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The Good Fight - 2x5 : Day 436

Résumé

Récap : Lucca est enceinte !!! Va t-on assister à un clash entre Diane et Liz ?

2x5 : Day 436 © 2018 - CBS

Un cinquième épisode drôle et intéressant sur le fond avec deux arcs narratifs : la police et le mouvement « Me Too ». Je dois avouer que j’ai plus apprécié le second que le premier au niveau de l’impact émotionnel. L’arc de Maia et Lucca apporte surtout de l’humour et un message assez simpliste pour une série comme The Good Fight.

L’image de la police n’est pas vraiment à son apogée aux USA donc l’idée de base de cet arc reste intéressant. C’est pour moi sa conclusion qui aurait mérité un peu plus de profondeur. L’idée est qu’il est facile de juger l’uniforme quand on se trouve à l’extérieur du cercle. A force de ne voir que les bavures dans les médias, la police est devenue une caricature d’elle-même : peu importe ses actions, elle semble toujours commettre un faux pas. L’arc de Maia en particulier veut rappeler que parfois ces faux pas sont justifiés. Chaque arrestation possède un contexte particulier qui peut conduire un policier à telle ou telle décision. Certes, mais malheureusement cela n’est pas nouveau ou ludique pour le spectateur. De plus cet arc se conclut par une scène assez surréaliste entre Lucca et Colin qui ne permet pas de faire passer un réel message.

Tout le contraire de la narration autour du mouvement « Me Too » : ce qui est marquant je trouve est cette révélation sur le passé et même le personnage on pourrait dire d’Adrian. D’abord parce que c’est je crois la première fois que les scénaristes s’attardent autant sur l’avocat qui est pourtant l’un des personnages principaux. On creuse un peu pour offrir un arc qui ne reprend pas le concept « Me Too » mais plutôt présente un autre schéma du comportement masculin. Naomi n’a pas été harcelée par Adrian. Elle a été ignorée au profit d’une autre élève qui possédait un physique et un nom de famille plus intéressant. Ce qui est intéressant dans cette image d’Adrian est qu’il ne s’agit pas réellement d’un abus de pouvoir. On assiste plutôt à une révélation sur un caractère, une mentalité qui semblait jusqu’à présent assez honnête. On retrouve un peu l’idée des apparences et surtout le thème de la complexité : aucun personnage n’est parfait, il n’y a que du gris. J’ai aussi ressenti comme une critique acerbe envers touts ces hommes accusés (quand la dénonciation est justifiée) par le mouvement « Me Too » du fait qu’Adrian reconnaît au final sa faute et l’impact qu’elle a pu avoir sur un autre. Il n’y a pas de grands éclats par exemple, simplement deux personnes qui ouvrent un dialogue pour trouver une conclusion honnête mais aussi tourner la page. Alors évidemment l’impact de l’histoire de Naomi est moindre que celle d’un viol si on part dans l’extrême. Pour autant, en tant que femme j’ai apprécié ce choix scénaristique et il y avait une satisfaction à la fin de l’épisode assez importante je dois dire.

8/10

Bilan

On change de rythme dans cette moitié de saison mais on reste sur des thèmes sensibles comme le harcèlement sexuel. Les dialogues fonctionnent et donnent parfois à réfléchir.

1 Commentaire

  • Toff63
    Le 30/04/2018 à 11h44

    Oui, toute la partie sur le harcèlement, avec en parallèle la trame d'Adrian, est très réussie, s'interrogeant intelligemment sur la crédibilité des accusations, le calvaire des victimes et comment certains actes marquent ceux qui les subissent sans que celui qui en est à l'origine ne le perçoive (Adrian et Naomi).
    La conclusion avec l'avocat interne au jugement biaisé m'a paru sur le moment un poil paresseuse mais avec le recul elle en dit long sur les amitiés du milieu qui permettent de cacher l'horrible vérité (comme avec Weinstein).

    Concernant Lucca et Maia, j'ai trouvé intéressant de montrer une autre facette du métier d'avocat, à travers la supervision aléatoire des flics et de leur travail. Dans l'ensemble, l'épisode joue plus sur le registre de l'humour (Lucca qui croise la mère ivre de Lucca, Maia balottée, le canard) que sur celui du drame (à l'exception de ce cadavre décomposé et de cette histoire d'adultère) mais délivre une issue qui évoque habilement la nécessité de naviguer entre la réalité et la loi stricte. Dommage en revanche que la série soit trop tendre avec la police, surtout dans un pays où elle n'est pas forcément appréciée et toute blanche (jeux de mots voulu), la question raciale (importante aux États-Unis) étant notamment absente.

    Enfin, The Good Fight sait alléger son propos par des petites touches sympathiques, comme Marissa et son obsession pour la politesse, Diane qui voit Trump partout à la télé, le "Non" ferme de Lucca à Colin (qu'on peut interpréter comme une volonté d'indépendance de la part de Lucca, qui ne veut pas être l'otage de sa grossesse en s'obligeant à épouser le père de l'enfant; ce message est très féministe) et le léger flirt initial entre Adrian et Naomi. Bémol par contre sur Tully, un truc qui ne s'imposait franchement pas dans cet épisode.

    Bilan: un épisode meilleur sur son déroulé que sur sa conclusion. 8/10

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Note de la série :
9.2/10