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The Pacific - 1x10 : Home

Résumé

Les alliés ont gagné la guerre, le temps est donc venu pour les Marines de rentrer chez eux. L’occasion pour Lena Riggi de rencontrer la famille de son défunt mari John Basilone. Leckie retrouve ses parents et sa charmante voisine Vera. Enfin Eugène tente de vivre une vie normale auprès de ses parents et de son ami Sidney Philips.

1x10 : Home © 2010 - Home Box office

Après les combats, les morts, le sang, les balles qui fusent, les corps qui s’écroulent, la barbarie, la perte d’espoir, l’heure est venue de rentrer à la maison pour tenter de vivre une vie « normale » loin des horreurs que les soldats auront connues au quotidien. Concept magnifique en théorie mais bien plus difficile en réalité pour ces hommes qui doivent réapprendre à vivre dans un monde où leur vie n’est plus en danger à chaque instant du jour et de la nuit. « What do we do now? »

La guerre est finie et un nouveau monde s’ouvre à eux. L’occasion pour certains comme Leckie de conquérir la femme de ses rêves. Et pour nous de retrouver ce personnage/acteur qui avait éclairé notre écran par son charisme et son jeu impeccable. Superbe dans son uniforme d’apparat, remettant à sa place un soupirant : « -Army? Where’d you serve? – I just graduated from West Point. – Lieutenant. Congratulations. Too bad you missed the whole show. »

Mais nous n’étions pas pour autant laissé à notre pauvre sort de spectateur passif avec notamment le personnage d’Eugène Sledge qui est passé du jeune garçon effacé, fluet et idéaliste à un homme autant rempli de charisme et d’assurance dans le combat, que de doutes en la vie et son futur. Chose que l’acteur Joseph Mazzello  a su rendre à la limite de la perfection. De retour chez lui, les craintes de son père, ayant traité d’anciens combattant de la 1ère guerre, se réalisent :  « …it wasn’t that they had had their flesh torn. It was that they had had their souls torn out. I don’t want to look in your eyes someday and see no spark, no love, no life. » Son fils est de retour sans aucune égratignure si ce n’est dans son cœur d’avoir survécu à cet enfer quand tant d’autres y ont péri. Et dans le regard quelque chose s’en est allé, la petite étincelle n’est plus.

Qui n’a jamais entendu ces histoires d’hommes revenus de la 1e ou 2e guerre en un morceau mais devenu fous suite à ce qu’ils avaient vécu, sans y avoir réellement prêté attention, sans avoir compris la réelle signification de tout ceci ?
C’est pourquoi des créations telles que The Pacific sont nécessaires pour le devoir de mémoire mais aussi pour mieux comprendre ces hommes souvent resté dans le mutisme à leur retour. Au début de cette mini-série, nous ne pouvions nous empêcher de la comparer à sa grande sœur Band of Brothers et faire remarquer qu’elle ne possédait pas la même qualité. Something was missing. Cependant au fil des épisodes, nous nous sommes attachés aux personnages qui gagnent en complexité. Les effets spéciaux et  pyrotechniques lors des combats sont d’un tel réalisme que l’on s’y croirait presque. Mais surtout les sentiments des soldats et la guerre les détruisant peu à peu pour les transformer en machines à tuer, épris de trophées est rendu comme rarement, tout support confondu, magnifique. The Pacific va bien plus loin en nous montrant des gens qui ne sont pas parfaits, bien au contraire, et en mettant un point d’honneur à montrer les états d’âme de ces écorchés vifs. Ce fut là sa plus grande force. C’est une montée en puissance jusqu’à la fin, où nous vivons comme eux le retour à la maison telle une libération.

Cette série a permis de mettre un coup de projecteur sur ces hommes et ce conflit du Pacifique oublié du grand public qui a surtout retenu de la Seconde Guerre Mondiale le débarquement du 6 juin 44 et la libération qui s’en suivit.  Clint Eastwood avait ouvert le chemin avec son diptyque Flags Of Our Fathers et Letters Of Iwo Jima, Steven Spielberg et Tom Hanks auront transformé l’essai en créant ce grand film de dix heures pour que nous n’oubliions jamais ces hommes. Peut-être alors qu’un jour l’homme apprendra de ses erreurs passées et cessera de faire couler le sang pour assouvir ses envies mégalos de pouvoir. Il n’est pas interdit de rêver.

7/10

Bilan

Une dernière partie qui apporte la conclusion après 9 épisodes de combats entremêlés de remises en question et de décors magnifiques virant à l’enfer. Nous découvrons alors ce que deviennent les survivants à leur retour au pays et leurs difficultés d’adaptation à un monde « civilisé ». C’est aussi l’occasion de voir le vrai visage de ces hommes, et femmes, lors du générique de fin.

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