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Devious Maids - 4x10 : Grime and Punishment

4x10 : Grime and Punishment © 2016 - Lifetime

Si Desperate Housewives manque cruellement au paysage télévisé américain, Marc Cherry continue quand même de nous rassasier de sa folie douce à travers les frasques de femmes de ménage décomplexées dans Devious Maids.

Confortablement installée sur Lifetime depuis quatre étés maintenant, la série n'a jamais vraiment convaincu le public en mal d'intrigues aussi truculentes qu'improbables. Si la troisième saison a réussi à remonter le niveau de qualité, elle n'en demeurait pas moins freinée par une intrigue policière redondante (comme c'était le cas dans Desperate Housewives, chaque saison de Devious Maids installe un « mystère » paradoxalement peu mystérieux en général).

Force est de constater que ce qui était un plaisir coupable lors des trois premières saisons, grâce à des comiques de situations outranciers, devient une série fort agréable pour laquelle il serait dommage de bouder son plaisir dans sa quatrième apparition. Cette fois-ci, toutes les « maids » ont une story-line intéressante (eh oui, même Rosie!). Alors que Spence est accusé du meurtre de sa femme dès le premier épisode, Rosie s'improvise détective privé pour innocenter l'homme de sa vie. Ainsi, si l'interprète de ce personnage demeure irritante, les autres personnages n'hésitent pas à la tourner ouvertement en ridicule témoignant de l'auto-dérision dont fait à présent preuve la série de Cherry. De son côté, Marisol renoue avec les intrigues de la première saison en espérant voir son roman (roman portant sur l'intrigue de la première saison – subtil mise en abyme!) être adapté sur grand écran et si cette storyline est celle qui convainc le moins, elle n'en demeure pas moins dynamique et permet de retrouver James Denton (Mike Delfino dans Desperate Housewives) dans un registre bien différent !

Mais la réussite de cette première partie de quatrième saison est à retrouver dans trois autres personnages féminins. Zoila, tout d'abord, qui se détache de l'aura rébarbative représentée par sa « patronne » et amie Geneviève Delatour, et qui s'invente littéralement une richesse qu'elle n'a pas. Cette situation, somme toute fidèle à l'esprit cocasse de Marc Cherry, trouve son intérêt dans les relations que ce personnage commence à entretenir avec un être qu'elle détestait auparavant en la personne d'Adrian Powell : la suite de la saison nous dira où cela mène. Les Powell d'ailleurs ne sont pas loin de devenir les personnages principaux de la série. Si la perversité d'Adrian amuse toujours autant (les séquelles du season finale de la saison 3 sont rapidement évincés), sa femme, Evelyn, déploie tout son potentiel comique et sensible. Contrainte d'abandonner le luxe, elle rivalise d'astuces et de mous sceptiques pour reconquérir sa place sans devoir appeler à l'aide son futur ex-mari (la série ira-t-elle jusqu'au divorce ?). Par ailleurs, Carmen brille enfin, en laissant de côté des histoires amoureuses qui ne lui vont pas, pour se re-concentrer sur son passé et l'apparition de sa fille, à l'origine d'un nombre incalculables de situations comiques menant à la comparaison entre une fille et sa mère (et l'âge qui va avec!). Clairement, la série fait bouger les dynamiques qui enlisaient auparavant les personnages en remettant en question leurs situations, mais elle le fait avec cohérence !

Assumant enfin pleinement son caractère féministe, la série impose des figures de femmes libres dans cette première partie de saison. Rosie cherche à sauver son mari, Marisol essaye d'imposer ses volontés aux producteurs hollywoodiens, Zoila s'émancipe de ses préjugés, Carmen assume enfin ses erreurs passées et Evelyn se détache des ondes néfastes de son mari : on pourrait presque parler de réussite. Toutefois, nous sommes encore loin de la maîtrise de la première saison de Desperate Housewives. La plupart des situations répètent ce que l'on a déjà vu dans la série phare de Cherry et les intrigues demeurent invraisemblables au possible – et l'intrigue principale peine encore à convaincre complètement même si de vrais efforts d'écriture sont réalisés.
Pourtant l'ensemble est efficace, et le plaisir est bel et bien là grâce à des acteurs très investis (on appréciera également une furtive apparition d'Eva Longoria dans le season premiere de la saison, qui est l'occasion d'émettre une critique des conditions de tournage de Desperate Housewives). Alors, pourquoi s'en priver ? Il ne reste plus qu'à espérer que la deuxième partie de saison continuera sur cette voie joliment tracée.

7/10

Bilan

Une première partie de saison cohérente et dynamique, qui s'éloigne des simples situations rocambolesques chères à la série pour construire des intrigues plus inspirées. Vivement la suite !

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Note de la série :
8.8/10