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The Defenders (2017) - Bilan saison 1

Bilan saison 1 © 2017 - Netflix

Vous avez lu mes critiques sur les deux premières saisons de Daredevil (et la saison 2), puis celle sur Jessica Jones, Luke Cage et récemment sur la dernière série super-héroïque de Marvel/Netflix, Iron Fist. Nous allons aujourd'hui conclure ensemble la phase 1 du Netflix-verse avec un bilan de The Defenders. Prêts ?

Showrunnée par Douglas Petrie, Marco Ramirez et Drew Goddard, qu’on avait déjà pu voir à l’œuvre sur Daredevil, la série The Defenders (2017) avait été annoncée en 2013, dans un grand plan télévisuel dont l’objectif était d’avoir un univers partagé similaire au MCU. Et après 4 ans et 4 séries solos (5 si on compte par saison), nous voici au moment fatidique. Quel constat pour cette grande réunion tant attendue ?

De manière générale, il en ressort un sentiment positif car au-delà d’une simple série de super-héros, The Defenders est avant tout une aventure humaine, bien loin des clichés habituels. Mettant en scène des protagonistes forts avec des histoires personnelles poignantes. Même si des facilités/erreurs scénaristiques (on y revient dans un petit instant) parsèment çà et là la production Marvel, l’ambiance, le ton, la réalisation et le traitement des personnages principaux font vite oublier les quelques points négatifs que l’on peut trouver à The Defenders. Mais après tout, quelle série est réellement parfaite à 100% ?

The Defenders : une aventure humaine

Composée de seulement huit épisodes, The Defenders laissait entrevoir un show plein d’action, sans une once de profondeur. En effet, les bandes-annonces diffusées çà et là au cours de la période promotionnelle mettaient le plus souvent en scène nos quatre héros dans des séquences de combat, sur lesquelles nous reviendrons plus tard. Mais contre tout attente, la série a dévoilé quelque chose de beaucoup plus humain dans sa composition scénaristique, quitte à mettre carrément l’action de côté. Certains diront que The Defenders est une production très bavarde et que le rythme est lent, je ne suis absolument pas d’accord.

Que ça fait du bien de voir une série prendre son temps, développer et traiter ses personnages intelligemment, sans caricature, comme on peut le voir régulièrement dans les séries super-héroïques de la CW. A l'heure où Arrow, Flash et Supergirl nous tartinent de séquences téléphonées, dont la majeure partie des rebondissements sont sentimentaux, Marvel et Netflix ont su apporter une véritable noirceur à leurs projets. Un côté adulte aux relations humaines sans chichi, sans dialogues nian-nian et d'une grande poésie dans certains moments. Alors, oui, la CW est une chaîne américaine axée vers un public ado, mais cela n'est pas une excuse pour justifier le comportement de scénaristes fainéants. D'autant que la CW sait faire des shows sombres à caractère mature (The 100).

Les deux premiers épisodes sont d’une redoutable efficacité. Pourtant, cela partait mal. La scène d’exposition avec Danny Rand, Colleen Wing et Elektra était très mal réalisée, mal cadrée et franchement dispensable.
Mais c’est lorsque que l’on revient à New-York et que l’on suit indépendamment Matt Murdock, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist évoluer dans l’environnement d’Hell’s Kitchen ou de Harlem que The Defenders révèle ses qualités d’écriture. La série pose les bases de son intrigue avec minutie, dont la complexité va amener chacun des protagonistes à se croiser. D’abord Luke Cage et Iron Fist, dans une scène hilarante puis Matt Murdock et Jessica Jones, dans une joute verbale hyper travaillée au sein d'un commissariat de Police. Et c’est la grande force de The Defenders à mon sens, les dialogues. Les showrunners se sont vraiment appliqués aux moindres détails, livrant des dialogues aux petits oignons aux téléspectateurs. Sans tomber dans la facilité ou les clichés, la production Marvel/Netflix offre d’incroyables moments d’émotions et d’humour, un humour subtil dont seule La Maison des Idées a le secret. Le meilleur moment restera sûrement celui où Jessica Jones demande à Murdock comment il peut se payer un loft dans New-York et que celui-ci lui répond que le panneau publicitaire ne peut pas le gêner la nuit.

Pour en revenir à l’équipe, The Defenders prend donc le temps avant de réunir ses héros (3 épisodes) et c’est à partir de l’épisode 4 que bons nombres de critiques, qui visiblement ne comprennent pas grand-chose à l’aspect humain que voulaient imposer Marco Ramirez et Douglas Petrie, ont annoncé dans leur bilan qu’aucune alchimie ne se dégageait entre les personnages. Mais vous êtes-vous simplement demandé pourquoi ? Les héros de The Defenders ne sont pas les héros de The Avengers et Netflix n'est pas Marvel Studios. Les héros présentés sont moins lumineux, plus sombres (dans leur façon d'intervenir ou de voir le monde qui les entoure), vivent des drames personnels vraiment plus profonds, un ressenti du en partie à l’aspect terre à terre des productions et au temps accordé à développer les failles des personnages, il faut l'avouer. Ce sont des protagonistes également plus réservés, solitaires, peu habitués à travailler en équipe. Il y a donc bien une alchimie, mais plus hésitante, plus confuse, on doit sentir que la situation les agace et que travailler ensemble les ennuie profondément et la série le retransmet parfaitement.

Pour la réalisation, je l’ai trouvé très aboutie (notamment les transitions faites entre les personnages durant les premiers épisodes mais aussi durant le reste de la saison entre les séquences), mais malheureusement pas là ou je l’aurais souhaité, comme énormément d’entre vous. Les scènes de combat manquent cruellement d’ambition, au-delà du fait qu’elles soient souvent mal réalisées, la faute à un cadrage serré, en shaky-cam la plupart du temps, qui est selon moi le réel cancer des scènes d’action, que ce soit à la télévision ou au cinéma. Mais tout n’est pas à jeter, celles entre Iron Fist contre le reste de l’équipe est magnifiquement mise en scène, tout comme celle dans le resto chinois qui n’était pas mauvaise. On trouve également des qualités sur la première partie du combat entre les membres de la main et Iron Fist dans un des bureaux de Midland Financial Circle (la seconde partie avec les autres héros qui interviennent l'est beaucoup moins). Même l’acteur Finn Jones s’est amélioré. Dans The Defenders, on sent le comédien plus investi que dans Iron Fist, à la fois dans les scènes d’action, mais aussi dans les scènes plus « paisibles ». Il dégage enfin quelque chose. Quand il est en colère, on le ressent, quand il est nerveux, on le ressent. Good point !

Concernant l’ambiance des couleurs. Elle est exactement la même pour chacun des personnages que dans leurs séries solo, même si j’avoue avoir eu un peu de mal avec le filtre jaunasse des apparitions de Luke Cage, qui ne m’avait pourtant pas plus choqué que cela à l’époque de la diffusion de sa série. Mais l’aspect sociétal qu’offre le personnage à la série compense largement ce petit défaut. L’important n’était-il pas de retrouver le défenseur d’une communauté délaissée tel qu’on le connaît, avec sa morale et ses valeurs ?

Je terminerais cette première partie en saluant la performance d’interprétation de Charlie Cox alias Matt Murdock/Daredevil, qui survole littéralement, par son jeu, tous les autres personnages de la série, qu’ils soient principaux ou secondaires. On ne va pas se mentir, jouer un avocat/ninja aveugle c’est ultra-compliqué, et peu d’acteurs sont capables d’offrir une manière originale de jouer un handicapé de la vue. Mais de par son interprétation et surtout par sa prestance, sa démarche, ses mouvements de tête, sa façon de « fixer » le « vide » ou de se concentrer sur un son, Charlie Cox parvient à donner vie de façon crédible et convaincante le personnage créé par Stan Lee et Bill Everett.

Une série presque parfaite

Au-delà des séquences d’action pas toujours réussies, la série souffre de quelques petites incohérences scénaristiques (rien de grave si on ne s'attarde pas sur ce genre de détails). Si le début laissait envisager une intrigue complexe, la suite n’a pas tenu tous ses engagements, notamment sur les enjeux et les motivations de La Main, puisqu’on apprend que leur but ultime est de détruire New-York pour récupérer une substance leur permettant de continuer à vivre pour l’éternité. Alors, oui, sauver une ville est un enjeu global (un peu répétitif mais bon...) mais les motivations sont quant à elle un peu légères, d'autant que s'il ne reste plus qu'un seul dragon sur Terre à qui tirer de cette substance magique, comment espérer vivre éternellement ?
Mais d'autres choses sont encore plus incompréhensibles et parfois même restent inexpliquées. Comme les tremblements de terre. Par quoi sont-ils provoqués ? Par les multiples tentatives de passer la " porte " ? Alexandra nous parle d’un processus qu’il faut accélérer, lors d'une " confrontation " avec Madame Gao à Central Park, mais lequel ? Sans Iron Fist tu es bloquée, et tu dois le savoir, alors pourquoi ne pas dire dès le départ : « Il nous faut le Iron Fist pour finaliser notre plan et rapidement. Retrouvez le ». Tout cela est très confus. Et Elektra, parlons-en. Tout au long de la série, et même dans la seconde saison de Daredevil, on nous dit qu'elle est le Black Sky, super, mais qu’est-ce que c’est concrètement ? Quel est le but de cette " entité " ? J’ai peut-être loupé des choses. N’hésitez donc pas à me laisser un commentaire pour me dire comment vous avez perçu cela, avec indulgence s’il vous plaît.

Finalement, le personnage d’Elektra était largement dispensable, et n’a pas vraiment d’intérêt mis à part celui de donner un ultime rebondissement à The Defenders dans l'épisode 6.
D'autre part, et c'est le seul revirement de situation cliché de The Defenders, pourquoi ne pas faire d'Elektra une méchante jusqu'à la fin ? Émotionnellement, cela aurait eu davantage d'impact sur le téléspectateur et aurait aussi évité le cliché du " méchant pas si méchant " que l'on supporte tous, principalement quand cela est mal fait. Malheureusement, cela se voyait comme le nez sur la figure, notamment à cause de scènes pas très astucieuses comme celles où Elektra se pose des questions sur elle même ou encore celles où elle dort sur le lit de Matt. C'est donc un sentiment mitigé qui se dégage de ce season finale, à l'image de celle de la seconde saison de Daredevil.

Concernant Alexandra, l’interprétation de Sigourney Weaver m’a laissé de marbre. Si la fragilité du personnage (comme celle de l'Organisation) est plaisante, je n’ai jamais ressenti la menace qu’elle était censé représenter (Madame Gao en imposait davantage).
De plus, si j'ai apprécié que la série n'utilise pas les personnages secondaires (un peu délaissés, il est vrai) comme des " demoiselles en détresse " à secourir (encore un cliché évité, merci !), j'aurais malgré tout aimé que La Main et donc Alexandra qui en est à la tête, trouve des moyens efficaces de prendre le dessus (physiquement parlant, j'entends) sur nos héros. Quand on sait qu'on a affaire à un ninja aux sens hyper développés, à un autre ninja dont le poing peut faire tomber un immeuble entier, à une femme qui sait voler et possède une super force et un balèze indestructible, on envoie pas les sous-fifres tenter de neutraliser de tels phénomènes. On envoie les meilleurs et on les équipe d'armes capables de neutraliser leurs dons (la façon dont Styx neutralise Luke Cage est, par exemple, ce qu'on attendait). C'est assez énervant ce genre de scènes où on sait à l'avance que les héros ne craindront rien.

8/10

Bilan

Si les scènes d'action ne sont pas toujours réussies (mais est-ce vraiment ce que l'on souhaite voir, une série sans âme parsemée d'explosions et de coups de poing à tout-va ?), The Defenders n'en reste pas moins une série de grande qualité. Humaine, la production Marvel/Netflix a su réunir quatre héros que tout oppose avec intelligence, malgré des enjeux qui manquaient parfois d'envergure.
Réalisation/ambiance séduisantes, rythme calme, posé et réfléchi, justesse dans l'interprétation, dialogues alléchants, The Defenders parvient à son objectif, celui d'imposer son univers partagé télévisuel.

6 Commentaires

  • Kev
    Le 27/08/2017 à 18h16

    Très bonne critique comme toujours, même si j'avoue que je ne partage pas la note et certains points de ta critique (ce serait trop facile sinon :p) Comme toi, j'ai pas du tout compris le truc autour du Black Sky, j'ai compris que c'était une arme, mais je ne comprends pas son fonctionne ni comment ça marche ? car elle semble être pareille que dans la S2 de Daredevil, je veux dire elle savait déjà se battre et elle avait déjà ses aptitudes donc ... pas compris :/ Et comme toi, le personnage de Sigourney Weaver est assez bof, elle n'est pas imposante ni même flippante et j'ai trouvé que son jeu était parfois assez moyen, pas assez expressif à mon goût, on ne sent pas l'urgence dans ses actions. Comme toi, j'ai trouvé que le personnage d'Elektra était dispensable, je ne suis pas un puriste des comics, mais pour moi Elektra a toujours été un sidekick ou une antagoniste mineure, là lui donner un plus grand rôle était assez bizarre, surtout qu'on ne comprend pas vraiment ses motivations, car elle n'a aucun intérêt à vouloir retourner à K'un Lun, ni à vouloir obtenir la substance car elle est censée être l'arme ultime ... Et grosse déception pour Jessica Jones qui a été sous utilisé à mon avis, cela se sentait que les scénaristes ou la production ne savaient pas quoi avec ce personnage et j'avais senti dès les premières bandes annonces, tout le monde a un rôle bien défini dans l'équipe Luke Cage est l'indestructible gros muscles, Daredevil est la conscience et Danny Rand est le jeune fougueux un peu drôle et Jessica Jones est juste la fille parce qu'il en faut une, dans les bandes annonces elle est vendue comme étant la "smart-ass detective" sauf que ce n'est pas du tout utilisé dans la série, car elle n'a jamais eu à faire face à la Main auparavant donc c'est Matt ou Stick ou Danny qui amènent les infos sur l'organisation et SPOILERpour les plans du QG de la Main, c'est encore Matt qui les trouve, non elle. Le personnage est totalement sous exploité et son implication dans les scènes de combat est minime voire quasiment inexistant ...
    J'avoue que j'ai été pas mal déçu par la série, je m'attendais à tellement mieux ... j'espère que le retour dans les séries sera nettement meilleur :/

  • negeil
    Le 28/08/2017 à 14h52

    Concernant Elektra, elle n'est absolument pas dispensable car dans un des comics... c'est elle la chef de La Main !
    Ils ont donc parfaitement suivi cet arc scénaristique ainsi que sa résurrection, aussi présente dans les comics.
    D'ailleurs c'était même attendu depuis la fin de la saison 2 de DD, voir même avant car Elektra n'était pas encore morte !

    @Kev : Concernant Jessica Jones, au contraire c'est elle qui apporte l'humour dans la série !
    "I'll punch you so hard you'll see"
    " So it's just me that haven't learn kung-fu" etc..

  • Yazid
    Le 30/08/2017 à 16h46

    Merci pour ta critique Loïc !

    - Netflix/Marvel a vraiment bien fait de ne pas faire un Avengers de la TV comme tu le précises. C'était vraiment appréciable.

    - pour moi, tout autour du Black Sky est mauvais. C'est censé être une arme surpuissante et comme le dit Kev dans son commentaire, Elektra ne fait pas mieux que pendant Daredevil S2. Pareil pour La Main. On nous tartine que ses leaders sont super forts et au final aucun (même Gao dont on décrédibilise le charisme construit les précédentes saisons) n'a réussit à vraiment me donner l'impression de danger. Encore pire pour le personnage de Sigourney Weaver soit disant implacable : elle disparait avant même d'avoir pu faire preuve de ses pouvoirs. Je partage entière toute la fin de ta critique.

    - concernant les personnages secondaires, le seul mot qui me vienne à l'esprit est INUTILE. Ils sont là parce qu'ils doivent être là. Les scènes dans le commissariat tous ensembles respiraient le malaise. Bizarrement, leur présence fonctionne un peu mieux quand ils sont chacun aux côtés de leur personnage respectif. Je regrette que la relation entre Trish et KAren n'ait pas donné lieu à une storyline secondaire qui aurait pu nourrir la principale avec une enquête parallèle par exemple vu qu'elles sont journalistes. Dommage aussi de ne pas avoir donné un rôle plus important à Hogarth qui aurait pu être utile.

    En bref, je vais être très très sévère avec la série. Pour moi, The Defenders évite de peu l'accident industriel, sauvé par ses personnages et leurs interprètes très très bons ! Je rejoins le commentaire de neigeil sur Jessica Jones par exemple. Iron Fist hérite même d'une meilleure caractérisation que pour toute sa catastrophique saison solo. Je suis ultra déçu par ce qu'on nous propose : storyline prévisible et molle, absence totale de scénario (dans le détail), dialogues bidons (quand on fait dire aux personnages ce qu'il se passe à l'écran c'est qu'il y a un problème) et surtout une gestion chaotique de la menace ! Pas une seule fois je n'ai ressenti un quelconque danger face à La Main qu'on nous présentait comme l'ennemi ultime.

    Comment Marvel/Netflix a pu nous proposer une telle coquille vide malgré le potentiel énorme construit avec les saisons solos ? Au final , les huit heures de la saison auraient pu se résumer à un petit épisode crossover gentil. J'avais énormément d'attente pour Defenders. Quelle déception. Après une saison 2 de Daredevil en demi-teinte et une première saison bâclée d'Iron Fist, la débandade continue. Ça s'appelle se tirer une balle dans le pied je crois, non ?

  • Kev
    Le 30/08/2017 à 19h53

    @negeil Je suis tout à fait d'accord, j'ai lu aussi les comics sur Elektra, je connais les principaux arc narratifs sauf qu'ici on est dans une série, pas dans un comic book. C'est une adaption, je suis d'accord mais ça ne peut pas être traité de la même manière à l'écran que dans un comic book, ça ne fonctionne pas ainsi. Et je suis désolé, je suis un grand fan d'Elektra dans les comics, mais dans la série ce n'est pas crédible, c'est un personnage secondaire qui obtient le rôle d'antagoniste (qui n'en est pas vraiment un au final) et elle n'a pas de motivation, ni de but dans la série. Comme je l'ai dit avant, elle n'a aucune raison de vouloir retourner à K'un Lun puisque Matt est à New York et qu'elle a pu atteindre K'un Lun pour tuer les moines, elle est censée être l'arme la plus puissante donc je la vois mal vouloir l'immortalité puisque rien ne peut l'arrêter, elle n'a pas besoin de la substance donc pourquoi voudrait-elle aider Gao et compagnie qui n'ont pas arrêter de la sous estimer, de sous estimer sa puissance ? et surtout pourquoi des personnages tels que Gao et autres se mettraient au service d'Elektra qu'ils considèrent comme étant faible ? Elektra était carrément dispensable en antagoniste dans les deux derniers épisodes. Elle n'a aucune motivation, aucun but donc complètement inutile dans ce rôle.

    Et pour ce qui est du personnage de Jessica Jones, elle a quelques punchlines comme les autres personnages, mais elle est rarement inclus dans les scènes de combat, on la voit rarement enquêter puisque ce sont les autres personnages qui apportent les infos sur la Main, elle est là parce qu'elle a eu sa série sur Netflix comme les autres, mais elle est sous exploitée par rapport aux personnages:
    Matt est lié à Elektra, la Main, Stick, Froggy et Karen.
    Luke Cage est lié à Misty, Claire et la communauté d'Harlem. Iron Fist a Colleen, il est lié à l'intrigue de la Main.
    Jessica Jones ne fait que graviter autour de tout ça ...

  • Yazid
    Le 31/08/2017 à 17h29

    Ton éclaircissement sur le rôle de Jessica Jones me fait un peu penser comme toi du coup. J'aurai aimé la voir davantage, d'autant plus qu'elle avait commencé une vraie enquête en solo avant qu'elle ne soit versée à la storyline principale en diluant le temps à l'écran attribué au perso.

  • Toff63
    Le 02/10/2017 à 13h05

    La série est séduisante dans sa façon de rassembler les personnages autour de la lutte contre La Main, de montrer leur alliance un peu contre-nature et d'expliquer à quel point ils n'aspirent pas à être des super-héros, moins quand il s'agit d'éclaircir la menace qui pèse sur New York.
    Le scénario bascule en seconde moitié dans le confus, où la tension n'est jamais vraiment là. Les pouvoirs de Gao, Alexandra, la nature d'Elektra, tout cela est sacrément flou jusqu'à un season finale un poil décevant.
    Côté action, j'ai retrouvé certaines fois la qualité incroyable des combats de Daredevil (et ce fameux plan-séquence de l'épisode 1.02) mais pas toujours, la série échouant au niveau des plans serrés peu lisibles.
    Côté personnages, Daredevil/Matt reste le meilleur de l'association Marvel/Netflix, tant dans les combats que dans la profondeur, alors que Luke et Jessica me plaisent toujours mais ont des pouvoirs moins emballants. Quant à Iron Fist, je n'y arrive décidément pas avec lui, l'acteur est fade. Pour les rôles secondaires, Misty, Colleen et Claire sont les meilleures alors que Foggy, Karen, Trish et Hogarth sont là un peu pour rien, juste pour les inclure dans l'univers defenders.

    Au final, je pense que 8 épisodes c'est insuffisant pour une telle série. Avec 13 épisodes, comme les séries solos de Daredevil et Cie, il y aurait eu plus de temps pour clarifier l'intrigue et inclure les personnages secondaires.
    Si The Defenders a de nombreux défauts, sa première moitié rattrape la seconde et l'attachement que l'on ressent pour les "héros" (sauf Iron Fist) fait passer les moments plus mitigés. 7/10

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