News Séries

Seriesaddict.fr  par | Events | 5

A la rencontre d'Eva Longoria

Afin de bien commencer 2013, SeriesAddict vous propose cette interview d’Eva Longoria, réalisée en juin dernier lors du Festival de la Télévision de Monte-Carlo. Elle y parle notamment de la fin de Desperate Housewives et de son avenir professionnel et personnel.

A la rencontre d'Eva Longoria Eva Longoria

Desperate Housewives s’est terminé en mai dernier après huit saisons. Est-ce vraiment la fin, ou y’aura-t-il un film, comme pour Sex And The City ?
Non, il n’y aura pas de film. Marc Cherry, le créateur de la série, nous l’a confirmé. Pendant huit ans, nous avons exploré la vie de ces personnages de manière approfondie : nous avons eu 23 à 25 épisodes sur huit ans pour raconter ça. Nous avons donc eu le temps de pleinement explorer les histoires de chaque protagoniste. Je pense qu’il n’y a plus rien à voir !

Que pensez-vous de la fin de Desperate Housewives ?
J’ai le sentiment que la série s’est terminée d’une très belle manière. Nous lui avons donné la fin qu’elle méritait, notamment parce qu’il a été annoncé très tôt que le show se finirait à la fin de la saison 8. Marc voulait vraiment avoir le temps d’écrire la fin, il savait comment la série allait se terminer. Tout le monde était très satisfait de la façon dont se termine Desperate Housewives.

Comment s’est passé le dernier jour de tournage ?
Le dernier jour était affreux [rires] ! C’était à la fois triste et doux-amer. Nous étions toutes excitées à l’idée de passer à autre chose et de fermer ce chapitre qui a tenu un rôle important dans nos vies. Quand nous avons tournés la scène finale, tout le monde était là, même les créateurs. C’était très émotionnel et le moment était magnifique. Après que nous ayons tout emballé, nous sommes restés des heures assis, à parler, pleurer et rire de tous ces moments passés ensemble.

Revenons à Gaby, votre personnage dans Desperate Housewives : quel point commun avez-vous avec elle, et qu’est-ce qui vous différencie ?
Lorsque le show a commencé, j’étais l’exact opposé de Gabrielle. Elle a commencé comme une personne égoïste et matérialiste. Elle ne voulait pas d’enfants et était une horrible épouse en trompant son mari. Et puis, au fur et à mesure, elle a évolué pour devenir une femme aimante et dévouée, une mère attentionnée et une amie loyale. C’était génial de la voir évoluer.

Si vous n’aviez pas interprété Gaby, quel personnage auriez-vous voulu jouer ?
J’adore Edie ! Elle était vraiment fun, à plusieurs dimensions. C’est un personnage vraiment cool que j’aurai aimé jouer.

Quelle était votre relation avec les autres Desperate Housewives ?
Génial. Oh mon Dieu, elles me manquent tellement ! J’ai discuté avec Felicity (Huffman) hier parce que je venais ici et qu’elle y était déjà allée, et elle m’a dit : "On mon Dieu, Monte-Carlo, j’ai adoré !". Les filles étaient vraiment super. Lorsqu’on a commencé le show, Teri (Hatcher), Marcia (Cross) et Felicity avaient déjà eu leur propre série. J’étais en quelque sorte la nouvelle. Elles m’ont toutes prises sous leur aile et m’ont beaucoup appris sur le jeu d’acteur, le business, l’amitié. Nous avons traversé tellement de choses ensemble : mariage, naissance, divorce, cancer... Nous avons évolué et traversé ensemble la folie de ce show qui a été un succès. C’est un bon groupe de filles.

Peu après la diffusion du Series Finale, Kathryn Joosten, alias Mrs McCluskey, nous a quittés...
Kathryn Joosten était une formidable actrice, mais encore plus un merveilleux être humain : elle militait, elle se préoccupait de nombreux problèmes… Lors du dernier jour de tournage, elle allait bien : elle était de bonne humeur et riait, elle ne semblait pas proche de la fin. Son décès a donc était pour nous une surprise. Elle avait bon cœur et elle va énormément nous manquer.

Vous avez déclaré que vous vous sentiez désormais comme un "oiseau libre" depuis la fin de Desperate Housewives : que vouliez-vous dire par là, que vous vous sentiez comme prisonnière de la série ?
Quand vous jouez dans un show qui a autant de succès, vous êtes comme connecté à la machine. Je tournais pendant dix mois à Los Angeles, je ne pouvais donc pas voyager, je ne pouvais pas prendre de rendez-vous chez le médecin... Les deux mois restants, je faisais la promotion de la série à travers le monde, en me rendant en Europe, en Australie... C’était une année tournée vers le travail, je n’avais pas beaucoup de temps pour faire autre chose. C’était complètement dévorant, même si j’adore travailler. Ce que je voulais dire par je suis un "oiseau libre", c’est que maintenant je peux partir de Los Angeles, venir ici. J’ai essayé de venir à ce festival depuis huit ans, mais ça n’a jamais été possible à cause de mon emploi du temps. C’est donc vraiment un cadeau d’être enfin ici.

Maintenant que vous en avez fini avec Desperate Housewives, de quoi sera fait votre futur ?
De tout ! Je produis de nombreux shows pour la télévision et d’autres sont en développement : il y en a deux, voir trois à l’antenne. Je produis Ready for Love, une émission de rencontres pour NBC, j’ai un autre projet en développement pour la CW et enfin Devious Maids, une série créé par Marc Cherry, qui pourrait être diffusée sur Lifetime (au moment de l’interview, Lifetime n’avait pas encore officiellement annoncé la diffusion de la série). Produire est quelque chose que j’adore faire, je vais prochainement réaliser un court-métrage cette année. J’ai également deux films qui vont sortir : un avec Andy Garcia, qui s’intitule For Greater Glory : The True Story of Cristiada, qui parle des guerres de religions au Mexique dans les années 30 ; et The Baytown Outlaws avec Billy Bob Thornton. Je vais aussi tourner deux films dans les prochains mois. Je serai donc à la fois devant et derrière la caméra.

Qu’en est-il de la télévision ? Pensez-vous y revenir ?
J’adorerai revenir à la télévision, mais pas tout de suite, parce que je sors d’une relation de huit ans avec Desperate Housewives. J’ai envie de faire une pause. Mais j’aime le média télé, je pense donc que j’y reviendrai.

Vous venez de dire que vous produisiez une émission de rencontres. Quelle est votre définition d’un bon et d’un mauvais rencard ?
Oh mon Dieu ! Un bon rencard ? Je pense que ça dépend de la personne. J’aime l’humour, donc si l’on me fait rire, c’est un bon point ! Quant au rencard cauchemar, c’est difficile de répondre… Je ne crois pas en avoir déjà eu. Je ne sais pas... J’évite les mauvais rencards [rires] !

Vous avez joué à la fois dans un soap diffusé en prime time, Desperate Housewives, qui a été un grand succès, et dans un soap quotidien, The Young and the Restless, qui est en perte de vitesse. Comment expliquez-vous la popularité de l’un et le déclin de l’autre ?
Je pense que les soaps quotidiens ont une forte concurrence face à eux, avec les jeux et les talks shows. Les soaps visent principalement les femmes, et la plupart d’entres elles travaillent désormais. La société a évolué. Je viens d’une famille qui regardait des soaps. Quand j’ai emménagé à Los Angeles, mon but était de jouer dans un soap quotidien. Lorsque j’ai été engagée dans The Young and the Resteless, ma famille était tellement fière de moi, c’était le mieux que je puisse faire. Je me suis vraiment amusée pendant ces trois ans. Si les soaps de prime time marchent si bien, c’est parce qu’ils sont plus accessibles à regarder, la technologie y est pour beaucoup, avec TiVo, le téléchargement... C’est un peu plus difficile pour les soaps diffusés en journée. Mais je pense qu’il y a toujours un bon marché pour les soaps quotidiens.

Lorsqu’on filme autant dans l’année, envisage-t-on de devenir femme au foyer ?
Quand j’étais mariée, oui [rires] ! Plus maintenant. Ca peut paraître dingue, mais j’adore travailler : je suis une accro du travail. C’est pourquoi j’aime la télévision. Vous tournez tous les jours, chaque année vous avez un job, vous allez au boulot tous les jours et travaillez avec les mêmes personnes, la même famille. C’est probablement ce qui va le plus me manquer avec Desperate Housewives : la routine et le travail. Mais je suis encore très occupée et j’ai même l’impression de l’être encore plus depuis que la série est terminée.

Vous avez dis que vous vouliez fonder une famille. Quand cela arrivera-t-il ?
Pas aujourd’hui [rires] ! Je suis un petit peu occupée avec la conférence de presse [rires] ! La famille arrivera quand Dieu le voudra !

Vous êtes originaire du Texas, et aujourd’hui, TNT lance Dallas (la saison 1 était lancée le 13 juin, jour de l'interview), dans lequel joue Jesse Metcalfe, votre amant dans Desperate Housewives. Pensez-vous faire un tour dans cette série ?
J’étais une énorme fan de Dallas quand j’étais plus jeune. Ca me rappelle l’époque où nous n’avions que trois chaînes et nous devions regarder Dallas. Nous étions tous devant la télé à attendre J.R. Ewing ! C’était tellement bon ! Lorsqu’ils ont annoncé qu’ils allaient faire un remake, j’étais nerveuse parce que c’est un classique. Mais j’ai vu le pilot et il est fantastique. Brenda Strong, qui jouait Mary-Alice dans Desperate Housewives, est dedans. Il y a aussi Jesse, qui est un comédien phénoménal. Il est sous-estimé, et je pense que ce show va lui donner la possibilité de montrer ce qu’il sait faire. Lorsque Jesse était dans Desperate Housewives, c’était un bébé, et maintenant, il est devenu un homme mature et un formidable acteur. Je l’adore et lui souhaite le meilleur. Sinon, je ne pense pas que j’irai faire un tour dans Dallas [rires] ! J’adore cette série, je pense donc que je vais juste rester en retrait et la regarder en tant que fan.

Si vous deviez garder un souvenir de Desperate Housewives, quel serait-il ?
Oh mon Dieu, j’ai tellement de bons souvenirs ! Beaucoup d’entres eux datent de la première saison. Je me souviens que lorsque nous tournions le pilot, il était 4h du matin et il faisait tellement froid ! Je me disais : "J’espère que les gens vont regarder notre série et que nous aurons 13 épisodes." Et puis nous avons été retenus, et notre grand moment a été lorsque nous avons été invités sur le plateau d’Oprah. C'est une institution et être là bas... J’étais "Oh mon Dieu, nous sommes invitées chez Oprah !!!". C’était amusant d’être un enfant, excité par tout, et je l’étais encore, même arrivée à la saison 8. J’étais encore enthousiaste du succès de la série et je l’ai toujours soutenu à travers le monde, m’assurant que toutes les personnes regardant notre show comprennent notre gratitude envers eux. J’ai beaucoup de bons souvenirs, et je ne peux pas parler de certains, parce qu’ils impliquent beaucoup d’alcool... Non, je plaisante ! [rires] N’écrivez pas ça [rires] !

Source : SeriesAddict

5 Commentaires

  • cw
    Le 01/01/2013 à 17h38

    Super l'interview en plus d'Eva Longoria =) - je pensais pas que SerieAddict était aussi "puissate" enfin comment dire je suppose que pour interroger une personnalité internationale ca doit être pas être facile. bref super bonne idée =)

  • cj
    Le 01/01/2013 à 18h05

    super l'interview, un beau cadeau pour la nouvelle année !

  • Lily
    Le 01/01/2013 à 19h23

    Merci pour cette interview ! :)

  • AnSo
    Le 01/01/2013 à 19h41

    @ cw : comme quoi, rien n'est impossible :D

    Ravie en tout cas que vous ayez aimé cette interview, j'espère qu'il y en aura pleins d'autres cette année ;)

  • JamesDavid
    Le 01/01/2013 à 20h58

    Quand j'ai vu le nom de la star, je me suis dit " Wouaa ".
    Chapeau pour l'article.
    Si par le plus grand des hasards, un jour comme ça, vous devriez interviewé Katie Cassidy de " Arrow " , je voudrais bien avoir une petite dédicace, signé pour James lol ^^ :-)

Ajouter un commentaire


 Spoiler