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Once Upon a Time (2011) - 7x7 : Eloise Gardener, 7x8 : Pretty in Blue

Résumé

En quête de celle qu'il ne sait pas être sa fille, Crochet est amené à rencontrer certains habitants d'Hyperion Heights. De son côté, Regina essaye tant bien que mal de faire rompre Jacinda et Henry pour éviter l'issue funeste de la malédiction lancée par Javotte.

7x7 : Eloise Gardener, 7x8 : Pretty in Blue © ABC - 2017

Après un sixième épisode passionnant, le show féerique d’ABC se lance dans un doublé-épisode nécessaire fait de révélations plutôt attendues. Même si ces dévoilements signent un retour aux fils narratifs douteux, l’ensemble avance sans temps morts et témoigne d’une réelle attention sur le plan esthétique. C'est assez étonnant après des années d'approximations dans les effets spéciaux, mais cette septième saison est graphiquement soignée (alors même que le budget a probablement été revu à la baisse au regard des audiences). Même si ces deux épisodes ne révolutionnent pas le show, ils maintiennent la dynamique générale de la saison sur un agréable chemin vers la rédemption de certains personnages.

« Eloïse Gardener » nous propose donc de revenir sur l’origine de ce personnage, en ré-inventant le conte de Raiponce aux cheveux longs, conte déjà revisité par les studios Disney. Tous les personnages de cette nouvelle mouture sont efficacement utilisés mais les flashbacks renouent avec les grosses ficelles tant chéries par la série : la paternité de Crochet est risible alors que les motivations de Gothel sont moins terrifiantes qu’imaginées. On doit également supporter le jeu d'actrice bien peu convaincant de Meegan Warner dans la peau de la jeune emprisonnée. Fort heureusement, malgré quelques déceptions dans le choix du casting, l'épisode profite d'une bande originale rafraîchissante qui donne de l'intensité aux scènes tout en renouvelant le contenu symphonique du show. Ainsi, les scènes de confrontations verbales entre Crochet et Rumple sont aussi intenses qu'intéressantes à suivre.

À Hyperion Heights, la course aux réponses est donc enclenchée. Finalement, la faiblesse de cet épisode est assurément son manque de surprises : l’identité de l’inconnue de la tour Belfrey n’en était plus vraiment une à cause de la tour dévastée entraperçue la semaine précédente, de même que le rôle d’Alice était voué à prendre de l’ampleur (même si cette ampleur est fort étrange - elle se révèle être la fille de Crochet). Reste quelques scènes fort sympathiques à découvrir, à l’image de l’attaque du géant nain de jardin (vous soulignerez le bel oxymore), et une intrigue générale en mouvement alors que Regina est contrainte de mettre des bâtons dans les roues du couple Henry-Jacinda. Les personnages évoluent alors que les déceptions d'hier continuent de surprendre dans le mauvais sens : peut-on réellement croire que Victoria se laisse aussi facilement berner à la fin du septième épisode ? Ce personnage n'aura eu de cesse d'être sacrifié par une écriture trop imprécise à coups d'incohérences utilitaires (elle comprend que sa fille l'a trahie en découvrant de la terre sur ses chaussures...)

Malheureusement, les enjeux initiés et promis par la conclusion du septième épisode ne sont pas tenus par la suite des événements. « Pretty in blue » s’engage dans un périple magique au Pays des merveilles, périple rendu agréable par le soin apporté aux effets spéciaux. Tout spectateur de Once Upon a Time (2011) ne peut avoir oublié l’horrible pays merveilleux des saisons précédentes, la surprise est donc de taille ! Ce merveilleux voyage est d'autant plus apprécié qu'il permet enfin de rapprocher Henry et Cendrillon, alors que leur situation dans le présent se montre plus chaotique. Quand nous abordons les enjeux amoindris, nous faisons donc plutôt référence au personnage de Gothel, à nouveau confinée dans la tour Belfrey alors que sa fuite en fin d'épisode sept devait sonner la fin de la tranquillité du quartier (à en croire les paroles de Victoria Belfrey, que l'on ne peut plus du tout prendre au sérieux). Gageons que les scénaristes nous révèleront prochainement la véritable menace qu'elle représente pour les personnages (dans la deuxième partie de saison ?)

Toutefois, si les enjeux sont réduits à peau de chagrin, l’épisode parvient à densifier l'antagoniste principale de cette saison : Regina se doit à tout prix de contrecarrer les plans d’une Ivy machiavélique (les réflexions meta sont d’ailleurs parfaitement amenées : Ivy affirme ne pas être un cliché diabolique en ne perdant pas son temps dans l’explication de son plan auprès de son ennemie) : en plus d'être méticuleuse, cette nouvelle méchante est délicieusement consciente de son pouvoir. Once Upon a Time (2011) poursuit donc la propre satire de son genre narratif avec une intelligence appréciée.
De plus, les clins d’œil à la première saison n’en finissent pas, entre dialogues référencés et personnages rejouant des situations passées. On pense à la question de Regina sur l’identité de Rumpelstiltskin (déjà posée au cours de la première malediction dans la saison une), ou à la peur de Lucy d’agir comme Kathryn (la femme imposée à David en première saison avant sa disparition soudaine). D'ailleurs, la situation liant Lucy à ses parents se développe avec l'apparition de celui qui serait le père de la fillette, incarné par Jack (aux haricots magiques) dans le monde des contes de fées. Comme de coutume, tout nouvel arrivant se voit présenté dans le monde alternatif des personnages. Ce nouveau personnage devrait permettre de nouvelles scènes de jalousie dont la série est friande.

Ce double-épisode, qui n’en est pas vraiment un car il s’agit de deux épisodes à la suite l’un de l’autre pour palier l’absence de diffusion lors des trois prochaines semaines, fait son office sans éclats ni démesure. Tous les fils narratifs avancent à leur rythme mais l’annonce du retour de personnages forts en caractère devrait permettre au show d’éviter la routine (l'on parle du retour de Zelena et de sa fille, Robin : l'assurance de répliques bien senties).

Note de l'épisode 7x7

7/10

Note de l'épisode 7x8

7/10

Bilan

Bilan 7x07 => Malgré des flashbacks alambiqués, dans la pure tradition du show, les enjeux de la suite de la saison sont posés avec dynamisme. Reste à savoir ce que nous réserve l'énigmatique Mère Gothel !

Bilan 7x08 => A cause d'enjeux faméliques, le huitième épisode du show n'est pas le plus passionnant. Toutefois, l'on peut compter sur l'agréable dynamique des personnages et des propositions graphiques pour nous investir !

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