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Star Trek: Discovery - 1x4 : The Butcher's Knife Cares Not for the Lamb's Cry

Résumé

USS Glenn disparaît en laissant derrière lui une grosse bêbête. Lorca enrôle notre héroïne sur son vaisseau.

1x4 : The Butcher's Knife Cares Not for the Lamb's Cry © 2017 - CBS

Contrairement à la semaine précédente, ce quatrième épisode a de quoi faire couler de l’encre grâce notamment à son scénario. Le spectateur peut par ailleurs se retrouver divisé entre les bons et mauvais choix scénaristiques. J’ai été tentée, au passage, de simplement écrire une introduction avec un final comme « pas besoin d’une critique tout est en dans le titre » mais cela aurait été un peu paresseux de ma part…

Commençons par le négatif :

A mon sens, cet épisode est celui avec le plus de fautes scénaristiques. La série vient de démarrer et tout le monde a le droit à l’erreur mais il ressort de ces choix un goût de superficialité assez désagréable.

Tout d’abord, l’arc de Voq qui est dressé tel un parallèle avec celui de Michael (isolation, repartir de rien, trouver sa place…). Mon problème n’est pas avec l’histoire en elle-même mais plutôt les détails qui la composent. On apprend que le vaisseau ère depuis six mois, qu’il manque une pièce significative pour la réparation et que l’équipage meurt de faim. Jusque là tout va bien, y compris la partie cannibalisme qui s’inclut parfaitement avec la notion de survie. Les erreurs commencent avec l’arrivée de Kol : pourquoi aucun membre des différentes familles n’est venu en aide à l’équipage ? Kol n’est pas le seul à être au courant des capacités du vaisseau. Par contre, ceux qui ont manifesté leur allégeance à T’Kuva sont complètement absent. Autre fait gênant, est-il bien réaliste que l’équipage klingon trahisse leur leader après la mort de T’Kuvma ? Ces problèmes sont la raison pour laquelle je parlais de superficialité, Jesse Alexander et Aron Eli Coleite nous emmènent d’un point A au point B par de grosses ficelles sans aucune préparation : comment peut-on se soucier du sort de Voq après si peu d’épisodes ? La direction d’acteur est intéressante (pas facile d’exprimer quoi que se soit avec ces prothèses) mais le personnage manque cruellement de profondeur.

En parlant de protagoniste, la mort du Commandant Landry est très décevante. D’abord par sa stupidité ensuite par son inutilité : on ne connaît pas suffisamment le personnage pour se soucier de son bien être. On peut à défaut remarquer le potentiel perdu notamment pour le duo Michael/Landry mais aussi car il s’agit de la seconde femme à disparaître en quatre épisodes… Pourquoi promouvoir une série au cast diversifié et principalement féminin pour ce résultat ?
Un autre fait, plus minime, se trouve dans le testament de la regrettée Capitaine Georgiou : comment un télescope qui se trouvait à bord du vaisseau Shenzou peut atterrir dans une mallette six mois plus tard ?

Heureusement les qualités sont aussi présentes dans cet épisode. La réalisation par exemple de Olatunde Osunsanmi est bien meilleure que son prédécesseur. Je retiendrai quelques plans tel que Voq à l’envers sur le Shenzou ou le sauvetage de la mine. L’Eventreur ou tardigrade est suffisamment bien fait pour permettre au spectateur un minimum d’empathie. Le fait qu’il soit surnommé « oursons d’eau » sur Terre en dit long…
J’ai beaucoup aimé l’évolution de notre héroïne durant cet épisode car si le titre pointe du doigt certains personnages, la position de Michael n’est pas encore définie. On peut voir clairement la dualité de sa personnalité avec d’un côté l’humain et l’autre le vulcain. Personnellement, son arc offre quelques interrogations intéressantes comme le fait de lier un code moral à la logique vulcain. Pour l’instant l’empathie de Michael reste en retrait face à la nécessité de la guerre mais je me doute que les scénaristes se dirigent dans une direction un peu plus complexe.

La relation entre Michael et Saru mériterait plus que ce que nous avons jusqu’à présent mais au moins leur scène et l’alchimie entre les comédiens offrent toujours un bon moment. C’est aussi le cas de Voq et L’Rell : j’ai été agréablement surprise de ce choix scénaristique qui est une prise de risque intéressante.
Pour finir, je voudrai écrire sur ma scène préférée de cet épisode où Lorca passe l’enregistrement des miniers dans tout le vaisseau. J’ai grandement apprécié ce passage car il intervient après les répliques de Stamets sur le fait d’être un scientifique et non un soldat. Je trouve que la réponse de Lorca qui consiste à placer une pression émotionnelle intense sur son équipage est assez géniale. Déjà car cette action parle d’elle-même pour le personnage ensuite car elle annonce peut-être d’autre coups bas je dirais, qui pourrait avoir de grandes conséquences.

PS : 7.5/10 pour moi. Je serai en vacance à l’étranger la semaine prochaine donc il n’y aura pas de critique. J’écrirai celle de l’épisode 5 et 6 en même temps.

7/10

Bilan

Un épisode agréable à regarder dans son ensemble. Les qualités sont présentes mais gâchées par quelques défauts scénaristiques qui auraient pu être facilement évités.

2 Commentaires

  • Yazid
    Le 16/10/2017 à 15h39

    Je ne me rappelle plus de ce que je voulais dire plus précisément mais j'ai trouvé que l'épisode se démarquait par une construction laborieuse et un montage curieux. On passait simplement d'une situation à une autre, il manquait un réel lien entre toutes les scènes qui ne font que se succéder.

    Côté Klingon, encore une fois, j'ai eu du mal avec le langage bien que ce qui tournait autour du coup d'état était beaucoup plus fluide et dynamique, un bon point qui me rassure quant à leurs futures apparitions !

    Enfin, j'ai trouvé que le prétexte de l'intrigue sur le Discovery (à savoir le sauvetage de la mine) fait malheureusement office d'un pétard mouillé. Sincèrement j'ai eu de la peine à sentir une réelle urgence autour de cette attaque Klingon. Si les appels aux secours des habitants étaient dramatiques, je n'ai vraiment pas eu l'impression que StarFleet était vraiment en panique pour sauver cet atout militaire ! Que dire alors de ce sauvetage expédié qui promettait une jolie scène d'action et qui au final ne fait ni chaud ni froid malgré la manœuvre originale de Lorca.

    Bref, le postulat de départ était classique pour le genre mais intéressant et au final j'ai été déçu par les raccourcis et le manque d'audace de l'équipe créative. Globalement ça reste quand même pas mal ceci dit.

  • Toff63
    Le 18/10/2017 à 11h54

    Tout à fait d'accord avec tes remarques sur les errements scénaristiques chez les Klingons et sur la mort du capitaine Landry qui ne suscite aucune émotion et qui est même franchement ridicule (elle sait que son arme est sans effet sur la bête, alors pourquoi lui tirer dessus avec???).
    Parmi les bémols, j'ajouterais aussi un sauvetage bien expéditif des miniers, la coloc de Michael qui n'a aucun intérêt et ce testament en effet incompréhensible.
    Pour le reste, malgré ses défauts plus ou moins importants, je dois dire que j'ai passé un bon moment devant cet épisode. Je trouve que la relation entre Michael et la bête est sympathique (en plus d'apporter une réflexion sur notre rapport à l'inconnu, souvent perçu en premier lieu comme une menace, ou bien sur l'existence d'énergies autres dans l'environnement), les choses s'enchaînent plutôt à un bon rythme, les effets visuels sont tout à fait corrects, l'actrice principale est excellente, l'avalanche de jargon scientifique ne m'a pas autant gêné que pour les autres épisodes, et les tensions et trahisons chez les Klingons ont du potentiel pour nuancer la guerre Starfleet-Klingon.

    Au final, même si il y a à redire sur cet épisode, c'est pour moi le meilleur jusque-là, légèrement devant le premier. 7.5/10

    Bonnes vacances Fiona!!!

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Note de la série :
8.7/10