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Death Comes To Pemberley - Bilan Death Comes To Pemberley

Résumé

Adaptation de Pride and Prejudice. Elizabeth et Darcy, mariés depuis 6 ans, préparent leur bal annuel. Mais tout ne vas pas se passer comme ils le souhaitent.

Bilan Death Comes To Pemberley © 2014 - BBC

Juin 1803, 6 ans après leur mariage, Fitzwilliam et Elizabeth Pemberley s’affèrent à l’organisation de leur bal annuel à Pemberley. Mais un tragique accident vient tout chambouler, au point même de remettre en question leur mariage.


Si vous êtes fan de period-drama et plus particulièrement des histoires de Jane Austen, alors vous avez certainement espéré comme moi savoir ce qu’il advint d’Elizabeth Bennett après son mariage avec ce cher Fitzwilliam Darcy à la fin d’Orgueil et Préjugés.
P.D. James a remédié à cette question avec son roman Death Comes to Pemberley (La mort s’invite à Pemberley), retranscrit ici dans cette cette mini-série de 3 épisodes. Nous retrouvons donc le couple, six ans après leur mariage, parents du petit Fitzwilliam, alors qu’ils préparent leur bal annuel se déroulant dans leur majestueuse demeure de Pemberley.
N’ayant pas lu le livre de P.D. James, cette critique porte uniquement sur la mini-série éponyme, et son parallèle avec l’histoire originelle de Jane Austen.

Dans les rôles titre nous retrouvons deux habitués du petit écran : Anna Maxwell Martin (habitué aux drames en costumes tel Bleak House, North & South) et Matthew Rhys (The Americans, Brothers & Sisters). Matthew Goode (plus habitué aux rôles cinématographiques, il a rejoint le casting de The Good Wife depuis la saison dernière) joue quand à lui le détestable George Wickham et Jenna Coleman (Dr. Who’s sidekick) son épouse, Lydia, complètent le casting.

Ceux qui ont vu la version cinéma de Pride and Préjudice de 2006 seront heureux de retrouver Chastworth House, qui avait déjà servi de décors pour les scènes à Pemberley. La réalisation de Daniel Percival et la cinématographie de Steve Lawes rendent ici plus que justice à ce lieu magnifique et aux paysages et couleurs du Derbyshire.

Pour les autres, plusieurs flash-back ponctuent les deux premiers épisodes pour vous mettre au parfum, revenant sur les débuts houleux de l’histoire d’Elizabeth Bennett et Fitzwilliam Darcy. Ces extraits mettent également en lumière la tâche difficile qui incombe aux acteurs de passer après l’iconique Colin Firth de la version de 1995, ou la charismatique Keira Knightley de celle de 2006. Il nous faut un temps d’adaptation mais au final, ils réussissent à nous faire oublier leurs prédécesseurs.
Mais ceux d’entre vous qui aspirent à beaucoup de romance entre le duo central serez malheureusement déçus. Nous avons le droit à quelques très beaux moments au début et à la fin, magnifiés par l’alchimie entre Maxwell Martin et Rhys et la magie des lieux. Mais le reste n’est malheureusement fait que de doutes et d’affrontements, alors que Wickham fait son retour dans leur vie, apportant la mort à Pemberley.

Il est un peu difficile au départ d’associer le monde victorien de Jane Austen avec une histoire de meurtre et toute l’enquête qui s’en suit. C’est d’ailleurs le problème majeur de cette mini série. Difficile tâche pour la scénariste (Juliette Towhidi) et le réalisateur de trouver un savant mélange entre les deux mondes, tout en se réappropriant l’histoire originelle. Mais nous finissons par nous prendre au jeu. Nous attachant aux personnages, et souhaitant connaître le fin mot de l’histoire : si oui ou non Mr. Wickham a tué son ami. Matthew Goode a fait un bon travail, en réussissant à nous rentre attachant un personnage que l’on se préparait à détester. Ses scènes communes avec Matthew Rhys sont d’ailleurs excellentes.
Même chose avec Jenna Coleman qui sait rendre son personnage irritable à souhait, mais au final pas si sotte quand il s’agit du vrai visage de son mari. Ces deux-là sont finalement complémentaires.

Enfin Georgiana, la petite sœur de Darcy, a bien grandi et trouvé l’amour en la personne de Mr. Henry Alverston (avocat aux tendances quelque peu radicales). Mais leur histoire ne sera pas sans obstacles et apporte le lot de romance semée d’embûches vu la différence de rang des deux intéressés, à l’image des Darcy quelques années plus tôt. En attendant, ils remplissent notre petit cœur de romantique tout au long de l’histoire.

Pour finir, c’est un plaisir de retrouver James Fleet (Little Dorrit, Quatre mariages et un enterrement), dans le rôle de Mr. Bennet, le père d'Elizabeth qui doit toujours autant composer avec les « pauvres nerfs » de Mrs. Bennet. On retrouve ici la même complicité père-fille bien connue dans Pride & Prejudice. Nous revoyons également la sœur aînée, Mary, qui vient rendre visite à Pemberley, malheureusement sans Mr. Bingley. Et aucune trace des autres filles Bennett qui ont visiblement toutes réussi à trouver un mari. Il aurait été agréable d’avoir toute la famille enfin réunie au terme de l’histoire.


I'm a Darcy! This place, this family, was not sustained or built by people doing what they want! It's bigger than you or I, or any of us! We play our part, so it may continue after we're gone. I'm choosing to do this.

8/10

Bilan

Une mini-série efficace, avec un savant dosage de period-drama romantique et d’intrigue politico-judiciaire. Et des acteurs qui redonnent vie à des personnages tant aimés depuis des décennies. La réalisation, la photographie et la bande orchestrale magnifient le tout, glorifiant les paysages et couleurs du Derbyshire et la demeure de Pemberley. On se croirait de retour au XIXe siècle. Fans Austenniens, cette « suite » est faîte pour vous.

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Note de la série :
7.7/10