Critiques

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The Bold Type - 1x1 : Pilot, 1x2 : Oh Hell No

Résumé

Petite présentation : cette série est basée sur la vie de Joanna Coles, ancienne rédactrice en chef de Cosmopolitan qui est le plus grand magazine féminin aux USA. Il faut aussi savoir qu’elle fait parti de l’équipe de production de la série et que le personnage de Jaqueline Carlyle est censé la représenter.

1x1 : Pilot, 1x2 : Oh Hell No © 2017 - Freeform

Je tenais à écrire deux informations avant la critique même : je ne lis pas du tout les magazine féminins ou très rarement donc j’ai commencé cette série en tant que newbie. J’ai pu constater que la série était assez souvent comparée à Sex and the city que je n’ai jamais regardé donc je ne ferais aucune comparaison avec cette supposée grande sœur.

The Bold Type suit les histoires de trois amies qui travaillent à des postes différents dans le même magazine appelé Scarlet. Autant le dire tout de suite, ces deux premier épisodes affirment la direction féministe et assez engagée de la série : il y a une volonté de surprendre et de bien faire de la part de la créatrice Sarah Watson (aussi scénariste) qui est très plaisante à regarder.

Le pilote de la série se regarde avec plaisir mais sans grand intérêt car il se concentre trop sur la présentation des situations au détriment des liens d’amitié entre les personnages principaux. Du coup, l’alchimie se voit, s’entend mais on enchaîne trop rapidement avec les problèmes personnels pour réellement s’attacher. Mais il ne s’agit que du premier épisode et je pense qu’il était aussi important de créer une véritable vue d’ensemble sur le fonctionnement du magazine. En effet, il est clair que Scarlet ne sera pas juste un nom utilisé mais un lieu omniprésent avec lequel le spectateur doit se familiariser. Je dirais avant de passer au deuxième épisode qui fait vraiment décoller la série que l’avantage de ce pilote se trouve dans son cast et son humour. Alors je préfère le dire aussi, j’adore Katie Stevens (Faking it) et Aisha Dee (Chasing life) ! Mais on peut aussi souligner la présence de Melora Hardin (Transparent) qui est une grande actrice. Le cast est donc principalement féminin pour autant je n’ai pas ressenti de dédain envers le genre masculin comme ce peut être le cas dans d’autres séries (Desperate Housewifes par exemple).

Le plus intéressant pour moi et en particulier dans « O Hell No » est le démontage des clichés. Il faut le dire le pilote laisse un arrière goût de déjà vu et on peut se dire que le scénario n’ira pas bien loin. C’est là que le deuxième épisode lance la machine et arrive à surprendre de manière simple et efficace sur des sujets devenus clichés. Bien sûr, ce n’est pas non plus d’une profondeur impénétrable mais ce que j’ai apprécié est l’effort de Sarah Watson de créer un réalisme autour de ses personnages. En conséquence, au lieu de cliché ambulant la série offre des figures crédibles ou du moins suffisamment pour s’attacher et partager avec elles. Il faut noter que l’humour aide beaucoup aussi car l’alchimie entre le cast permet un va et vient constant (parfois proche de l’improvisation) que l’on pourrait presque retrouver dans un sitcom. Deux exemples :

— Jaqueline Carlyle : ce personnage aurait pu être un cliché sur patte, une autre copie de « Devil wears Prada » et je serai tombée dans le panneau si je n’avais pas continué la série. Jaqueline est la boss que tout le monde rêve d’avoir (n’est ce pas ?), celle qui vous pousse, qui vous console, qui croit en vous… Et c’est très agréable de voir une figure féminine de pouvoir être plus dans un rôle de mentor que de manipulatrice sans cœur. Après j’ignore à quel point le personnage est proche de la réalité mais dans le fond peu importe.

— L’autre surprise fut le début de romance entre Kat et Adena. Déjà on oublie l’éternel couple lesbien composé de la blonde bisexuelle et de la brune homo ! Non seulement la série offre un paire interraciale mais elle se permets aussi de créer un personnage musulman, artiste et ouvertement lesbien… C’est presque trop comparé au reste des séries télés. Et si l’arc du coming out est aussi devenu un cliché, l’écriture offre au moins de la diversité pour les spectateurs.

Note de l'épisode 1x1

7/10

Note de l'épisode 1x2

8/10

Bilan

Un premier épisode un peu trop simple même si l’humour est présent. Un deuxième épisode presque sans défaut qui lance la série et promet de jolis moments !

2 Commentaires

  • Toff63
    Le 09/09/2018 à 15h04

    J'ai testé le pilot grâce à toi Fiona, car à la base je doutais d'être la cible de ce genre de série girly (et puis les magazines féminins ne mettent pas tous en valeur les femmes, s'intéressant souvent plus à la beauté qu'à l'intelligence) et j'ai rarement (voir jamais) été convaincu par une série de Freeform. Pour l'heure, je suis sur une impression mitigée.

    Parmi les points positifs, je citerais la complicité entre les 3 employées (évidentes à l'écran et qui permet de bons moments de camaraderies), la patronne du magazine qui joue un peu le rôle d'une mère (et non celle d'une boss peau de vache comme on a pu en voir des milliers dans les séries et films) et l'arc entre la journaliste et la photographe musulmane et lesbienne, même si la résolution est torchée comme c'est pas possible, tuant toute force dramatique. Les questions du coming-out et de la libération de la femme rehaussent cette partie, ainsi que l'interprétation sans faille de Aisha Dee.

    Parmi les points négatifs, je dirais l'amourette pénible et niaise entre employés, un univers too-much (la réunion pour le coup est assez anti-mec), un excès de musiques (comme aux pires heure de la CW) et le sujet bateau et pas détaillé de l'ex (qu'y a t-il dans l'article final???).

    Bref, c'est pas catastrophique comme le pitch me le laissait craindre, mais il y a encore pas mal de défauts, notamment dans le traitement de certaines thématiques, encore superficielles. 5/10

  • Toff63
    Le 14/09/2018 à 11h43

    Le deuxième épisode est en effet nettement meilleur car il s'amuse de sujets à forte connotation sexuelle (l'orgasme, les positions sexuelles, le porno) tout en prenant de la profondeur sur certaines choses (les désirs professionnels de Sutton, l'incertitude sexuelle de Kate et la pression que ressent Jane à n'avoir jamais eu d'orgasme).

    Sur le premier point, le démarrage est un peu niais, avant de gagner en intelligence sur le difficile dilemme entre travail et plaisir.
    Sur le deuxième, j'aime l'idée que Kate éprouve de l'attirance pour Adena sans pour autant ressentir un besoin sexuel avec elle. L’ambiguïté de ce sentiment casse les clichés et offre des possibilités de réflexion forte sur le sujet. Le fait qu'Adena ait déjà une femme dans sa vie paraissait casse-gueule mais pour l'instant The Bold Type ne l'utilise pas de manière clichée et ne semble pas s'orienter vers un triangle amoureux à la noix.
    Sur le dernier point, je salue le ton résolument décomplexé de la série, parlant de gynéco, de porno, de sexologue et de fantasmes sans limites et avec à la fois du sérieux (les craintes de Jane, assumer publiquement sa situation) et beaucoup d'humour (la scène du Yoni coincé est tordante!!!). Mes 2 seuls reproches sont l'abus de musiques et la trame avec le gars qui drague Jane. Pour le coup, la séquence de l'ascenseur tombe grandement dans le prévisible et le cliché.

    Enfin, si j'aime le côté éducatif de Jacqueline, je regrette qu'elle ne le soit qu'avec Jane et non les autres. 7.5/10

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