnages, et si je serai fière de ce film ou pas. Je n’ai pas envie d’être dans un film gigantesque alors qu’il est nul. Je pense que c’est une des fausses idées les plus répandues, que de s’imaginer qu’un acteur veut absolument jouer dans un blockbuster, parce que quand tu le regardes et que tu te rends compte que c’est mauvais, tu sais que ça va te suivre toute ta vie. De regarder dans le passé, et être fière de tout mes films, c’est bien plus important pour moi.

Oui, c’est ce qu’Entourage nous a appris !

Exactement !


Interview réalisée par JB

Interview de John Noble

#1 Comment abordez-vous ce double rôle que vous avez depuis la fin de la saison 2 ? Est-ce quelque chose de difficile pour un acteur de jouer le même personnage mais avec chacun une personnalité différente, ou alors est-ce un défi que tout acteur rêve d’affronter ? Et ne devient-on pas trop schizophrène à la fin (je pense aussi à Anna Torv qui doit en plus interpréter William Bell maintenant !) ?

(Rires) Non non la schizophrénie ne nous gagne pas ! Pour ce qui est d'interpréter plusieurs rôles, c'est très technique, mais c'est surtout un challenge très stimulant et rafraîchissant. Dans une série, on peut vite se lasser d'interpréter le même personnage à longueur d'année, nous sommes donc très chanceux que ceci nous ait été proposé. Vous savez je joue Walter, Walternate, les mêmes personnages plus jeunes dans les années 70, et ATTENTION SPOILER je vais même jouer un autre personnage, c'est un challenge constant qui rend la vie intéressante.

Et Anna ressent exactement la même chose.



#2 Depuis quelques épisodes, Walter est en manque de confiance (chose qu’il partage d’ailleurs parfois avec son alter ego) : il est angoissé et complexé de ne pas être à la hauteur et de ne pas pouvoir réparer ses erreurs. Maintenant que William Bell est, pour le moment, définitivement parti, va-t-il regagner confiance ou la pression va-t-elle continuer à peser sur lui, pouvant potentiellement lui faire commettre des erreurs ?

Le voyage de Walter Bishop est un voyage vers la rédemption. Il se rendra compte à un moment ou un autre que la personne qu'il est n'est pas parfaite, elle est juste suffisante. Il peut vivre malgré ce qu'il a perdu. C'est un voyage très important dans la vie d'un homme, nous tous, nous souhaiterions avoir quelque chose en plus, nous nous disons tous « Ah si seulement j'avais quelque chose de plus, je serai meilleur », c'est ce que nous nous disons tous les jours de notre vie.

Walter commence enfin à se rendre compte que ceci (il montre sa tête) est mon esprit et il est brillant, et je peux l'utiliser pour faire ce dont j'ai envie, ce dont j'ai besoin. Il peut le faire comme nous pouvons tous le faire, nous sommes « suffisant » alors que nous pensons le contraire. Nous souffrons tous de nos erreurs, jusqu'à ce que nous acceptions ce que nous avons fait, et que nous acceptons d'être pardonné, pour regarder vers l'avenir et non plus vers le passé. Walter doit accepter ce qu'il a fait, se pardonner, ne pas le justifier mais l'accepter. C'est une intrigue très littéraire reprise par la suite par la télévision et c'est un merveilleux voyage vers la rédemption pour un homme, un voyage épique !


#3 Walter tente de réparer ses erreurs notamment dans sa relation avec son fils, Peter. Vous avez dit hier sur la scène que Fringe est certes une série de science fiction, mais plus que ça c'est une série basée sur les personnages. A ce propos, je trouve extrêmement prégnante et émouvante cette alchimie qui s'est construite, entre Walter et Peter mais aussi entre vous-même et Joshua Jackson. Dans la première saison et jusqu’au milieu de la saison 2 cette relation père/fils était inversée : Peter devait s’occuper de Walter. Depuis la fin de la saison 2, Walter (peut-être poussé par la confrontation avec Walternate), a repris son rôle de père, et tente de protéger Peter.

Parlez-nous de la relation que vous entretenez avec lui.


Lorsque nous en parlons, Joshua dit qu'ils ont appris à s'aimer à nouveau, à la fin de la première saison. A la fin de la saison 2, le secret de l'identité de Peter est révélé, ce qui crée une terrible perte de confiance de Peter envers son père. La prochaine étape pour eux est de construire une relation plus mature comme un fils qui accepte que son père ait des défauts. C'est très important, lorsque nous sommes enfants nous n'acceptons pas que notre père ne puisse pas être parfait et puis vous l'acceptez « oui mon père a des défauts, mais il n'en reste pas moins merveilleux, et surtout il m'aime ». Je trouve que c'est une très bonne approche de la relation qui unit ces deux personnages.



#4 De même, vous partagez souvent des scènes avec Jasika Nicole, et l’alchimie entre vous deux est vraiment belle, le personnage d’Astrid semblant trouver presque un père en Walter. Je me souviens particulièrement de l’épisode où elle vous perd dans Chinatown.

Parlez nous aussi de aussi de cette relation entre vous.


Ah oui c'est un très bel épisode que j'aime beaucoup. C'était la première fois qu'Astrid sortait du labo et c'était une très belle scène, lorsqu'elle le perd puis qu'elle réussit à le retrouver et qu'elle se met à pleurer.

Mais avec Jasika nous nous aimons énormément, elle est comme ma propre fille.



#5 Parlez-nous un peu de la fin de saison. Maintenant que nous savons que la série est renouvelée pour une 4e saison, parlerons-nous tout de même des éléments (la machine, le bébé de Folivia, les Observeurs) qui ont été mis en place dans cette saison ou les scénaristes vont-ils en garder sous le coude pour la saison prochaine ?

La saison se termine par un cliffhanger exceptionnel. Nous avons tourné tellement de scènes que nous aurions pu faire un double épisode pour le final, mais ce que j'ai entendu avant de partir pour Paris est que nous n'avons pu en faire qu'un. Cependant, le réalisateur m'a appelé pour me dire que l'épisode était vraiment magnifique, qu'il en était très fier et qu'il était très fier des performances de tous les acteurs.

Vous verrez que nous avons fait dans cet épisode des choses très différentes de ce que nous avons fait par le passé. Nous avons voyagé dans un autre espace-temps. C'est un nouveau chemin dans l'imagination. Dans l'épisode 3x19 nous sommes entrés dans l'esprit d'Olivia, dans le season finale nous irons encore autre part.


Ce fut un travail très intéressant, très exigeant mais très intéressant.



#6 Une très longue carrière vous précède, et vous avez joué au théâtre, au cinéma et maintenant à la télévision de manière récurrente depuis trois ans : pouvez-vous nous expliquer comment appréhende-t-on les rôles et les personnages dans ces différents « média » ?

En ce qui me concerne, avoir fait du théâtre m'a aidé pour aborder ce rôle dans la série. En effet au théâtre, les acteurs ont plus de temps pour développer leur personnage, et je pense que grâce à cela ils deviennent plus doués. Au théâtre, vous utilisez tout ce qu'il est possible d'utiliser : le mime, la danse, le chant, tout ce qui est nécessaire et évidemment votre voix est entraînée à faire beaucoup de choses au théâtre. J'ai pu amener toutes ces expériences à la télévision.

Pour les films, c'est différent, vous interprétez le même personnage pendant une longue période. A la télévision, le temps est compté donc vous devez travailler extrêmement rapidement. Vous lisez le script, vous prenez une décision et vous y allez, c'est très rapide.



#7 Trop rapide peut être ?

(Il coupe) Non non, pas pour moi en tout cas j'aime beaucoup ça, car on marche à l'instinct, on lit, on regarde et l'instinct vient et vous vous dites « Ah je vais le jouer comme ça ». Au théâtre, je mettrai la première idée de côté et je continuerai à chercher. Mais l'instinct immédiat est très souvent pertinent et bon. Il faut marcher à l'instinct !



#8 Le public adore votre personnage car Walter peut être à la fois très impressionnant et charismatique (notamment grâce à votre voix), mais il peut également être très loufoque (notamment dans son rapport avec la drogue – joints, LSD... -), ce qui apporte le côté divertissant à la série : vous réussissez très bien, sans tomber dans l’excès, à équilibrer ces deux aspects du personnage. Comment travaillez-vous pour réussir cela ?

Vous savez, la réponse à cette question est très simple. Je pense sincèrement, que vous, moi, tout le monde est très drôle, vraiment. Si vous regardez les gens, vous vous apercevrez que tout le monde est drôle, tout le monde fait des choses marrantes. Et même lorsqu'on essaie d'être dramatique (il prend une grosse voix d'acteur de théâtre), on est drôle !

En fait, j'observe le monde de manière humoristique, j'observe ce qu'il se passe et j'essaie de transcrire tout ça dans mon travail, le plus objectivement possible.



#9 Enfin une dernière question pour tous vos fans français : êtes-vous content d’être à Paris ? Est-ce la première fois que vous venez ou connaissiez-vous déjà notre magnifique pays ?

Non j'étais déjà venu plusieurs fois auparavant mais là je n'ai fait que des allers-retours entre l'hôtel et le théâtre !!



#10 En tout cas, nous étions ravi de vous avoir ici, pour cette convention ce week-end et je vous assure que, sur SeriesAddict, nous sommes beaucoup à réclamer que vous soyez récompensé, par une nomination ou, encore mieux, un Emmy ou un Golden Globe, pour votre travail. Et j'espère également que la série sera récompensée : pour moi c'est la meilleure série des networks classiques...

(Il coupe) Pour moi c'est même la meilleure série actuelle à la télévision américaine, en terme de mythologie.

Sinon pourquoi la série ne reçoit-elle pas de récompense ? Peut être est-ce du au genre de la science fiction, mais vous savez, personne ne sait exactement car les deux dernières années, de nombreux journaux ont demandé à ce que je sois nommé aux Emmy et cette année je sais que de nombreux sites ou des journaux plaident encore ma cause aux Emmy, mais cette année, je pense vraiment qu'Anna Torv aura un petit quelque chose. Ce fut une magnifique année pour elle, sa meilleure année. Je serai vraiment très content si cela se concrétisait, je l'aime beaucoup, elle a eu un travail très complexe à faire et elle est exceptionnelle, d'autant plus exceptionnelle que personne ne savait qu'elle pouvait faire tout ça ! C'est une grande actrice et maintenant tout le monde se rend compte de son talent.



#11 [JB] Est-ce qu'elle le savait elle même ? Pensait-elle être capable d'incarner ces personnages comme elle le fait ?

Oui, elle sait qu’elle est une grande actrice. Le rôle d'Olivia initialement est terriblement noir et difficile. C'est très dur de l'aborder car il n'y a rien, elle est très neutre, presque vide, sa seule réponse lorsqu'il y a un problème c'est de sortir son arme de son étui et de tirer. C'était l'Olivia de la première saison. C'était très dur pour elle, très facile et très drôle pour moi car je pouvais jouer, au sens premier du terme, avec mon personnage. Mais elle a été vraiment libérée par l'autre monde et maintenant les gens se rendent compte à quel point elle est belle et drôle. Elle est éblouissante et jouer William Bell est un énorme challenge. Elle est venue chez moi pour qu'on le travaille ensemble et elle était presque terrifiée, elle n'arrêtait pas de me demander « Mais comment vais-je y arriver ? ». Et elle y est arrivée. Je suis très fier d'Anna, elle est australienne en plus !! (rires).



#12 En tout cas, vous pouvez être fier de vous, de l'ensemble du casting et de la série toute entière.

Merci beaucoup, je suis effectivement très fier et merci pour votre site, je sais que nous avons de nombreux fans en France, donc merci beaucoup. Et je viens de rencontrer nos doublures pour la version française, c'était très intéressant !



#13 D'ailleurs vous avez fait un peu de doublage dans l'épisode 19 pour toute la partie en cartoon !

Oui c'est vrai ! C'était une expérience très intéressante, et c'est la première fois qu'une série ose ce genre de chose à la télévision. C'était très dangereux de faire ça car le timing était très serré : normalement il faut six mois pour animer les images, et là ils ont eu trois semaines !! C'était fou ! Vendredi après midi, ils étaient encore en train d'ajouter des scènes pour la diffusion du soir !


Interview réalisée par Fabien Lacouture

Interview de Jasika Nicole

Si vous n’en êtes qu’au début de la saison 3, voir moins que ça, cette interview contient beaucoup de spoilers. Vous lisez donc la suite à vos risques et périls.

#1 Est-ce que vous appréciez votre petit séjour à Paris?

Oui. Je suis arrivée il y a une semaine, donc j’ai eu le temps de visiter. Cela ne vaut pas la peine de venir ici, si vous n’avez pas la chance d’en profiter. Vous êtes tellement occupé et ensuite il y a le décalage horaire. Je fais ce genre de chose, uniquement si j’ai la chance de pouvoir voir la ville et en plus, cela vous donne une meilleure approche avec les personnes qui viennent à l’événement.



#2 Je vais vous donner quelque chose à faire pendant l’interview, si vous voulez [lui donnant un bloc, et des crayons]. Parce que j’ai découvert que vous étiez également une dessinatrice. J’ai découvert votre site [JasikaNicole.com], je l’adore.

Merci beaucoup.

Je suis une graphiste donc...

Oh, c’est très bien.

Nous sommes un site internet, qui grandit de plus en plus, puisque nous avons la chance de vous rencontrer. ça s’appelle SeriesAddict, [lui montrant la carte de visite], Je ne sais pas, si vous auriez une idée d’un petit dessin pour les lecteurs du site. [cf. photo de son dessin]



#3 J’ai vu le dernier épisode hier soir.

OH, je ne l’ai pas encore vu.

J’ai quelques questions à propos.

Oh. Comment l’avez-vous regardé ?

Par internet.

Sur internet. Comment faîtes-vous pour le découvrir en France. Je ne sais pas...

Via le site officiel de la chaîne française, TF1vision.

Et vous l’achetez et le regardez. J'ai compris. Parce que nous avons vu tellement de personnes qui en sont uniquement à la fin de la saison 2. Certaines personnes ont vu la suite, d’autres pas.

Je suis pratiquement certaine que le public ici hier [pour le premier panel] a vu jusqu’à la saison 2, parce que la diffusion française...

… s’arrête là.

… mais avec internet, les grands fans de Fringe que nous sommes en sont au même niveau que vous les américains. Nous ne pouvons attendre.


#4 Pour en revenir à l’épisode 3.19, c’était vraiment impressionnant : entre la partie dessinée et les moments comiques. Je voulais vous demander, quand ils sont tous sous LSD et que vous êtes face à Broyles, souriant de toutes ses dents (j’ai explosé de rire), comment avez-vous réussi à garder votre sérieu face à lui ?

C’était assez insensé et j’étais anxieuse de comment le faire. J’étais impatiente de faire la scène avec lui parce qu’il est si talentueux et je ne pense pas qu’il a l’opportunité avec ce rôle d’avoir suffisamment de défis à relever. Parce qu’il joue toujours le gars qui vient et qui est vraiment intimidant, sombre, et donne des ordres. C’est seulement dans l’univers alternatif que l’on pouvait voir un autre côté, plus humain, de sa personnalité. Puis, ils l’on tué dans l’autre réalité. Il s’est alors dit que c’était vraiment dommage qu’ils tuent son personnage alternatif parce qu’il prenait beaucoup de plaisir à le jouer. Il était plus émotionnel, plus connecté avec les gens qui l’entoure. Puis il s’est retrouvé à jouer cette scène sous LSD. Quand je l’ai lu, je lui ai dit “Lance [Reddick], cela va être GÉNIAL. C’est fou, mais j’ai vraiment hâte de voir ce que tu vas faire.” Donc, bien sûr quand nous avons commencé à filmer, on se retrouve plongé dedans et c’est définitivement drôle de voir ça, mais en même temps vous vous retrouvez plongé dans le monde que vous avez crée, et c’est plus “mon patron est sous drogues maintenant”. C’est effrayant.

Je dois veiller sur lui...

Ouais ! Après le premier “OH c’est trop drôle.” C’est plus “Au mon dieu, qu’est ce que je fais ?”, “Comment je m’assure que lui et les autres soient en sécurité ?”. Donc, je me suis dit qu’il a fait un incroyable travail quand nous filmions et je suis impatiente de voir l’épisode.

Oui, vous allez adorez.

#5 Et toute la partie en animation, c’est très impressionnant. Comment faire revenir le personnage de Leonard Nemoy, sans Leonard Nemoy...

OH oui, c’est brillant. C’était une idée si brillante. Et ils ne nous l’avaient même pas dit. Parce que Leonard Nemoy fera toujours partie de l’histoire. Et nous nous demandions “comment ?”. Parce que il se fait vieux et je savais que physiquement c’était difficile pour lui de participer à la série parce que ce sont des horaires de fous. Et dans le dernier épisode [le 3.19] il court partout, il y a des coups de feux et des explosions. Donc comment pouvaient-ils le faire revenir sans pour autant que ce soit trop épuisant ? Et c’est là que j’ai découvert qu’il allait être animé. C’est tellement incroyable.



#6 Et précédemment, il avait été ramené au travers d’Olivia. Au départ, on était plutôt à se dire “what the...” puis découvrir Anna Torv, qui interprète déjà deux personnages, et maintenant un troisième. Cette femme est impressionnante.

Elle est si talentueuse.

Comment c’est d’être dragué par Anna Torv ? Moi j’étais là, “Oh, boy.” ...

[rires] Je sais qu’elle était très nerveuse de faire les scènes où elle devait jouer Bell. Nous étions tous sur le plateau nous disant combien elle était incroyable. Elle était si anxieuse parce qu’elle ne voulait pas être caricaturale. Elle prend son rôle très au sérieu, ce qui est honorable et magnifique, mais en même temps, elle est si douée, qu’elle ne peut pas mal faire.


#7 Pouvez-vous me révéler quelque chose à propos de la fin de l’épisode, quand elle parle avec Peter ? Je me doute que vous ne pouvez pas révéler beaucoup de choses, mais peut être un petit spoiler ou deux à propos de cet “homme qui va la tuer” ?

C’était... Comment je peux parler de ça... Pour être honnête, il n’y a pas de... Je ne peux pas. Ok. Vous aurez la réponse à cette question dans le season finale. Ce sera une fin radicale (drastic). Mais je ne vous dirais pas ce qu’il se passe exactement. Et même si je vous révélais certains détails, vous ne pourriez jamais deviner comment tout cela va se finir.

#8 Vous parliez hier durant le panel de la relation entre Astrid et Walter. Je repense notamment à l’épisode 2.13 [What Lies Below] où Peter et Olivia sont mis en quarantaine et dans le même temps, Astrid qui essaye de veiller sur Walter, pour qu’il reste concentré afin de sauver son fils. On peut voir l'ascendance qu’elle a sur lui. Ou encore, dans le 2x09 [Snakehead], où votre personnage est attaqué et Walter la console.

Je pense que la raison pour laquelle Astrid est capable de tant aider Walter est parce qu’il a confiance en elle maintenant. Et manifestement, elle aussi. Au départ, leur relation était un peu branlante. Elle n’avait jamais pensé finir dans ce laboratoire, avec ce docteur, à disséquer des cadavres. C’était un peu trop pour elle. Et puis dans la première saison … parce qu’il essayait de la protéger mais elle ne le savait pas sur le moment, ils ont vécu tellement de choses tous les deux, tellement de morts et de destructions. À ce stade, je pense qu’ils sont devenus comme les membres d’une même famille, l’un pour l’autre.


#9 Comme avec les autres personnages, Peter et Olivia. C’est impressionnant, depuis la deuxième moitié de la saison 2, comment tous se sont rapprochés.

C’est la famille qu’ils se sont choisis. C’est vraiment adorable. Et puis Peter est revenu dans notre univers parce qu’il aime ces personnes avec qui un lien s’est créé. C’est vraiment révélateur.



#10 Et on peut ressentir l’alchimie entre vous tous. C’est très agréable à voir. Comme hier durant le panel, entre vous et John Noble.

[rires] Oui.

Vous étiez adorables l’un avec l’autre.

[rires] Oui, c’est très, très vrai.

Aurons-nous une quelconque chance de voir plus de scènes entre Walter et Astrid, avant la fin ?

Astrid est définitivement plus présente dans les derniers épisodes, à compter du 3x19. Mais il y a un processus pour raconter une histoire, ce que j’apprends en tant qu’actrice dans une série télé. Parfois vous souhaiteriez, comme moi, voir plus de scènes avec Astrid. J’aimerai voir si elle a quelqu’un dans sa vie, qu’est-ce qu’elle fait chez elle ? Mais si ces informations n’apportent rien à l’intrigue générale, ce n’est pas utile d'en parler. C’est quelque peu délicat.

C’est le problème, il faut avoir une vue d’ensemble [the big picture].

Exactement. C’est un peu égoïste mais je veux pouvoir relever des défis et faire partie de tout. Mais l’histoire n’est pas à propos d’Astrid, elle est à propos des relations entre tous ces personnages. Donc, si à un moment donné ou un autre, l’intrigue ou la mythologie de l’histoire est connectée à Astrid ou à sa vie d’une certaine façon, alors c’est merveilleux. Mais si ce n’est pas le cas, je suis vraiment contente de pouvoir travailler avec tous ces merveilleux acteurs et de pouvoir tant apprendre et avoir l’opportunité de participer à ce genre de Conventions. Donc je ne me plains pas.



#11 Hier vous parliez de votre envie de voir Astrid impliquée dans une relation amoureuse. C’est intéressant parce que je voulais justement partager avec vous une de mes théories à propos de l’épisode 3.18. Au début de l’épisode, Lincoln et Alternate Charlie [aka Scarlie] parlent de Bug Girl et du rencart qu’il a eu avec elle.

Oh oui, Bug Girl...

Et nous voyons que Alternate Astrid, qui est généralement très concentrée à sa tâche, semble s’intéresser d’un peu trop près à leur conversation et à la vie amoureuse de Scarlie en particulier...

C’est très intéressant.

Je me suis demandée si elle n’avait pas un penchant pour Scarlie.

C’est très, très intéressant. Je pense que la seule personne... du moins la seule fois que j’ai joué Alternate Astrid montrant de l’intérêt était quand Frank, qui est le petit ami de Faulivia, ou plutôt l’ex de Faulivia, lui fait cette remarque (dans le 3x13). Il est vraiment impressionné par son intelligente et sa réactivité, et il lui dit “I definitely need you in my life.”. Et elle le regarde, surprise, parce que personne ne lui a jamais dit ce genre de choses, ou du moins nous ne l’avons jamais vu à l’écran. Je me souviens donc des gens disant “OH cela va être le début d’une histoire d’amour entre Frank et Alternate Astrid...”. Je pense que cela aurait été vraiment drôle mais, encore une fois, cela ne servait pas l’intrigue principale. C’était néanmoins un joli moment parce que beaucoup de personnes pensent qu’elle est une sorte de robot. Elle est juste très différente et je voulais... c’était l’occasion de montrer une autre face d’elle, plus humaine, plus émotive.

C’est ce que j’ai également pensé. Donc en fait, je suis totalement à côté de la plaque.

[rires] Mais c’était une idée géniale.



#12 Êtes-vous au courant que des fans de Fringe ont lancé une pétition...

[rires] Oui.

...après que vous ayez chantez dans l’épisode Special Noir [2x20 Brown Betty], pour que vous ayez un rôle récurrent dans la série Glee.

[rires] Oui, j’ai entendu parlé de ça. C’était assez étonnant. Cela n’est pas arrivé [rires] malheureusement.

Cela aurait été drôle et une si bonne idée. [rires]



#13 Une dernière question. Je me rappelle quand j’ai appris officiellement que la série serait de retour pour une quatrième saison, j’étais devant mon ordi, c’était le matin et je me suis mise à sautiller sur mon siège. [rires] J’ai été de bonne humeur toute la journée après ça. Est-ce que vous vous rappelez quand vous avez appris la nouvelle et ce que vous faisiez à ce moment-là ?

Je crois que j’étais chez moi, sur mon ordinateur et quelqu’un m’a écrit un message sur Facebook. Et ce n’était même pas quelqu’un de la série. C’était une fan qui suivait le Twitter de Joel Wyman [producteur exécutif/scénariste]. Elle a écrit un message “Félicitations, pour la saison 4.”. Je me suis demandée mais de quoi elle parle ? Qui est cette personne et pourquoi me félicite-t-elle ?

Oui, le producteur avait annoncé la nouvelle via son Twitter.

Il l’a mis sur son Twitter avant que aucun membre du cast ne soit au courant. Ce qui était un peu merdique (crappy).

Donc vous l’avez découvert avec nous.

Oui, je l’ai appris avec vous les gars.




Interview réalisée par Sandrine Lemaître

4 Commentaires

  • lilou*
    Le 09/05/2013 à 00h35

    Je regarde pas trop de mini-séries, à part celles insérées entre les saisons de Lost par exemple, mais très bon dossier :)
    ça permet d'en savoir un peu plus pour les novices comme moi !

  • Kelbourg
    Le 09/05/2013 à 16h06

    Ah parfait, un dossier sur les webseries ! Merci.

  • CalaNov
    Le 11/05/2013 à 14h06

    Un dossier intéressant sur les web-series (bien trop méconnu et si plaisant). Serait-il possible de voir apparaître un dossier/article sur les web-series interessantes et à voir ? Tellement de bonne web-series, tellement dur à trouver ^^.

  • subotai
    Le 13/05/2013 à 11h30

    "les webséries favorisent l'unité de lieu avec caméra fixe. Ce choix représente moins de dépenses dans les décors mais également dans les mouvements de caméra. Ainsi, le premier comme le deuxième épisode de la saison 1 de Hello Geekette se déroulent dans le salon, plus précisément sur le canapé."

    euh...Oui les premiers épisodes d'Hello geekette se déroulent dans le salon (dés la fin de la S1 ils varieront les lieux)

    Par contre les épisodes ne sont absolument pas tournés "en caméra fixe"

    ils sont découpés et montés de manière classique (plan large / champ / contre-champ / gros plans...)

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