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Fringe - 5x7 : Five-Twenty-Ten

Résumé

Alors que Peter se concentre sur deux Observeurs, Walter, pour poursuivre son plan, a besoin d'outils qui appartenaient à William Bell

5x7 : Five-Twenty-Ten © 2012 - Fox

Ces quelques épisodes, et finalement cette saison toute entière depuis la mort d’Hetta, se concentre sur une double transformation. La transformation subie et redoutée de Walter, dont les morceaux de cerveau lui ont été réinséré afin qu’il ait « toute sa tête » pour pouvoir défaire les Observeurs, et la transformation voulue de Peter, qui devient lui-même un Observeur. L’épisode est construit en parallèle, entre le père et le fils, entre leur hybris et leurs buts respectifs. D’un coté Peter est concentré sur l’observation de deux Observeurs de la garde rapprochée de Windmark. De l’autre Walter a besoin d’outils que seul William Bell possède.

Commençons par le père. L’intrigue autour du plan est scénaristiquement le point faible de la saison. On sent très bien les scénaristes diluer la chose, multiplier les différentes étapes, les différents outils à s’approprier, les différentes cassettes à regarder pour ne pas que l’évolution du plan soit trop rapide. Il faut que ça dure et c’est ce qu’on pourra leur reprocher pour cette saison. Heureusement qu’avec Fringe - et c’est ce qui a fait sa force et sa faiblesse pendant toute la durée de la série – le coté procédural et planifié est toujours complété par le drame humain, qui ici, par le jeu de John Noble et Joshua Jackson, prend tout son sens.

Walter a peur, de plus en plus peur de redevenir l’homme sans pitié qu’il fut jadis, l’homme qui s’est pris pour Dieu et qui a défié Dieu, l’homme que William Bell n’a jamais cessé d’être. L’apparition de Nina Sharp est bienvenue car elle marque le retour – très court – de l’une des figures marquantes du show, au même titre que Broyles il y a quelques semaines, mais surtout elle sert de catalyseur. Finalement elle seule connaît ce Walter d’il y a des années, et elle seule peut comprendre sa peur. Alors que les scénaristes usent de quelques facilités pour la trame principale, ils naviguent dans la plus grande finesse lorsqu’ils touchent aux interactions humaines. Nous avons de la peine lorsque Walter avoue à Nina que c’est Peter qui va l’empêcher de redevenir l’homme qu’il était, alors même que Peter a pris à sont tour – et de manière encore plus drastique – ce chemin. Alors certes, Peter réussit à gérer Walter, comme dans la scène du coffre-fort, mais s’il n’y a que Peter pour sauver Walter, alors le pauvre homme semble de plus en plus condamné.

Car Peter, dans cet épisode, bascule clairement du coté des Observeurs. Cela est parfaitement retranscrit par Joshua Jackson qui, comme Anna Torv lorsqu’elle devait interpréter William Bell, parvient à capter toutes les mimiques de nos amis chauves. Le plan qu’il a mis en place est parfait, et il parvient d’un seul coup et grâce à la toxine de la première affaire Fringe de l’avion – ces petits clins d’œil aux fans sont je trouve toujours appréciables – à se débarrasser de la garde rapprochée de Windmark. Comme il l’a prédit, il est « mille fois meilleur » qu’un Observeur normal et le montre avec outrance et froideur dans cet épisode. Il y a bien évidemment un parallèle à souligner entre les relations Nina/William Bell et Olivia/Peter. Bell a rejeté, a gardé Nina à distance, et c’est exactement ce qui est en train de se passer pour Peter et Olivia. Sauf que Peter, dans l’état où il est, ne semblerait même plus capable de garder avec lui une photo de sa bien aimée. Voilà aussi comment se marque la faute de Peter : par son action, il est parvenu à dépasser les deux plus orgueilleux personnages de la mythologie de la série : son père, Walter, et William Bell.

Quant à cette dernière scène, que dire, si ce n’est qu’une nouvelle fois la musique – The man who sold the world de Bowie – parvient comme dans le premier épisode de la saison à marquer toute la tension qui a été contenue dans l’épisode. Cette scène, avec d’abord la découverte d’Olivia et ensuite le parallèle entre le père et le fils est parfaite. Car c’est bien ça Fringe saison 5, ce sont des petits bijoux de quelques minutes, des plans sur certains personnages, des musiques choisis à la perfections, autant d’éléments qui mis tous ensemble nous donnent de véritable morceaux de bravoure. Et cette dernière image, ce petit penchement de tête de Peter. Absolument grandiose.

7.5/10

Bilan

Du classique Fringe saison 5 où les scènes relatives au plan semblent aussi linéaires que les scènes centrées sur les personnages ne sont profondes.

2 Commentaires

  • Fabien
    Le 07/12/2012 à 16h37

    NOTA BENE : désolé pour le retard de cette critique, mais ces dernières semaines ont été chargées, alors j'ai décidé de la publier la veille du retour de notre série favorite après ses trois semaines de pause, histoire de se rafraichir la mémoire avant demain !

  • fafa95i
    Le 07/12/2012 à 18h03

    Chapeau pour la critique, c'est simple je suis d'accord avec tout ce que tu dis, j'ai le même ressenti que toi. Le point faible de cette saison 5 est le plan qui est parcellé par des grosses ficelles qui gâche un peu la qualité du show particulièrement les cassettes qui entraînent une (en)quête "cas de la semaine" d'un objet et/ou éléments du puzzle.

    Tandis que les points fortd du show restent les mêmes avec cette force pour jouer la carte de l'émotion notamment grâce au cast très brillant mention spéciale Joshua Jackson encore une fois qui comme tu le dis retranscrit très bien certaines mimiques des Observateurs, Walter comme toujours au top ainsi que Nina.

    La bo est très soigné encore une fois avec du très bon David Bowie et les différentes musiques à thème utilisé dans la série. On rentre dans la dernière partie de Fringe, faites nous rêver cher scénaristes :)

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