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Iron Fist - Bilan saison 2

Bilan saison 2 ©

Attention, il faut avoir vu la saison 2 dans son intégralité avant de lire le bilan.

Après une première saison véritablement catastrophique sur tous les plans, Marvel et Netflix avaient, contre toute attente (ou presque), pris la décision de renouveler la série Iron Fist pour une seconde saison avec, toutefois, quelques ajustements.
En effet, pour remplacer le pitoyable travail de Scott Buck sur la saison une, les deux géants ont jeté leur dévolu sur un scénariste tout aussi médiocre, Raven Metzer, à qui l'on doit le malheureux spin-off Elektra et la passable suite de la série télé Heroes, Heroes Reborn. Et si ce dernier a eu quelques coups d'éclat, son écriture sur Falling Skies et Sleepy Hollow n'est pas si affligeante, je ne partais pas très confiant sur cette seconde saison consacrée au défenseur de Kun-Lun, d'autant que pour chorégraphier les cascades, c'est Clayton J. Barber, qui fut engagé. Excellent sur Creed certes, mais absolument mauvais sur Black Panther. Je suis un peu dur, car si ces scènes d'action manquaient d'ambition, le réalisateur Ryan Coogler n'avait, quant à lui, pas su mettre en lumière son travail avec des mouvements de caméra rendant la lecture des chorégraphies brouillonnes et illisibles (cf. scène du casino).

Alors, que valent tous ces changements ? Ont-ils été bénéfiques ? Réponse !

Premier constat, de manière globale, la saison 2 d'Iron Fist est nettement supérieure que la précédente tant sur le plan scénaristique (intrigue principale et secondaire, développement des personnages, traitement du format...) que sur le plan chorégraphique - Finn Jones semble avoir pris en assurance et eu une préparation physique en amont plus importante. Une agréable surprise, à peine croyable, car on partait de loin.
Et le nouveau format de 10 épisodes imposé par Netflix y est certainement pour beaucoup, car il permet à l'intrigue de ne pas se noyer dans un tourbillon d'action répétitif et d'appuyer sur les choses fondamentales, de manière plus incisive et/ou plus brutale. Et même lorsque le scénario paraît échapper aux scénaristes, ce format leur offre une possibilité de sortie pour mieux rebondir et d'insuffler un nouveau rythme, avant que la série ne se perde dans des futilités ennuyeuses, comme ce fût souvent le cas dans les formats de 13 épisodes.

Concernant l'intrigue justement, s'il y a une certaine forme de classicisme dans le schéma scénaristique (et quelques ressemblances avec l'intrigue de la seconde saison de Luke Cage), la façon dont est traité l'ensemble est cohérente avec l'image que les scénaristes voulaient donner à cette deuxième saison et avec une nature plus divertissante que pour les premières aventures de Danny Rand.
On notera cependant quelques facilités (mais rien de vraiment très grave en comparaison à la saison 1) comme la nonchalance des membres importants des gangs de New-York, lorsque le personnage de Davos décide de les assassiner un par un, après avoir volé l'Iron Fist - personne ne pense à mieux se protéger ? -, et un certain manque d'ambition sur la maîtrise du suspense et de la tension dramaturgique à laquelle sont confrontés en permanence Colleen et Danny. Cela dit, les épisodes s'enchaînent et se dévorent sans attente, là où j'avançais à tâtons sur la première saison.

Mais la véritable force de la saison 2, selon moi, réside dans le traitement de ses personnages secondaires et la place qui leur est dédiée. Difficile de mettre en scène uniquement Danny Rand, et cela, pendant près de 10 heures, d'autant qu'il fallait aussi poursuivre l'histoire de certains protagonistes. Et même si ce n'est pas forcément lié à l'intrigue principale ou intéressant sur le fond - prenons le cas du frère Meachum par exemple - cela est malgré-tout fait avec une certaine finesse d'écriture.
Et c'est peut-être aussi pour ça que Meachum en devient finalement le personnage le plus intéressant de cette deuxième saison. L'intelligence avec laquelle les scénaristes ont redistribué les cartes sur la nouvelle vie de Ward en fait un des rare protagoniste secondaire vraiment attachant. En effet, il est plus facile de s'identifier à lui - et par extension aux problèmes psychologiques et philosophiques auxquels il fait face -, malgré sa richesse et son passé, qu'à un super-héros en constance remise en question ou des ninjas. Mais c'est aussi grâce au jeu d'acteur de Tom Pelphrey. Drôle, sincère, touchant, il offre à son personnage une autre dimension que l'industriel cynique à la tête d'un empire, même s'il est toujours dans ce fragile équilibre entre devenir un homme généreux et reprendre l'apparence d'un être cupide.
Finalement, Tom Pelphrey arrive à transcender une sous-intrigue somme toute banale en quelque chose de positif. Une évolution appréciable qui offre de vrais moments de grâce, des tranches de vie pleines d'humilité alors qu'il affronte, chaque jour, ses propres démons avec force et courage.

Colleen a également un rôle important, bien plus que celui de love-interest et permet au personnage de Danny Rand d'évoluer, tout en se tissant sa propre destinée.
Il est d'ailleurs assez marrant de constater la place qu'ont attribué les scénaristes à Colleen, comme si eux-mêmes ne croyaient plus au personnage de Danny Rand. Et c'est peut-être aussi pour cette raison qu'ils ont pris la décision de lui accorder l'Iron Fist - à moins que l'idée sous-jacente soit la création d'une mini-série The Defenders au féminin regroupant Jessica Jones, Patsy et Misty Knight, avec qui elle forme un duo extrêmement dynamique. Une alchimie entre les deux femmes qui ne passe par inaperçue puisqu'elles ont toutes deux à cœur de faire de New-York un endroit plus sûr. Une responsabilité qui les lie, tout comme leur amitié envers Danny Rand et Luke Cage.
Colleen se révélera également comme étant la bonne conscience de Danny et se positionnera alors comme un élément important dans les choix du héros, au fur et à mesure que l'intrigue progresse. Une conscience où se confrontent l'envie d'aider Danny à trouver sa place dans ce monde depuis la disparition de La Main et la renonciation de sa propre destinée, avant de finir par accepter sa part héroïque, jusqu'à la transformer en détentrice d'un pouvoir mystique et investit d'une mission sacrée.

Parmi les innombrables protagonistes secondaires de retour pour cette suite, il fallait également compter sur Joy Meachum. Et alors que la fin de la saison une laissait entrevoir un changement radical de personnalité pour Joy, quelle ne fut pas ma déception lorsqu'on approchait des derniers épisodes. Un retournement de situation malgré tout prévisible, puisque la sœur Meachum n'a relativement jamais été une vraie méchante. Cependant, je déteste ces écritures paresseuses où les gentils deviennent méchants - plus par rancœur, que part une volonté de faire le mal -, puis de nouveau gentil, car ils s'aperçoivent qu'ils ont une conscience et retournent donc leur veste de manière stupide, qui plus est. D'autant que les raisons évoquées ici se veulent complexes, mais ne le sont pas.

Et Danny Rand dans tout ça ? Eh bien Finn Jones continue de faire ce qu'il peut, sans parvenir à sublimer le rôle mystique d'Iron Fist, peut-être étouffé par une intrigue trop terre-à-terre, trop ancré dans une réalité humaine qui ne lui correspond pas, ni à son personnage. Cela avait d'ailleurs été un sujet de débat lors des préparatifs de la saison une : comment donner à Iron Fist une place dans un Netflixverse où les héros déjà présentés ont déjà un caractère d'un extrême réalisme ? Et c'est là que l'on peut voir, parfois, les limites de la série Iron Fist, malgré des enjeux poignants (déjà vus et revus certes). Des menaces liées à son passé et à celui de Kun-Lun, une volonté d'amener des questions pertinentes sur son rôle au sein d'une ville en pleine ébullition (notamment après l'épisode de La Main et la promesse faite à Matt Murdock) et sur celle du héros dans un milieu hostile où se confrontent des centaines de nationalités différentes. C'est en partie en cela que cette seconde saison n'est absolument pas un gâchis scénaristique. Elle pose des problèmes à la fois sociétaux et familiaux très intéressantes sur le fond, comme sur la forme. Les soucis entre les Meachum et Danny étant à mon sens les moments les plus intenses, les plus sincères et les mieux écrits.
Pour conclure sur Danny Rand, les scénaristes ont rectifié le tir sur un des grands points négatifs de la saison précédente. Le personnage est moins agaçant, moins naïf, plus mature. Bien entendu, son acharnement à vouloir régler les conflits entre les gangs de façon pacifiste et son entêtement à vouloir raisonner Davos sur sa nature profonde pourraient être qualifiés d'actes de naïveté, mais ce que vous prendrez pour de la naïveté, je le prendrais plutôt comme une marque de maturité. Car il faut un certain courage pour confronter ses idéaux avec pacifisme, du courage pour préférer la diplomatie aux poings, le verbe à la barbarie. Et si la violence est parfois utilisée pour stopper une guerre, elle est faite (du côté des héros) avec regret ou par amour, à contrario de Davos, qui utilise la brutalité par rancœur et devoir, selon lui. Mais le devoir n'est qu'une justification à sa colère, un prétexte à une ambition de domination, une folie à l'image d'un homme rongé par les désirs d'une mère déçue par son fils. Et c'est cette enfance qui rejaillit ainsi dans les rues de New-York.
Est-ce irréversible ? Seul l'avenir nous le dira désormais...

Enfin, là où on attendait la série, c'était principalement pour ses scènes d'action. Et que ça fait plaisir de voir des chorégraphies ambitieuses, maîtrisées d'un point de vue technique et Finn Jones s'amuser davantage.
La réalisation est quasi-irréprochable. Les séquences de combat au corps-à-corps sont bien filmées, notamment le travail sur le cadrage, ce qui permet d'apprécier chaque geste, chaque coup porté, chaque détail précis dans les actions des personnages.

Je terminerais cette critique par deux grands regrets sur cette seconde saison.

1. L'éviction pure et simple de toute la partie " politique " liée aux grandes entreprises. Avec la nouvelle stratégie de Rand Entreprises de gérer leurs affaires de manière honnête et juste depuis la saison une et le retour de Danny, j'attendais une sous-intrigue sur la difficulté pour une multinationale de fixer une ligne vertueuse, sans magouille, notamment depuis le départ de La Main.
Si on comprend aisément le choix des scénaristes d'exclure Danny de toutes histoires économiques, financières et sur la gestion d'une multinationale, le personnage de Ward aurait pu être le porte-parole d'une seconde sous-intrigue attachée à sa rédemption en tant qu'homme.

2. S'il y a plus de scènes à Kun-Lun que dans la saison une, il y a en encore trop peu à mon goût. Pierre angulaire de la transformation de Danny Rand, la cité de Kun Lun et son histoire (origines de Kun-Lun, de l'Iron Fist, etc.) sont totalement sous-exploitées, voire inexistantes, et ne permettent donc pas de comprendre toute la subtilité des enjeux à la fois personnels et mystiques des habitants, de l'Iron Fist et de Danny.
Mais, la fin de saison ouvre la voie à une intrigue plus surnaturelle et à des questions jusque là, restées sans réponse.

7/10

Bilan

En conclusion, Iron Fist saison 2 réussit l'exploit d'accorder à son héros une rédemption télévisuelle, grâce à des changements qui ont su porter leurs fruits (showrunner, coordinateur des cascades...).
Teinté de plus de nuances dans l'écriture et le traitement de ses personnages principaux et secondaires, ce deuxième round est donc plus efficace et divertissant que la saison passée, désolante et sans âme. Certains partis pris scénaristiques sont ambitieux (le développement de Ward Meachum au travers d'une sous-intrigue qui paraît superficiel et inutile au premier abord, l'apparition d'un nouvel Iron Fist...), d'autres moins (Joy Meachum), mais il y a un désir de vouloir faire progresser un récit vers un conte humaniste où se croisent des personnages aux multiples facettes, aux motivations humaines avec l'objectif commun de vouloir rendre le monde (mais aussi son propre monde) meilleur.

Mention spéciale au personnage de Typhoïd, dont l'histoire (et la personnalité) se révèle.ent complexe.s et captivante, à bien des égards.

8 Commentaires

  • fahemus
    Le 20/09/2018 à 22h24

    Hum.... C'est juste un peu mieux.

    SPOILER1er partie: Nous avons besoin de tels et tels objets pour pouvoir prendre ce qui m’appartient.
    2eme partie: Nous avons besoin de retrouver tels et tels objets pour reprendre ce qui m'appartient.

    Qui plus est, je trouve que cette saison 2 tourne plus autour de Coleen que de Danny


    Je vais être méchant > 5.5/10

  • Dexter0015
    Le 22/09/2018 à 18h00

    ======== ATTENTION COMMENTAIRE PLEIN DE SPOILS ÉGALEMENT =========


    Une critique bien trop gentille à mon goût. Je suis complètement d'accord sur le fait que les personnages secondaires sont plus intéressants que les personnages principaux (je pense surtout ici à Ward et Mary), et c'est bien là le souci.

    Depuis le début de cette série, j'ai l'impression que personne, à l'écriture, ne crois en ce personnage, aussi comment voulez-vous que nous, public, puissions y croire.
    Franchement je n'ai pas de problème particulier avec le choix de l'acteur mais plus j'y pense et plus je trouve que l'Iron Fist est ennuyant dans une ville et serait peut-être plus pertinent dans une histoire "Lara Croftienne" du genre quête spirituelle au travers des origines de l'Iron Fist, dans des décors plus "exotiques".

    J'ai pensé/espéré, en tout début de saison, qu'on étaient parti pour un dilemme intérieur dans lequel Dany dois prendre le dessus sur l'esprit du dragon (quitte à ce qu'il tourne mal pendant un temps), mais non, au final il tape juste dans une porte et on refile le bébé à son "frère" de Kun-Lun (une fois encore on dirait que les scénaristes ne veulent pas donner la vedette au personnage principal). Et au fur est à mesure des épisodes, tout le monde à droit à son propre poing lumineux, avec sa propre couleur... Un de plus et on avait les teletubbies...

    Je n'ai rien contre le fait de ne pas donner systématiquement la place principale au "personnage principal", mais dans cette série c'est tellement peu le cas que ça donne l'impression que tout le monde à un rôle, sauf Dany qui fait des apparitions dans les scènes des autres. On en est déjà à la deuxième saison et j'ai l'impression que Dany Rand n'est qu'un guest dans sa propre série, si ça c'est pas passer à côté ?

    Si troisième saison il y a, il serait bon de repenser bien plus profondément le personnage...

  • LoicMarie
    Le 23/09/2018 à 01h13

    Je suis assez d'accord avec toi Dexter, et je le dis d'ailleurs dans ma critique. Je n'ai peut-être pas assez développé ce point, mais il est vrai que les scénaristes ont du mal à lui donner un véritable rôle et, le choix de faire évoluer le personnage de Danny dans New-York, est assez délicat. Mais sur ce point, dans cette saison, j'ai trouvé personnellement qu'ils s'en étaient mieux tirer que sur la saison 1. Cependant, comme toi, j'espère des aventures plus spirituelles, dans des décors Croftien. A voir maintenant...

  • negeil
    Le 28/09/2018 à 14h13

    Bonjour Loïc ! :)
    Une critique de Arrow 6x22 et 23 est-elle prévue avant la nouvelle saison ?

  • LoicMarie
    Le 28/09/2018 à 15h06

    Je pense mettre mon bilan de la saison 5, avant le début de la saison 6 :)

  • Lexaa
    Le 30/09/2018 à 13h11

    Merci pour la critique ! Complètement d'accord avec toi sur les personnages secondaires mais je trouve que cela indique aussi l'absence d'idée autour de Danny. Certes cette saison est meilleure que la première (il aurait difficile de faire pire) pour autant il y a toujours ce manque autour du personnage principal qui est assez déstabilisant.. J’adore le personnage mais il y a un problème avec le fait que les combats de Colleen soient les meilleurs de la série. Où est l'Iron Fist ? Malgré ses efforts je continue de penser que Finn Jones est une erreur de casting. Il n'est pas aidé par le scénario c'est certain mais il apparaît tellement lisse à coté de Colleen ou Mechum.

    J'ai détesté cette idée que l'Iron Fist pouvait se transmettre/voler aussi facilement. On se demande quel est intérêt de combattre un dragon s'il suffit de quelques ingrédients pour avoir ce pouvoir. A l'opposé l'arc de Mary/Walker était super. Un vent de fraîcheur avec ce côté dark qui manque un peu à la série.

    Les chorégraphies des combats étaient aussi meilleures que la première saison. Par contre je ne trouve pas quasi irréprochable car la réalisation ne devrait pas se baser uniquement sur les combats. Et à part cela, la caméra est un joli apparat pour filmer des plans simples qui sont souvent plus clichés qu'efficaces.

    Un autre point où nos avis divergent : les relations familiales. J'ai trouvé tout cet arc ridicule. Par forcément les scènes en elles-même car les acteurs sont suffisamment bons pour délivrer de belles performances. Par contre, Joy par exemple est une abomination au niveau de l'écriture. Car elle n'a aucun sens. Le pire est que la série le dit (au travers de Mechum) à quel point l'essence de son arc est ridicule. Et Danny qui sort cliché sur cliché...y compris avec Davos. On tourne en rond pendant dix épisodes sur ce grand thème de la famille. Et au final pour quoi ?

    Bref ! Une saison certes meilleure que la première mais encore très moyenne dans son fond.

    Note : 6/10

  • LoicMarie
    Le 01/10/2018 à 01h14

    Salut Lexaa (de The 100? J'espère, je croise les doigts, car vous êtes bien jolie ^^)

    Je suis d'accord avec tout ce que tu as dit, sauf, sur Davos Au contraire, pour moi, le fait que Danny tente, pendant 10 épisodes et même à la fin, de convaincre Davos de rejoindre le bon côté, ça fait partie de l'essence du personnage. C'est sa grande gentillesse, son grand coeur et sa foi dans un espoir perdu, qui lui donne cette force incroyable. J'adore cet aspect de Danny, cette raison de vivre, de lutter.

  • Toff63
    Le 30/10/2018 à 11h42

    7/10 pour cette saison 2 et 4/10 pour celle de Luke Cage??? Je ne comprends pas.

    Pour moi, cette saison 2 d'Iron Fist est un gros raté, à la hauteur des perspectives nouvelles prometteuses qu'elle a introduites. En effet, on partait sur le passé de Colleen, un méchant ambitieux en la personne de Davos, l'arrivée de la mystérieuse Mary, une guerre de triades, une mythologie à développer, Joy en méchante et Ward en pleine crise, et on arrive avec un scénario à l'écriture catastrophique, faisant de Davos un Némésis caricatural, transformant facilement la stupide Joy en girouette (sans compter qu'elle résiste à une chute sur la tête qui ne lui vaut qu'un jour d'hôpital et une canne!!!), continuant à présenter Danny comme le gars éternellement naïf et idiot (et non mature, il enchaîne les banalités affligeantes; Finn Jones est très mauvais, il a un don pour ne rien exprimer avec son visage!!!), utilisant Misty juste pour rechercher un bol et déterminer un rituel qu'on nous a présenté avant(!!!), n'exploitant pas à merveille Mary (inutile dans la seconde partie de saison, son passé indiffère), étant peu prolixe sur le passé de Colleen (alors qu'on nous vendait cette boîte comme importante dès le premier épisode), réduisant les triades au rang de pantins (on est loin de Daredevil), adoptant un aspect mythologique trop faible (un combat dans l'épisode 1 et un court extrait dans le final), s'éternisant sur le rituel (putain, 5-6 épisodes avant de faire le rituel en sens inverse alors qu'on sait déjà comment ça fonctionne!!!) et faisant n'importe quoi avec Ward.
    Tu as aimé son développement, pas moi. Déjà, le gars fout rien de ses journées (hormis obtenir des dossiers confidentiels) alors qu'il détient un grand groupe (Rand) et il passe de l'alcoolique complet (la scène au bar) au gars conscient et lucide sur sa relation avec Joy. Le gars a un interrupteur "alcoolo/sobre" ou quoi??? J'exagère un peu, mais le coup de la grossesse de sa marraine des AA est franchement ridicule. La seule chose qui m'a plu chez Ward, ce sont ses explications à Joy sur son enfance où il la protégeait en subissant seul les foudres de son père. Dommage qu'en face, Ward n'ait pas trouvé du répondant intelligent, Joy ruinant ses passages par son autisme aveugle.
    Au final, la preuve ultime que Iron Fist a raté sa saison, c'est que les pistes présentées dans les 5 dernières minutes de la saison constituent exactement ce que cette saison 2 aurait dû être, une saison qui va en Asie, qui s'intéresse à la mythologie de son personnage principal et creuse son univers.

    Pour le reste, les combats sortent du lot et m'ont permis de sortir de l'ennui léthargique que certains épisodes m'ont procuré, mais ni cela ni la complicité Colleen-Misty n'ont suffi à me donner une bonne impression de cette saison, dont la seconde moitié est un désastre total. Finalement, je pense même que j'ai préféré la saison 1, c'est dire. 3.5/10

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