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In Treatment - 2x16 : Mia -0Week Four

Résumé

vide

2x16 : Mia -0Week Four © 2009- Home Box Office

L’ordre de la semaine est « la vie est pourrie ». Et c’est sur cette note négative que démarre (presque) chaque séance de Paul. Une semaine assez triste donc, même déchirante à certains égards, qui laisse un arrière goût de facilité. Comme si tout était joué d’avance. La série se repose sur sa première saison pour nous montrer, ici, des patients qui ressemblent, selon moi, aux anciens (Mia/Laura, April/Sophie, Walter/le père d’Alex…). Malgré tout, on se prend toujours au jeu de la théorie psychologique présentée (égocentrisme, quand tu nous tiens !). Les séances deviennent un peu plus personnelles et se déroulent assez souvent en-dehors du canapé traditionnel, ce qui n’est pas plus mal.

Mia – Contrairement à la semaine dernière, c’est Mia qui arrive en retard. Bien à son aise, elle se permet de visiter d’un peu trop près l’appartement de Paul, ce qui déplaît à ce dernier (et on le comprend). Mia est l’exemple même du type de femme que tout le monde redoute (qu’il s’agisse des hommes qui la fuient ou des femmes qui ne veulent pas lui ressembler). L’épisode tourne un peu en rond et Paul ne fait que déprimer la pauvre femme en lui montrant l’immense solitude qui l’entoure. On retrouve chez Mia le discours de Laura quand elle nous raconte ses ébats amoureux (ceux qui ont vu la première saison comprendront) et c’est bien dommage car même si les récits de Laura étaient intéressants, ceux-ci n’apportent aucune saveur à l’épisode. Trop de réchauffé pour un épisode qui, malgré tout, reste froid.

April – La séance d’April est celle qui m’a le plus intéressé cette semaine. Encore une fois, rien de transcendant, mais de jolies scènes entre Paul et la jeune fille nous sont présentées. Le cancer s’installe confortablement dans le corps de la patiente, la rendant fébrile. Paul se veut alors protecteur et en voyant à quel point elle est surmenée (elle doit s’occuper de son frère Daniel, qui est autiste), il décide de l’emmener à l’hôpital. On se rend compte de l’intimité qui se met en place, comme si April était la fille de Paul (passer tout un après-midi à l’hôpital avec sa fille, c‘est d’ailleurs le seul souvenir d’intimité avec sa fille qu’il raconte à Gina en fin de semaine).

Oliver – J’avoue que l’engouement qu’avait provoqué chez moi cette histoire s’étouffe peu à peu dans la routine. Peu d’efforts sont faits pour raviver la flamme de l’interessement et c’est sans conviction que j’ai terminé l’épisode. Comme souvent maintenant, la séance d’Oliver se déroule en plusieurs étapes (chaque personnage voit Paul séparement). Besse passe la première sur le canapé. Elle doit partir en vacances en croyant, comme par miracle, que son fils est guéri, et que tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais ce n’est pas l’avis de Paul qui, très vite, va lui montrer les points noirs de la situation. Un épisode bateau donc, mais qui met en avant la naïveté (voire la complète illusion) que peut avoir un parent par rapport à son enfant. Luke n’est pas là mais sa présence ne manque pas. Oliver est réellement le plus apte à nous captiver. Le simple fait de la voir manger un sandwich nous hypnotise. On saluera d’ailleurs, encore une fois, le talent d’Aaron Grady Shaw.

Walter – Walter se fait licencier de son entreprise. Coup dur pour le vieil homme qui prend la nouvelle avec dignité et force d’esprit. Paul essaie de dénicher une quelconque envie de se suicider chez son patient mais aucune trace de réelle déprime n’est à déplorer. Tant mieux. Cependant, Walter fait ressortir une culpabilité immense quant à la mort de son frère et nous en apprend un peu plus sur celle-ci. Une séance intéressante du point de vue de la storyline mais quelques longueurs gâchent un peu l’épisode.

Gina – Paul est préoccupé par trois affaires, essentiellement : le procès d’Alex, Tammy et le reste. Ainsi, l’épisode se scinde en trois partie : la déposition, le déjeuner avec Tammy et la séance avec Gina qui reste la plus importante. Cet épisode nous montre la solitude de Paul et son besoin d’avoir des relations (que ce soit avec ses patients ou avec sa famille). Et même si sa relation avec Tammy semble déjà compromise, son envie de chair, de sentiments n’en est pas moins mise en avant. Gina arrivera même à le faire aller à l’hôpital afin de voir son père et la scène donnera lieu à un moment assez intense. La séance de Gina paraît, chaque semaine, être la plus importante et pour cause, c’est la vie de Paul qui est en jeu !

In Treatment essaie d’humaniser des théories psychologiques (ou peut-être est-ce le contraire) et ce concept novateur présente quelques limites. Cette semaine (et pour la première fois depuis le début de la série), j’ai ressenti un peu d’ennui. Petit passage à vide donc, que j’espère assez court. Malgré tout, la série change de cap, peut-être est-ce parce que nous sommes à la mi-saison. Paul se rapproche de ses patients, Gina est l’effet libérateur de Paul (sûrement plus que dans la saison dernière) et la vie personnelle de Paul prend une forme inattendue. A suivre.

0/10

Bilan

L’ordre de la semaine est « la vie est pourrie ». Et c’est sur cette note négative que démarre (presque) chaque séance de Paul. Une semaine assez triste donc, même déchirante à certains égards, qui laisse un arrière goût de facilité.

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