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Fear The Walking Dead - 3x3 : TEOTWAWKI

Résumé

Madison, Nick et Alicia commencent à prendre leurs marques dans le ranch des Otto. De l’autre côté de la frontière, Strand retrouve un ancien ami.

3x3 : TEOTWAWKI © AMC - 2017

Attention : vous devez avoir vu l’épisode avant de lire cette critique.

LFDMTQNLC débute d’une manière bien étrange. Des images d’archives de destruction et d’émeutes défilent mais n’ont aucun rapport avec l’apocalypse zombie à laquelle nous avons assisté au début de la série. On découvre alors qu’il s’agit d’une -parmi plusieurs- VHS appartenant à Jeremiah Otto qui s’avère être un survivaliste, et qui a construit sa notoriété et son patrimoine sur ce business. C’est là que l’acronyme du titre prend tout son sens puisqu’il signifie « La Fin Du Monde Tel Que Nous Le Connaissons » (TEOTWAWKI en anglais), un terme inhérent au survivalisme.

Les zones d’ombres s’éclaircissent au fur et à mesure, laissant apparaître une communauté bien organisée et prête à faire face à toutes les situations, rappelant Alexandria et d’autres de l’autre côté du pays. On en apprend plus sur la famille fondatrice, les Otto. Le fort Jeremiah (Dayton Callie) s’avère avoir été un père de famille imparfait et aspire à devenir un messie d’un nouveau genre. Bien que la VHS des rushs inutilisés fait figure de grosse ficelle évidente, elle met en place un parallèle intéressant entre les Otto et les Clark.

Alors que Madison et Jeremiah comparent leur passé et présent familiaux respectifs, leurs enfants eux aussi se rapprochent. Ainsi, Alicia est approchée par une bande d’adolescents qui font passer des soirées fumette et alcool pour du catéchisme. Son parcours depuis la fin du monde intéresse les autres jeunes qui ont toujours vécu, ou presque, à l’intérieur du ranch. Leur seul lien avec le chaos extérieur est Jeff, la tête d’un rôdeur avec qui ils entretiennent une relation surréaliste. Au premier abord un peu tiré par les cheveux, ce passage marque tout de même des points en soulignant la nouvelle personnalité d’Alicia tout en introduisant des personnages, ici des jeunes, en complet décalage avec l’extérieur.

Nick lui aussi est forcé de se mettre à la marge. Bouffé par l’idée de rester sans agir, il accepte la proposition perverse de Troy Otto de le suivre dans la nuit pour chasser le sanglier. Suit alors une scène mémorable, où dans un rire strident digne du Joker, il manque de tuer le jeune homme avant de réaliser qu’ils ne sont peut-être pas si différents.

Alors que tout le monde se juge et se jauge, chacun s’affirme ou se réaffirme. Les Clark semblent prendre à cœur l’héritage de Travis, Madison la première. Celle qui fut jadis une simple conseillère d’éducation dans un lycée prend la casquette de chef de clan avec ambition, n’hésitant pas à prendre part aux recherches visant à éliminer la proche menace à l’origine de la mort de son mari.

De l’autre côté de la frontière, Strand sort une énième carte de sa manche. Il retrouve Dante (Jason Manuel Olazabal), une ancienne connaissance qui gère un point d’approvisionnement d’eau de source. Ce dernier trahit Strand et menace de l’exécuter pour ses vols et arnaques passées. Juste avant, un autre voleur est balancé du haut d’un barrage hydraulique et finit dévoré par une pile de rôdeurs au sol pour montrer l’exemple. Rapide, effrayant et efficace.

Alors qu’il échappe au pire et finit en cellule, Fear The Walking Dead nous surprend et ramène Daniel Salazar (Rubén Blades) d’entre les morts, ou presque puisque l’issue du personnage n’était pas clairement montrée à l’écran la saison dernière. De quoi raviver les espoirs pour Travis, bien que je ne pense pas que son retour soit une bonne idée, à l’image du « Glenngate » de la série mère décrié par les fans.

Si le début de LFDMTQNLC accuse certaines faiblesses, l’épisode prend rapidement son envol et s’affaire à une caractérisation poussée des personnages. Même si elle n’est pas toujours subtile, elle est néanmoins nécessaire et ajoute du relief à l’intrigue. Bien que l’action manque à l’appel, malgré des pics de tensions finement amenés, ce genre de d’épisode est fortement utile et tout aussi solide, sur un plan différent, que le très bon season premiere.

Fear The Walking Dead continue de profiter d’une réelle bouffée d’air frais avec ce troisième épisode qui rebat les cartes plus efficacement que le précédent. Il est fort à parier que le sang neuf derrière la caméra y est pour quelque chose avec le nouveau venu Ryan Scott (Graceland) à l’écriture et Deborah Chow (Reign) à la réalisation pour sa seconde collaboration sur la série.

8/10

Bilan

Un troisième épisode avec peu d’action qui n’en reste pas moins solide et efficace grâce à une caractérisation poussée des personnages et une introduction efficace de nouvelles intrigues.

1 Commentaire

  • Toff63
    Le 28/06/2017 à 12h07

    Hormis le passage horrifique au barrage, l'intrigue de Strand ne m'intéresse pas du tout et le retour de Salazar m'inquiète car il me rappelle de très mauvais souvenirs de la saison 2 foirée.
    Concernant ce qui se passe au ranch, j'apprécie la façon avec laquelle les personnages tentent de s'intégrer, même si comme tu le dis ça manque parfois de subtilité. Si les moments avec Alicia sont plaisants voire hilarants, je reste dubitatif sur le futur rôle de Nick (l'acteur est aussi bon que son personnage est tête à claques) et je trouve que l'histoire de Madison et Otto, malgré quelques bons dialogues, abuse de grosses ficelles.
    Principalement, le regret que j'ai avec cet épisode, c'est son manque flagrant d'action qui fait que le rythme est franchement lent.

    Un peu lent, quelques ficelles évidentes et un Strand qui m'indiffère, voilà les problèmes d'un épisode qui tente néanmoins des choses intéressantes au ranch, en particulier avec Alicia et Madison. 6/10

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Note de la série :
7.6/10