Critiques

Seriesaddict.fr  par | 0

The Good Wife - 4x12 : Je Ne Sais What?

Résumé

Après son arrestation, Elsbeth Tascioni demande à Alicia de l'aider dans une affaire délicate, qui se joue à l'internationale.

4x12 : Je Ne Sais What? © 2012 - CBS Corporation

On l’aura compris, The Good Wife est encore très en forme cette année, et après un très bon épisode de rentrée 2013, la série continue sur sa lancée et propose cette semaine 40 minutes de bonne facture, mais pas irréprochables, la faute à une partie de l’intrigue qui n’avance pas assez vite, mais aussi à une probable erreur de casting. Explications.

Avouons que l’épisode commence particulièrement bien, et de manière assez torride. Alicia et Peter s’adonnent aux plaisirs conjugaux, confirmant ce changement de cap dans l’esprit de notre héroïne : son couple reprend des couleurs, au point d’enfin recoucher avec son mari. Quand on pense qu’il y a un an de cela, elle espérait partir et tomber dans les bras de Will, le choix des scénaristes reste pour le point inattendu. La relation entre le mari et la femme est traitée de manière très légère, voire adolescente. Rien à voir avec cette rigidité qui qualifiait Alicia au début de la série. Le couple Florrick semble reparti sur de bonnes bases, et leurs câlins à répétition ne sont là que pour le confirmer.

C’est d’ailleurs un épisode romantique et assez léger qui nous est proposé ici, et quoi de mieux que la langue française pour accentuer ce choix. Même si l’affaire n’a aucun rapport avec notre beau pays, le procès prend la forme d’une joute bilingue, à travers les yeux de la Cour Internationale Sportive, dirigée le plus souvent par des européens. La cliente est ici une jeune sportive, se battant pour récupérer 5 millions de dollars qui lui avaient été promis par une marque de sportwear en l’échange du tournage d’une publicité.

Evidemment, l’entreprise refuse le paiement, et plaide que la jeune femme s’est dopée, annulant dès lors le moindre contrat passé. La cliente est donc d’abord dans l’accusation, puis dans la défense. Intéressant, d’autant plus qu’elle est défendue au départ par Elsbeth Tascioni, interprété par la fulgurante Carrie Preston (qu’on aimerait voir un peu plus souvent). L’avocate aux cheveux de feu se voit emprisonnée pour harcèlement moral, et doit subir des tests psychologiques. Il faut dire que ses mimiques et son hyperactivité ont du mal à passer dans un monde si terne et codifié qu’est le judiciaire. Son personnage est en tout cas une bouffée d’air frais dans la série, et apporte du fun à l’épisode.  On en redemande.

Mais l’intérêt pour le téléspectateur français concerne évidemment le procès en lui-même, qui jonche entre langue française et anglaise. Quel régal de voir nos avocats tenter difficilement de s’exprimer comme nous, l’expérience se révélant presque comique. L’écriture parfaite des dialogues n’est pas pour rien, et le procès se montre passionnant, même si son contenu reste au final assez faible. Avec un peu d’auto-dérision, on s’amusera de la plupart des clichés véhiculés sur notre pays, notamment l’accrochage attendu avec entre le juge francophone et germanique, et les critiques habituelles sur le système américain. Une french-touch pas très originale donc, mais bien amenée dans l’ensemble.

Malheureusement, l’épisode montre quelques signes de faiblesse, et particulièrement vis-à-vis de l’intrigue sur la campagne de Peter. Certes on reste passionné par les coups-bas et négociations en tout genre entre l’équipe Florrick et Maddie Hayward, mais le scénario en lui-même avance bien trop lentement pour créer la moindre tension, et l’envie pour le téléspectateur de voir la suite. On comprendra vite que les scénaristes ont prévu le dénouement de la campagne pour la fin de saison, mais il va être difficile de tenir encore 10 épisodes. On espère un rebond rapide.

D’autant que même le point fort habituel de ces scènes politiques est écarté dans cet épisode : Eli Gold, pris dans une enquête louche sur ses précédentes campagnes perd de l’importance dans l’intrigue, et se voit voler la vedette par George O'Malley, nouvelle tête brûlée dans l’équipe de conseillers, arrivée dans l’épisode précédent. T.R Knight, malgré la carrure supposée de son personnage, parvient difficilement à convaincre, tant ses scènes sont sans importance et son jeu limité.
Il faut dire que ses dialogues présentent peu d’intérêt, et son rôle dans le scénario encore bien maigre. Résultat, ce qui devait se présenter comme un combat sans merci entre deux stratèges reste ultra-banal, et on fait vite le tour de la question. Un gros point noir qu’il va vite falloir régler pour éviter de laisser le téléspectateur.  Le prochain épisode se devra de corriger le tir.

Au final, cet épisode pêche d’un côté grâce à une affaire légère mais bien gérée, mais est handicapé par quelques égarements dans l’intrigue politique. Inutile toutefois de cracher dans la soupe, The Good Wife reste un vrai plaisir à regarder.

7/10

Bilan

Un épisode un peu inégal dans l'ensemble, malgré une french-touch bien amenée.

0 Commentaire

Soyez le premier à laisser un commentaire!

Ajouter un commentaire







 Spoiler 

Notez cet épisode

/10 - 0 votes

Vous avez vu cet épisode ?
Notez le !

  1. 0
  2. 1
  3. 2
  4. 3
  5. 4
  6. 5
  7. 6
  8. 7
  9. 8
  10. 9
  11. 10

19 votes

Contenu relatif

The Good Wife
Note de la série :
9.1/10