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The Mentalist - Bilan saison 6

Bilan saison 6 © 2014 - CBS

Attention, il faut avoir vu la saison avant de lire la critique.

La traque de Red John arrive à sa fin et la relation entre Teresa Lisbon et Patrick Jane évolue.

The Mentalist est une bonne série. Une série qui possède une vraie toile de fond, et ne tombe dans le redondant comme autres NCIS (et ses spin-off) ou CSI (et ses spin-off).
Les enquêtes se suivent et se succèdent certes, mais les acteurs viennent contre-balancer ce "cas de la semaine". Le jeu de Simon Baker est impeccable et le casting l'est d'autant plus, parfois drôle même. On aime cette équipe du CBI. On suit avec eux les enquêtes et on apprécie les petits jeux de manipulation de Jane. En parallèle, la série évolue et nous rapproche de plus en plus de l'identité de Red John. Le Season Finale de la saison 5 était très réussi : 7 photos, 7 suspects.

De quoi faire réfléchir les téléspectateurs pendant tout l'été. Brillant. Arrive enfin la sixième saison, saison du dénouement avait-on annoncé, ENFIN.

Le résumé plus haut parle pour lui-même, c'est en deux parties que cela se découpe : une première partie, de l'épisode 1 à l'épisode 8, qui met en scène le chapitre final du jeu du chat et de la souris entre Jane et Red John et une deuxième partie, de l'épisode 9 à l'épisode 22, qui se concentre sur la relation ambiguë qu'entretiennent Teresa Lisbon et Patrick Jane. De la même façon, je ferais mon bilan de la saison 6 en deux parties. Allons-y.

Red John

23 Septembre 2008, la chaîne CBS diffuse le premier épisode d'une série appelée The Mentalist, le fil rouge (sans jeux de mots) de cette série est tout de suite apparent, Patrick Jane, un Mentalist, se met en tête l'idée de trouver et de se venger de Red John, le serial killer qui a tué sa femme et sa fille.
Le 24 Novembre 2013, la chaîne CBS diffuse le huitième épisode le la saison 6, l'épisode le plus attendu, intitulé sobrement "Red John". Celai faisait 5 ans, 1 mois, et 24 heures que tout le monde attendait ça. Roulement de tambours...

Red John se trouve être le shérif Thomas McAllister. Après plusieurs apparitions dans la série, trop peu pourrait-on ajouté, car lors du dernier Season Finale, seuls 2 ou 3 des suspects étaient réguliers, gardant les souvenirs « frais » du spectateur, alors que le shérif et les autres étaient quasiment absents depuis quelques saisons, le spectateur a du coup eu du mal à se rappeler de qui ils sont.
Après un épisode 7 qui nous faisait croire que Bertram, le chef du CBI, était Red John, dans l'épisode 8, Jane se rend dans une église à la poursuite de Bertram, et celui-ci lui révèle qu'il n'est pas Red John. Et là, McAllister se révèle enfin à Jane juste après avoir tué Gale Bertram. L'épisode en soi est bon, car on assiste enfin à la révélation et au face à face final entre Jane est son Nemesis, qui se termine par une course poursuite. Jane finit par le tuer en l'étranglant, juste avant que celui-ci ne lui révèle qu'il est un vrai médium (la raison du « souvenir heureux » de Jane?). Jane appelle Lisbon, lui dit au revoir, et s'en va.

La performance de Xander Berkeley est indiscutable, mais un sentiment de déception se ressent quant au dénouement final et au traitement de Red John. Aujourd'hui, il est difficile d'accepter que le Shérif soit Red John, ce Serial Killer psychopathe et dangereux, qui a assassiné la famille de Jane et tué de nombreuses personnes dans son jeu avec Jane. Non, Thomas McAllister ne correspond PAS DU TOUT à Red John. Des flash-back du point de vue du Shérif aurait été une très bonne idée, revoir les meurtres qu'il a commis mais de ses yeux par exemple, ainsi le public aurait pu "associer" McAllister à Red John. Le Shérif s'est contenté de "parler avec la voix de Red John". Merci Bruno Heller. Et la cerise sur le gâteau, Red John se fait avoir ... par des pigeons, oui oui, des pigeons.

Et ce n'est pas finit, le Shérif en vient même a ramper et à prier pour sa vie ... Non, Red John ne peut pas faire ça, ce n'est pas lui, ce n'est pas possible. On peut jusqu'à dire que Timothy Carter, le faux Red John (rappelez-vous dans le Final de la saison 3, au centre commercial) est plus « acceptable » que McAllister ! La façon dont il a regardé Jane et qu'il lui a dit comment il a tué sa femme et sa fille, était tout à fait crédible et convaincante. A cette époque, le public était tout à fait sûr que c'était Red John (même si le doute subsiste évidemment).

Toutes ces choses-là font que, c'est simple, il y a d'un côté Red John, celui des saisons 1 à 5, et de l'autre il y a le Shérif Thomas McAllister, point. Cependant, encore une fois, l'épisode est bon, surtout les dernières secondes, quand Jane étrangle le Shérif, il le regarde, les yeux dans les yeux, ce moment qu'il attendait depuis si longtemps, c'était très symbolique. Il le tue de ses mains, regardant la vie de celui qui a tué sa femme et de sa fille le quitter petit à petit.

Pourtant la saison 6 partait très bien, la liste s’amenuisait au fur et à mesure, chaque semaine le spectateur trépignait d'impatience pour voir l'épisode suivant, tellement le suspens était à son paroxysme ! Et c'est là que la série est très bonne justement, on rentre dedans, on suit, on s’impatiente, on fait ses théories, du très bon policier. Cinq saisons pour arriver à ce résultat, dommage.

Si vous voulez mon avis, il aurait été plus intéressant que ce soit Brett Partridge, le médecin légiste, souvenez-vous c'était lui qu’on avait vu dans le pilot, il expliquait le sigle de Red John aux CBI et à Jane, qui ne s’empressa pas de se moquer de lui d'ailleurs. Cela aurait été extrêmement culotté et brillant que Red John ait été là depuis le début, sous nos yeux.

Jisbon

Tout comme Bones ou Castle, The Mentalist n'échappe pas à la règle, la relation de ses deux protagonistes principaux se doit d'avancer et d'évoluer. Jane et Lisbon, Jisbon pour les intimes.

La saga Red John étant finie, la série a encore 14 épisodes à fournir, qu'allait donc devenir The Mentalist ?

Le casting s’agrandit, et pas que le casting, puisque les anciens du CBI travaillent maintenant au FBI, sous la direction de Dennis Abbott (Rockmond Dunbar, que j'ai plaisir de revoir depuis Prison Break). Dans cette nouvelle équipe, on retrouve Jane donc, Lisbon évidemment, Cho (Tim Kang toujours fidèle à lui-même pour notre plus grand bonheur) et Kim Fisher (Emily Swallow) qui, pour l'instant, a du mal à trouver sa place. Si au début elle « triangulait » avec Jane et Lisbon, vers la fin, je ne voyais pas l'utilité de cet agent. Elle n'a pas de personnalité propre pour n'être qu'un simple agent, contrairement à Cho ou Abbott par exemple qui se suffisent à eux-même.

Abbott qui rentre dans le jeu de Jane, qui accepte tous ses petits plans, par de simples « hmmm.. OK ».
Quant à Risby et Van Pelt, ils bénéficient quand même d'un dernier arc narratif, car leurs acteurs respectifs ont décider de quitter la série à la fin de la saison 6.

Ce changement amène la série vers un autre niveau, les enquêtes sont plus importantes et moins localisées, mais au début on a du mal à accrocher. La série devenait un simple copshow sans trame de fond, même si les acteurs sont grandioses, toujours est-il qu'il manquait le côté « en parallèle » qui nous faisait suivre la série.

La suite a donné une fausse joie, celui où un ancien ennemi du CBI s'en prend à l'équipe, où Ardiles est retrouvé assassiné sur son fauteuil, on se dit oui enfin un nouveau vilain, où même le retour de Red John qui sait. Mais non. Dommage, encore une fois. La série perd de sa superbe.
Pourtant cela a donné de très bon épisodes, notamment celui en ouverture où Rigsby défend sa maison des assaillants, mais tout finit bien, l'homme responsable est finalement arrêté et Risby et Van Pelt peuvent roucouler en paix. On se retrouve donc avec une poignée d'épisodes restant, il n'y avait que deux choix restants : soit un nouveau méchant fait son apparition, soit il se passe quelque chose entre Jane et Lisbon.

« Blue Bird » nous donne la réponse : JISBON.
Lisbon toujours en couple et fiancée à Pike (Perdo Pascal, qu'on peut voir dans Game of Thrones), celle-ci allait déménager à DC, pour aller le rejoindre. Le billet dans le sac, direction l'aéroport. Mais Patrick Jane n'allait pas en rester là.
Jane se rend à l'aéroport, monte dans l'avion (on notera la sécurité de l'aéroport, très très efficace, mais passons, le moment est romantique) et déclare sa flamme à Lisbon.
Je voudrais souligner encore une fois le jeu de Simon Baker, et particulièrement sur ce passage là.
Toujours taquin, souriant, manipulateur ou même sombre, cette scène était très émouvante, très réussie, touchante, et je n'avais jamais vu Jane comme ça, en larmes, à cœur ouvert. Lisbon lui dit que c'est trop tard et Jane s'en va. Mais ils se retrouvent finalement à l'aéroport, Lisbon lui dit qu'elle n'est pas allée à DC et lui demande de répéter qu'il l'aime, mais celui-ci se lève et l'embrasse. Fade to black.

Ceci avait été pensé comme un Series Finale et ça aurait pu tout à fait être le cas, mais la chaîne CBS a commander une saison 7, alors tout n'est pas fini !

7/10

Bilan

Une saison 6 en demi-teinte avec pourtant le dénouement tant attendu, du très bon policier, mais qui déçoit par sa mise en forme. Si la suite de la saison s'améliore avec un nouveau casting agréable, qui nous offre certains moments très drôles, le côté « romantique » ravira les fans de Jisbon mais fera partir les fans de la première heure qui ont vu en The Mentalist une série policière de très bonne facture.

4 Commentaires

  • Zhurong
    Le 24/06/2014 à 22h37

    Le problème numéro 1 de Mentalist et de sa saison 6 poussive (que j'ai suivie de loin vu que ma femme adore la série) c'est qu'on s'est bien foutu de la gueule du spectateur en en improvisant McAllister en Red John au dernier moment. Je suis SÛR ET CERTAIN qu'il était prévu au début que Red John s'avère être Brett Partridge... Physique, voix, aspect malsain, tout collait. Mais le pot-aux-roses à été grillé trop vite par le public (à l'heure d'internet et des téléchargements, les fans décryptent tout) et Heller a pondu un plan B sur un bout de nappe quand les audiences en baisse l'ont poussé à conclure fissa.
    En plus, franchement ça servait à quoi de continuer la série derrière ? Les épisodes post Red John sont nuls et ont encore moins d'intérêt que les procéduraux classiques de remplissages typiques des épisodes hors arc Red John.
    Bref, tout cela n'est pas jouasse et me conforte dans mon aversion pour les séries procédurales.

  • PingouinBishop
    Le 25/06/2014 à 13h45

    Mouai je suis moyennement d'accord. Il faut savoir pourquoi on regarde The Mentalist. Pour se détendre après une journée de travail et on passe un bon moment.
    La série est quand même bien au dessus des procédurales classiques. J'ai trouvé le dénouement Red John pas trop mal. Au final ça n'était qu'un homme misérable qui meurt misérablement. C'est surtout la net sphère qui s'est emballée sur lui mais dans la série il n'a jamais vraiment été érigé comme le vilain absolu.
    J'aurais préféré perso que ça soit Stiles, j'aimais bien ce gourou bizarre et ambigu et je trouve qu'il n'a pas eu la fin qu'il méritait.
    Sinon j'ai bien aimé la fin car pour moi, à l'image de Castle, c'est davantage la relation lisbonn jane qui est au centre de la série depuis le début davantage que la relation jane red john.
    Donc ça aurait du être le series final

  • waxx
    Le 26/06/2014 à 13h26

    Je n'ai que moyennement aimé cette saison de the mentalist, ce n'est pas le fond de la série qui m'a déçut mais la forme. Tout d'abord pour la conclusion de Red John, cela va beaucoup trop vite, pendant 5 saison la liste avance peu ou prou jusqu’à nous amener à ces fameux 7 suspect à la fin de la saison 5...et là ils tombent tous comme des mouches! A chaque épisode on ne se demande pas quels indices vont permettre à Jane de lever le voile, il suffit d'attendre celui qui sera en vie.
    Quand à Red John en lui même : un shérif.... Quelle ambition pour quelqu'un avec une telle intelligence et un tel égo, je ne trouve pas ça crédible une seconde. Entre 2 meurtres il allait coller des PV pour stationnement interdit ou il élucidait un vol de friandise dans un supermarché, ça devait effectivement le maintenir dans des conditions optimales pour échapper aux aptitudes hors du commun du mentalist. Cela se ressent d'ailleurs lorsqu'il supplie pour sa vie, ce n'est pas un prédateur féroce luttant pour sa survie, c'est un animal docile devant nous. Et je ne m’attarderais pas sur la société secrète qui a infiltrée tous les services policiers, judiciaires et politiques connus qui tombe à plat comme un soufflé, disparue aussi vite qu'elle a apparue.
    étonnamment je me suis plus diverti avec la 2e partie car il n'y a pas d'attente énorme, on prend plaisir à suivre une équipe bien composé (certe Kim Fisher à l'air de ne pas savoir sur quel pied danser, mais elle ne dépareille pas plus que risby qui commençait sérieusement à m’insupporter) et des enquêtes plus ou intéressantes. Il manque un Némésis pour nous tenir en haleine mais si l'on veut passer un moment sympa, elle rempli parfaitement son rôle.

  • jack
    Le 06/03/2018 à 18h11

    une fin nul bâcler ont aurait voulu voir un jeux de mentalist face à face ça sa aurait-été une fin a la hauteur!!!

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The Mentalist
Note de la série :
8.8/10