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Arrow - 6x19 : The Dragon, 6x20 : Shifting Allegiances

Résumé

Cherchant à étendre son empire, Diaz et Laurel rencontrent The Quadrant, une coalition de familles mafieuses qui dirige une organisation criminelle au niveau national. Pendant ce temps, après la récente décision d’Oliver, Felicity et Curtis doublent leurs efforts pour construire Helix Dynamics.

6x19 : The Dragon, 6x20 : Shifting Allegiances © 2018 - CW

Attention, il faut avoir vu l'épisode avant de lire la critique.

Mon Dieu, mais que se passe t-il dans le monde du Arrowverse ? Deux très bons épisodes d'Arrow à la suite, avons-nous été téléportés sans le savoir dans un univers parallèle ? La CW a t-elle changé de direction artistique suite à un Flashpoint ? Les Légendes ont-il modifié le cours du Temps pour faire en sorte que Arrow deviennent la meilleure série de super-héros du XXIème siècle ? Je ne sais pas d'où provient un tel changement, mais The Dragon est clairement le type d'épisode dont la série Arrow a besoin pour se démarquer des autres productions de la chaîne.

Imagine Dragon

The Dragon se concentrait donc sur Ricardo Diaz, son passé et son futur en tant que membre d'une organisation criminelle nommée le Quadrant. Une nouvelle direction qui risque fortement de changer la série de manière radicale (du moins, espérons-le) et pourrait annoncer quelle sera la menace pour la prochaine saison. Mais cette intrigue va surtout mettre en avant les motivations profondes de Ricardo Diaz, à travers des flashbacks remontant à son enfance et donc, par extension, ses points faibles. Car jusqu'à présent, Ricardo Diaz était présenté comme un être insaisissable, intouchable, autant physiquement que moralement. Ici, ses failles psychologique se dévoilent. Et si le respect est une notion importante à ses yeux, il n'y a pas que cette valeur qui pourrait causer sa chute. Son ambition et son ego seront peut-être les failles que devra exploiter Oliver pour venir à bout de Diaz et de son emprise sur la ville.

The Dragon révèle une enfance difficile, dans un Orphelinat où il était considéré par ses petits camarades et Jesse particulièrement, comme un esclave. Des moments douloureux pour ce jeune garçon qui ont forgé son caractère d'aujourd'hui, au point d'emprisonner sa peur sous la forme tatouée d'un Dragon. Mais le Dragon dans la symbolique orientale c'est, entre autres, le représentant du pouvoir. En voulant siéger au sein du Quadrant, inconsciemment (ou pas), la volonté de Diaz est de Régner. Une volonté aveuglante ?
Cependant, Diaz devient réellement le Dragon lorsque, symboliquement, il tue Jesse en l'immolant par le feu, se débarrassant du réel Dragon, un Dragon vieillissant, sans ambition, enfermé, piégé dans une grotte à l'image d'un monde où seuls les plus forts auront la chance de survivre. Par cet acte, Ricardo s'affirme alors comme la seule bête ancestrale de ce monde, mais en se débarrassant également de son passé, il devient quelque chose d'encore plus dangereux. En effet, c'est aussi à ce moment-là que Diaz jette dans le feu la moitié de la photo restante de son père et devient, à cet instant précis, l'Homme puissant et majestueux qu'il a toujours rêvé d'être. Et l'Homme est toujours plus redoutable et fourbe qu'une gigantesque créature.

The Dragon who punishes

Côté réalisation, The Dragon était à mi-chemin entre The Punisher (la brutalité et la détermination de Ricardo Diaz ressemblaient à celle de Frank Castle, même si les motivations restent différentes) et John Wick, notamment dans les mises en scène de fusillades où les mouvements chorégraphiques de Diaz sont parfois semblables à ceux de Keanu Reeves dans la saga d'action : saccadés, précis, sans pitié. Propre (à quelques exceptions près) et efficace.
Une mise en scène qui affirme donc la personnalité de Diaz, une personnalité qu'on aurait aimé voir plus souvent, même si le côté manipulateur de sa psychologie était également très intéressant d'un point de vue scénaristique. Quoi qu'un peu longue et pas toujours compréhensible, grâce à un format de saison trop important qui casse le rythme d'une série et donc rend les motivations d'un méchant floues ou illogiques.

Beauty and the Dragon

Seul point noir au tableau de ce dix-neuvième épisode, Laurel Lance. Ses retournements de camp sont agaçants, insupportables, d'autant que le doute n'est plus permis. Tout ceci n'est qu'une façade. La gentille fifille à son papa sera de retour en fin de saison, n'ayez crainte. Des rebondissements qui ne dupent aucun téléspectateur.

ÉPISODE 20

Deux semaines, cela n'aura duré que deux petites semaines. Deux semaines durant lesquelles Arrow a su nous éblouir, au point de croire qu'un retournement de situation était possible sur les derniers jours, avant la fin de cette sixième saison, qui s'est dégradée au fil des mois. Le problème reste ici le même que précédemment, cette seconde Team Arrow sans charisme, d'une profonde arrogance et d'une débilité assumée. Vous me direz, vaut mieux être conscient qu'on est débile, qu'être idiot sans le savoir.

Vous l'aurez donc compris, dès que Curtis, René et Dinah apparaissent à l'écran, la baisse de qualité est immédiate. L'attitude, la gestuelle, leur façon de parler, tout est énervant et/ou risible dans leur comportement. Pourquoi les scénaristes s'acharnent-ils à vouloir mettre en scène cette bande de héros secondaires, dont les objectifs sont pourtant communs avec ceux d'Oliver ? Et s'ils sont capables de pardonner à Diggle, pourquoi ne pas faire amende honorable avec Oliver ? Est-ce si dur d'admettre qu'on s'est trompé, qu'on a eu tort ? Toute cette mascarade est-elle nécessaire et était-elle nécessaire d'ailleurs ? Cette décision scénaristique continue, en effet, de peser lourd sur cette fin de saison. Mais finalement, si on omet ces séquences, toutes les scènes où Oliver est seul sont absolument maîtrisées (pourquoi n'a-t-on pas eu ça sur toutes les saisons ?) et on retrouve avec plaisir le héros qu'on aimait tant dans les deux premières saisons ainsi que les dilemmes liés à la solitude, entre autres.

Cet épisode est donc sauvé par les apparitions en solo de l'acteur Stephen Amell, dont le ton grave efface les interprétations médiocres de Katie Cassidy (non, je ne parlerais pas encore de sa sous-intrigue de plus en plus navrante) et celle des membres de la seconde Team Arrow, qui arrive sans mal à faire exploser pour 12 millions de dollars d'armes à feu... et bon Dieu mais où sont les méchants de cette série ? Pourquoi les membres d'une association criminelle d'envergure internationale n'arrivent-ils pas à mettre hors d'état de nuire des héros de seconde catégorie, dont les seules armes sont un cri de canard, des pistolets et des boules volantes ?

Note de l'épisode 6x19

8/10

Note de l'épisode 6x20

6/10

Bilan

6x19 : Quand les scénaristes se mettent à travailler, Arrow brille et dévoile des qualités scénaristiques et de mises en scène qu'on ne soupçonnerait pas. L'effet des beaux jours ?

6x20 : En conclusion, un épisode gâché par les apparitions de Curtis, Dinah et René. On appréciera cependant la situation délicate dans laquelle se retrouve Oliver et le cliffhanger qui promet enfin un grand moment juridique, après moultes rebondissements inefficaces liés à cette affaire. En espérant désormais que les scénaristes prennent leur courage à deux mains, livrent un procès à la hauteur des enjeux et assument de véritables conséquences pour Oliver et Star City.

2 Commentaires

  • Toff63
    Le 13/05/2018 à 14h57

    En effet, l'épisode 19 est pas mal du tout, même si je trouve qu'il arrive trop tard dans la saison (présenter le méchant à 4 épisodes de la fin, c'est quand même bizarre) et que cette organisation "The Quadrant" est mal introduite.
    Heureusement, Diaz s'affirme au fur et à mesure, en réglant ses comptes avec le passé (l'immolation), en manifestant cette envie meurtrière d'être quelqu'un (tuant l'un des Quadrant) et en marquant son territoire (la bombe). Gros bémol néanmoins, contrairement à toi, je pense que les scènes d'action sont loin d'être au niveau de John Wick, entre les flics trop ridicules à la planque et surtout les faux coups de poing qui sont bien visibles à l'écran, la faute à une réalisation pas toujours réussie techniquement.

    Enfin, Arrow ne va pas résoudre tous ses problèmes en 1 épisode. Ainsi, Laurel agace par ses mimiques, le duo Curtis-Felicity m'horripile et est très mal réconcilié, tout le monde se fout de Rene, et franchement les expéditions nocturnes d'Oliver en solo m'ont laissé indifférent.

    Bref, je salue les progrès de l'épisode 19, mais y a encore du boulot (réalisation, personnages secondaires gonflants). 6/10

  • Toff63
    Le 22/05/2018 à 11h51

    Bien d'accord avec toi sur l'épisode 20, sauvé par Oliver et Anatoly, les décisions de Diaz et le gros twist. Le reste est ridicule (le manque d'intérêt de Laurel, l'incompréhension autour de Lance (que Diaz pourrait facilement évincer au profit d'un gars de confiance), les excuses de John à Rene sont très faibles), mal joué et ne parvient pas à effacer la stupidité de cette idée de 2 Team. Et puis pourquoi faire revenir John à ARGUS si c'est pour qu'il bosse avec la team Curtis??? 6/10

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