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True Detective - S03E08 - Now Am Found

  • True Detective 03x08 : Now Am Found- Seriesaddict
  • Titre VO : Now Am Found
  • Titre VF : (N/A)
  • Saison : 3
  • Episode : 8
  • Réalisateur(s) :
  • Scenariste(s) :
  • Date de première diffusion : 24/02/2019
  • Audience : 1 380 000

Synopsis de l'épisode

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Casting de l'épisode

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Avis sur l'épisode

  • Toff63
    Le 05/03/2019 à 12h42

    Un excellent final pour cette saison 3 de True Detective.

    SPOILER- La première scène résume à elle seule la saison: "Le temps est l'école où l'on apprend, le temps est le feu où l'on se consume". Oui, Wayne et Roland auront beaucoup appris en 35 ans sur l'affaire mais y auront aussi laissé des plumes dans leur vie.

    On retrouve cette idée notamment dans des astuces de réalisation absolument brillantes. Outre les transitions habituelles (Wayne vieux qui jette un regard sur lui-même au bar il y a 25 ans), la séquence dans la voiture où on passe de 2015 à 1990 puis à 1980 (Roland qui se regarde dans le rétro 10 ans en arrière) est bluffante dans ce qu'elle montre de l'évolution des visages des protagonistes, nettement plus marqués en 1990 et encore plus en 2015. Dans le même temps, True Detective renoue ici avec sa marque de fabrique: l'amitié entre deux flics et les longs passages en voiture qui en disent beaucoup.

    - Concernant l'enquête, certains reprocheront à la série d'opter pour une relative simplicité (tout en gardant un aspect terrible), mais je trouve que c'est un choix pertinent que d'offrir une issue réaliste qui a été noyée tant d'années (à cause de la corruption politique et policière) par de nombreuses conjectures alambiquées (réseaux pédophiles, connexion avec la saison 1, religion, vétéran du Vietnam qui aime les enfants, Hoyt, le père, etc...). Cela fait en plus augmenter les regrets de Wayne et Roland d'avoir raté la finalité.

    Pour revenir sur le contenu, l'épisode complète le puzzle grâce à Junius Watts, le noir borgne qui était au service de Hoyt (au passage, ce n'est pas Hoyt mais Junius qui était dans la voiture devant chez Wayne en 2015, à tenter de trouver le courage de dire la vérité aux flics, sans succès; quand il fera, il exigera une contrepartie aux flics en leur demandant de le punir/tuer; Junius n'aura même pas eu le cran de se tuer lui-même et devra vivre avec ce qu'il a fait jusqu'à sa mort) et dont Wayne et Roland retrouvent la trace après leur visite dans la pink room où était "détenue" Julie.

    Ainsi, on sait désormais que Harris James a couvert l'accident d'Isabel en 1976 (quand celle-ci était dévastée par la mort de son mari et de sa fille) et que cette dernière a vu 3 ans plus tard en Julie sa petite fille décédée et a choisi de la kidnapper. Dans le processus, le pauvre Will est mort accidentellement (c'est Julie qui est à l'origine de la position des mains, sûrement en rapport avec le catéchisme auquel les 2 participaient) et Harris James a couvert cet homicide en informant et payant Lucy pour qu'elle "cède" sa fille (quelque part, on peut pas dire que Lucy a vendu réellement sa fille, elle s'y est résolue par les circonstances, se disant que la mort de Will allait de toute façon ruiner son foyer déjà bien amorti et qu'elle avait autant de quitte à prendre l'argent qui s'offrait à elle).
    Une fois chez Isabel, Julie a été droguée régulièrement au lithium, oubliant progressivement qui elle était (justifiant qu'elle pensait en 1990 que Tom n'était pas son vrai père, c'était Junius son vrai père; c'est pourquoi elle se nommait Mary July au foyer religieux), avant que Junius l'apprenne et organise la fuite de Julie. Si Junius cherchait Julie en 1990, c'est donc parce que Julie avait refusé de le rejoindre au moment de sa fuite. Quant à Isabel, elle s'est suicidée aux médocs après la disparition de Julie.

    Qu'est-il arrivé à Julie ensuite? Une sombre histoire de VIH en 1995 qui l'a tuée, une conclusion tellement décevante qu'elle ne pouvait être vraie. Quand les 2 flics croisent le jardinier habituel du foyer, un certain Mike, dont la fille s'appelle Lucy, ça a fait tilt immédiatement dans mon esprit que Lucy était la fille de Julie et Mike, le garçon amoureux de Julie dès 1980, une évidence à laquelle Wayne parviendra grâce à la vision d'Amelia, symbolisant la partie de son cerveau encore valide en même temps que soulignant l'importance d'Amelia dans l'enquête (c'est elle qui a compris pour les poupées ou bien Mike).
    J'ai adoré alors la finalité de l'épisode à ce niveau, avec Wayne qui débarque chez Julie mais oublie ce qu'il fait là juste devant la maison de Julie. On a là l'illustration qu'il n'est pas nécessaire que la vérité sort au grand jour, car Julie a besoin de discrétion et d'apaisement après une vie mouvementée, et qu'elle a enfin trouvé une vie normale qui lui correspond. D'ailleurs, quand Wayne prend le verre d'eau (on notera que Wayne perd les pédales dans l'épisode quand il boit de l'alcool et retrouve sa lucidité quand il boit de l'eau!!!) et adresse un regard à Julie, on sent qu'il retrouve ses esprits et comprend à la fois qui est devant lui et qu'il doit préserver le secret dans l'intérêt de Julie. Quelque part, son amnésie lui a intimé de protéger la vie de Julie.
    Toutefois, même si l'épisode ne dit rien de spécifique là-dessus, on peut penser que le fils de Wayne, qui récupère le papier de son père avec l'adresse de Julie (Wayne a encore une absence quand il recroise son fils à ce moment-là), va communiquer cette information (il met le papier dans sa poche) à Elisa, la réalisatrice (absente bizarrement de ce final) dont il est amoureux.

    - À propos des personnages, ce final sert à leur apporter une forme de conclusion/aboutissement, et j'ai grandement apprécié en particulier la narration de cet épisode montrant comment Wayne a mis l'enquête de côté à chaque époque car elle le consumait et détruisait ses perspectives familiales.
    En 1980, Amelia écrit un article incendiaire sur les flics ayant ignoré une partie des indices et tiré des fausses conclusion, ce qui met Wayne dans la merde, l'envoie faire de la dactylo et le rend imbuvable avec Amelia avant qu'il ne décide de l'épouser, s'autorisant enfin à aimer quelqu'un dans sa vie (la séquence où les 2 quittent le bar et rejoigne l'extérieur illuminé est un symbole fort).
    En 1990, Wayne a retenu les leçons de 1980 et ne dit plus rien de compromettant à sa femme sur l'enquête (notamment le meurtre de Harris James). Seulement, son mariage tient à l'enquête, obnubilant autant Wayne qu'Amelia (qui écrit un livre dessus), et c'est là que les 2 décident en même temps d'arrêter tout et de repartir sur de nouvelles bases, Amelia redevenant uniquement prof de littérature et Wayne trouvant un job d'agent de sécurité du campus où travaille sa femme (dans le genre "changer de vie pour se rapprocher", les 2 pouvaient difficilement faire mieux), comme en témoigne la scène d'intro de l'épisode. Au passage, je soulignerais quand même le complexe du "zéro étude" qui torture Wayne et font qu'il reste la tête dans le travail car il croit n'être bon qu'à cela. Wayne a souvent exprimé son mal-être et son manque de confiance (à cause du racisme, du Vietnam) et cet épisode vient ajouter une explication supplémentaire à ce comportement, en même temps que justifier que Wayne ne soit pas toujours allé au bout de ses idées en 80 et 90 sur l'enquête (alors qu'il ne croyait à aucune théorie officielle).
    En 2015, Amelia n'est plus là mais c'est sa fille Rebecca (bien vivante) avec qui Wayne se réconcilie. Ici, Rebecca incarne celle qui n'a pas eu la même attitude que sa mère, c'est-à-dire revenir sans cesse vers Wayne, et elle le regrette dans le présent. Sur Wayne spécifiquement, il y a dans ce regard posé sur ses 2 petits-enfants faisant du vélo (séquence similaire à celle de Julie et Will en 1980) en toute sécurité une symbolique d'aboutissement, il peut enfin refermer le chapitre de l'enquête et profiter des derniers moments de sa vie, avec sa famille, Becca de retour et Roland, avec qui il s'est grandement réconcilié.

    Justement, Roland, pas autant développé que Wayne sur cette saison, a une place forte ici. Roland est caractérisé par son amitié sans faille envers Wayne, l'ayant perpétuellement aidé à se remettre dans le bain sans que Wayne ne l'en remercie vraiment (en 1980, c'est Roland qui évite à Wayne d'être viré mais Wayne refuse son aide; en 1990, c'est Roland qui va chercher Wayne pour reprendre l'enquête mais Wayne lâche son partenaire quand celui-ci tue Harris James, laissant le pauvre Roland digérer cet acte de manière brutale (la bagarre suicidaire provoquée dans le bar) et n'avoir pour seul compagnon qu'un chien errant).
    Il est donc plaisant de revoir les 2 flics définitivement ensemble en 2015, partageant à la fois la même frustration mais aussi une amitié retrouvée, Roland choisissant même de se rapprocher de Wayne et d'habiter chez lui quelques jours par semaine.

    - Enfin, si la saison a suivi une narration chronologique dans chaque timeline, c'est plus que pertinent que de revenir aux sources lors de la scène finale, montrant Wayne en soldat, au Vietnam, marchant dans la jungle.
    J'interprète ce passage comme étant un résumé de Wayne, un traqueur hors-pair et solitaire qui jette un dernier regard en arrière avant le saut dans l'inconnu, incarné par la jungle florissante qui l'entoure et le cache. La série nous rappelle aussi ici que Wayne a décidé par la suite de ne plus regarder vers le passé mais d'aller de l'avant quelque soit ce qui l'attendait. Je soulignerais une nouvelle fois aussi que cela fait écho à l'ironie de la saison, voulant qu'un Wayne partiellement amnésique soit contraint de faire ce qu'il s'était refusé de faire, à savoir analyser le passé (pour résoudre l'enquête).

    - Un petit bonus pour féliciter Mahershala Ali et Stephen Dorff pour leurs prestations exceptionnelles cette saison.


    True Detective boucle magnifiquement une saison 3 presque aussi géniale que la 1. 10/10

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