Critiques

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Helix - Bilan saison 1

Bilan saison 1 © 2014 - Syfy

Helix est une série qui avait tout pour elle. Produite par le célèbre Ron D. Moore (Star Trek, Battlestar Galactica) et diffusée sur SyFy, c'est peu de dire qu'Helix était très attendue. Mais au final on se retrouve devant une série tout juste moyenne et c'est bien dommage car elle avait du potentiel.

Nous sommes en Arctique. Une redoutable épidémie éclate dans un centre de recherche, transformant les humains en des sortes de zombies pleins de rage qui n'ont qu'un but : contaminer tout le monde. Débarque alors le docteur Alan Farragut et toute son équipe de scientifiques du CDC. Ils vont devoir éradiquer ce virus avant qu'il ne décime tout le centre de recherche. La survie de l'humanité est entre leurs mains.

Voilà pour le synopsis de base, c'est plutôt du déjà vu mais chapeauté par quelqu'un comme Ronald D. Moore, on peut se dire que le résultat final risque de nous surprendre ; ça ne sera malheureusement pas le cas. Même si ce n'est pas un gage de qualité on peut se dire que diffusée sur SyFy, la série avait des chances de nous présenter un bel univers de science-fiction ; ça ne sera malheureusement pas le cas non plus. On peut aussi se dire qu'un huis clos dans un centre de recherche perdu en plein Arctique risque de nous passionner ; là encore, ce n'est toujours pas le cas avec Helix. Et enfin, on peut se dire qu'avec un tel casting...ah non là il n'y a pas grand chose à en attendre.

Faisons un court bilan de cette première saison. La série est plutôt écrite avec les pieds, on enchaîne les invraisemblances et les retournements de situations faciles. Ça manque de précision au niveau des détails sur l'aspect médical ou tout simplement de logique dans les raccords. En effet, dans une scène le CDC débarque avec d'énormes combinaisons puis quelques minutes plus tard on retrouve nos scientifiques avec un petit masque sur le nez comme seule protection pour finalement mettre une visière dans une autre scène. Et puis depuis quand une simple visière empêche de respirer un dangereux virus ? Bref, vous l'aurez compris les scénaristes n'ont pas du passer beaucoup de temps avec de vrais scientifiques mais passons et attardons nous un peu sur les acteurs. Billy Campbell que l'on avait pu voir dans The Killing joue ici le rôle du docteur Alan Farragut, un homme qui est censé être un meneur. Mais tout du long de la saison il semble subir les évènements, le héros ce n'est clairement pas lui et Billy Campbell manque de charisme. On retrouve aussi la jeune scientifique qui ne rêve que d'une chose : coucher avec le beau docteur Farragut. Et puis il y a aussi l'ex-femme de ce fameux docteur qui elle aussi fait partie de l'équipe. Et il ne faut pas oublier de préciser que dans ce même centre il y a Peter Farragut, le frère du docteur Alan Farragut. Peter a couché avec l'ex-femme de son frère mais heureusement pour lui il est contaminé donc il n'a pas à rendre des comptes. Oui en fait Helix, c'est Les feux de l'amour.
Et dans tout ça, il y a quand même un acteur qui sort du lot : Hiroyuki Sanada (Lost). Il joue ici le docteur Hiroshi Tanake qui dirige le centre de recherche en Arctique. C'est un personnage qui cache beaucoup de choses et qui intrigue. Et même si Hiroyuki Sanada ne nous montre pas toute sa palette d'émotions et incarne un personnage plutôt froid, il faut avouer qu'il a beaucoup de charisme et c'est le seul qui va évoluer tout au long de la saison.

Helix c'est donc une série qui avait du potentiel, de quoi se démarquer, de créer quelque chose d'original sur un sujet vu et revu. Mais au moment où j'écris ces quelques lignes et malgré les points négatifs que je vous ai énuméré, je n'arrive pas à détester entièrement cette série. Pire encore j'avoue avoir regardé les épisodes chaque semaines avec un léger plaisir. Et si finalement Helix était un guilty pleasure ? Vous savez, ce genre de série que l'on critique mais qu'au final on aime quand même regarder. Peut être que Helix n'a pas d'autre ambition que de faire passer un bon moment au spectateur, elle n'a pas pour but de révolutionner le genre ou de décrocher des awards grâce aux prestations de ses acteurs. Peut être même que son plus gros point faible en fait c'est Ronald D. Moore. Voir le nom de Moore à côté du titre de la série fait qu'on en attendait beaucoup trop.

Au vu de la fin de cette première saison, on peut s'attendre à ce que la série se réinvente totalement pour aller vers quelque chose de différent. En repartant sur de bonnes bases le show peut devenir réellement bon.

5/10

Bilan

Une première saison assez moyenne. Mais la suite s'annonce assez différente pour réinventer la série. L'espoir est de mise.

3 Commentaires

  • Adrien
    Le 23/08/2014 à 16h04

    Très bonne critique, je n'aurais pas su dire mieux ! J'aurais peut-être mis un peu plus que 5 mais surement parce que le nom de Moore ne me dit pas grand chose (après recherche c'est normal, je n'ai pas regardé Star Trek ni Battlestar).
    J'ai quand même eu un bon coup de coeur pour l'ex-femme du Dr.Farragut et Hiroshi Tanake, mais c'est vrai que le personnage principal est un vrai loser, surement le pire personnage de la série en fait ! Et ça, même si la série se réinvente dans la saison 2 (+1 pour "l'espoir est de mise"), je ne pense pas que ça changera.
    Enfin voilà, super critique qui reflète bien ma pensée, notamment la notion de guilty pleasure ^^

  • Matt
    Le 24/08/2014 à 17h09

    Merci pour tes compliments, effectivement j'aurais peut être pu mettre un peu plus que 5. C'est cool je suis donc pas le seul à penser que c'est un guilty pleasure :p

  • trepide
    Le 28/08/2014 à 18h24

    Comme quasi toutes les nouveautés de cette année: bcp de potentiel, des hits sur le papier, mais une série sans grand intérêt au final. J'aurais sans doute plutôt donné 6 (même si je n'ai pas réussi à aller jusqu'à la fin, 5, c'est dur).
    Et je rejoins le côté "guilty pleasure". Ce qui est gênant, c'est que c'est la seule carte que peuvent jouer les séries de cette année...

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