Baron

Oz

58 messages dans ce sujet

Je pense que si ton goí»t pour le milieu carcéral est né avec Prison Break alors ce n'est pas vraiment le milieu carcéral qui t'intéresse mais le côté suspens, manigances pour s'en sortir et le côté conspirationniste. Rien í  voir avec Oz, qui s'intéresse vraiment aux prisons et ses occupants (avec des piques sur le côté politique du systí¨me). La série de dépeint une fresque des profils de personnes vivant dans ce monde oí¹ la liberté n'est plus une fin/un but, c'est surtout la survie qui est importante. Enfermés, les prisonniers ont davantage le temps de se poser des questions importantes, existentielles. Ils peuvent jouer au jeu du plus fort mais sont capables de s'unir dans certaines situations. Plus les saisons avancent et plus on est embarqué dans cet univers qu'il est presque impossible de quitter. Bref, il ne faut pas se forcer í  regarder si tu n'aimes pas mais il faut accepter d'accompagner ces personnes (surtout Beecher qui est le thermomí¨tre de la prison) et vivre avec eux. Et puis c'est vraiment l'occasion de réfléchir un peu, beaucoup de matií¨re nous est donné, ce qui n'est pas toujours commun í  toutes les séries !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
[color=red][b]Saison 1[/b][/color]
 
Je vais faire simple : c'est incroyable, mais genre vraiment, un putain de poing dans la gueule (vu la violence montrée, l'expression me semble appropriée). C'est d'une puissance et d'une violence rare, mais il y a derrií¨re ça une intelligence dans l'écriture qui permet de se questionner sur plein de choses, et pas seulement sur la vie carcérale, et ça c'est extríªmement fort puisqu'on pourrait penser qu'une série en (quasi) huis clos dans une prison tournerait autour des míªmes problématiques, mais ça va beaucoup plus loin que ça, des couples í  la religion en passant par la drogue (appelée les tits í  Oz, énorme ça ^^). Il se passe plein de choses en plus, c'est trí¨s dense.
 
Puis la galerie de personnages est gigantesque en plus, le casting est parfait, tous les acteurs sont parfaits, en plus j'ai une certaine sympathie envers une partie vu que je l'ai vu ailleurs, ça m'a fait plaisir de voir Bodie et (furtivement) Avon de The Wire par exemple. Ils ont tous leurs moments importants, le fil rouge étant le perso d'Augustus Hill, qui est énorme, gros capital sympathie pour lui, il amí¨ne des problématiques trí¨s intéressantes dans ses apparitions. Le personnage central est sí»rement Kareem Saí¯d, qui est vraiment excellent, il a un putain de charisme qui se ressent dans l'écriture avec son grand calme, sa posture de leader et sa foi inamovible. J'avoue avoir eu trí¨s peur de le voir mourir de sa crise cardiaque í  cause de l'autre qui voulait le laisser crever, ç'aurait été une mort indigne de lui.
Ah et puis putain la transformation de Beecher est incroyable. Beecher il est un peu í  la place du spectateur du début, il entre í  Oz en míªme temps que nous, et découvre l'horreur d'Em City avec nous, accueilli par Vern Shillinger qui le viole et lui fait une croix gammée sur le cul la premií¨re nuit (qu'est-ce qu'il est attentionné ce Shillinger !), sympa quoi. Il sera la victime de ce nazi pendant la majeure partie de la saison, forcé í  manger du papier, í  se travestir, í  l'appeler Monsieur...jusqu'í  ce que Beecher pí¨te un cí¢ble et í  ce que Shillinger perde un oeil. Frappé de folie, il va míªme le tabasser et lui chier dessus. C'est gore, mais j'avoue que c'est assez jouissif de le voir exhulter comme ça í  la fin, notamment pendant l'émeute. Vraiment un perso excellent Beecher.
Aprí¨s ya tellement de persos énormes parmi les prisonniers, comme O'Reilly, Adebisi évidemment, ou Jefferson Keane qui a eu une trí¨s belle histoire, et une mort magistralement mise en scí¨ne.
 
Obligé de parler de l'exceptionnel épisode 8, celui de l'émeute qui s'organise progressivement, pí¨te et est d'une énorme force, la mise en scí¨ne est une fois de plus excellente. J'en profite pour dire que niveau réalisation, mise en scí¨ne ça n'a pas du tout vieilli et ça met pas mal de séries í  l'amende quand míªme, Prison Break en premier. Tout cela est trí¨s bien fait car cela s'est fait progressivement, les différents meurtres de prisonniers, de gardiens aussi, les duels entre groupes, toussa, c'était obligé que ça pí¨te. Résultat ça fait mal, surtout pour les pauvres matons. McManus peut s'en mordre les doigts, son beau systí¨me se casse la gueule devant ses yeux, et Saí¯d lui dit que ses intentions, bien que pleines de bonne volonté, sont vaines, le problí¨me ne se situe pas dans les conditions de vie, mais bien dans le systí¨me dans sa totalité. Ca se finit dans le flou, avec un espí¨ce de cliff, on ne sait pas du tout ce qu'il va advenir de tous les protagonistes.
 
Bref, j'ai omis de parler de plein de trucs, mais je fatigue, cette saison 1 était géniale í  tous points de vue, et elle donne í  réfléchir. Si vous hésitez í  vous y mettre, vous faites une erreur, ne pensez pas que Oz est une série qui repose sur de l'ultra-violente. Certes elle est trí¨s crue et trí¨s violente, mais il se cache derrií¨re ça une intelligence remarquable dans son propos. Foncez, tandis que moi je fonce sur la saison 2.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

J'ai vu la saison 1 de Oz, il y a une dizaine d'années et j'avais pas accroché.

Vu ta critique, je me dis qu'il faudrait peut-íªtre que je me lance dans la saison 2 voire si ma premií¨re impression était la bonne.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

J'ai vu la saison 1 de Oz, il y a une dizaine d'années et j'avais pas accroché.

Vu ta critique, je me dis qu'il faudrait peut-íªtre que je me lance dans la saison 2 voire si ma premií¨re impression était la bonne.

il faut réessayer oui, cette série est un chef d'oeuvre, un must see !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

@ BarbaLem : je suis content que tu découvres cette série qui fait partie du Panthéon des meilleures séries. Je l'ai vu l'été dernier et j'ai tout enchaí®né en une semaine (ou deux), c'est d'une extríªme excellence ! Il faut l'avoir vu pour avoir un point de repí¨re pour pouvoir critiquer les nouvelles séries. C'est une base, un argument légitime !
Enjoy la suite, tu vas adorer !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Pareil. Bons souvenirs. Aussi dans mon panthéon au côté des Breaking Bad, Sopranos, The Shield ou The Wire. Enormément de personnages, on est quasiment attachés í  tous. D'ailleurs, on doit retrouver plus de dix acteurs qui jouent dans The Wire dans Oz tout au long de la série, ça me faisait rire de les revoir aussi. Beecher est clairement un personnage incroyable, la rivalité avec Schillinger est une des meilleures que j'ai pu voir í  la télévision. Un des mes perso préférés étaient O'Reily, tout dans l'art de la manipulation. 

 

Enjoy en tout cas ;) 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Cette série fait partie du triangle d'or de la chaí®ne d'HBO, rassemblant les trois séries qui ont élevées la chaí®ne dans le domaine des drames telle qu'on peut la voir aujourd'hui : l'une des meilleures chaí®nes í  ce niveau, aux côtés de FX qui a cela dit doublé HBO í  propos de l'ultra-violence, de la crudité et du franc-parlé politique.

 

Ce triangle d'or étant Oz, The Wire et The Sopranos, trois must-see et classiques du medium télévisuel, et dont le casting est relativement proche í  chaque fois. 

 

(Petite parenthí¨se pour dire que le casting d'Oz et de The Wire reprend de nombreuses personnes, et il est tellement bon de les voir dans des rôles assez similaires, mais trí¨s différents í  la fois. Aussi, que le casting de The Sopranos se rapproche énormément de celui des films de Martin Scorsese, notamment Goodfellas (Les Affranchis) parlant lui aussi de la mafia).

 

Oz, í  l'instar de The Wire et un peu moins de The Sopranos, est une peinture trí¨s engagée et politique de facettes sombres du monde américain comme on peut le voir actuellement, ou fin du millénaire. C'est la déchéance et l'oubli pour ce qui est í  jeter, í  ne pas traiter, í  ce coí»te cher et ne rapporte pas.

 

C'est parler du cache-misí¨re carcéral américain, de l'abandon sociétal des détenus et de l'inutilité paradoxale de la condamnation au repentir. 

 

C'est abandonner l'histoire des personnages pour se focaliser sur leur peine et leur souffrance dans cet enfer qu'est la prison. C'est se focaliser sur le crime, puisque l'histoire ne sert plus í  rien, car ils n'en ont plus, leur histoire í  Oz démarre par leur crime, et termine í  Oz.

 

C'est une série avec des plans trí¨s spéciaux, une série qui brise le quatrií¨me mur en s'adressant í  l'audience via Augustus Hill et ses monologues trí¨s particuliers. C'es une série avec des scí¨nes crues, trí¨s violentes, les plus violentes de toute la télévision í  mon humble avis.

 

Une série qui dérange, qui brise des codes et en produit de nouveaux, en terme de narration, d'intrigue, et de profondeur des personnages. (Aucun personnage principal, une durée de vie trí¨s limitée des personnages clefs, mais pourtant quelque chose de bien ficelé et qui donne envie de leur donner du crédit, de l'espoir quant í  leur rédemption)

 

Bref. Oz est í  voir. Mais Oz est une série que je qualifierais de trí¨s peu accessible.

 

J'entends par lí  qu'elle ne s'adresse pas au moindre spectateur. Non, et ce n'est míªme pas une question de goí»t. C'est une question de critique, d'esprit critique, d'ouverture d'esprit.

 

Car Oz est une série qui demande une grande concentration, qui demande un attrait trí¨s culturel et une vision trí¨s engagée et morale de la chose. Oz est une série qui s'éloigne terriblement des aspects divertissants de la télévision, et qui demande donc une volonté trí¨s forte de la regarder, pour s'y tenir et la dévorer entií¨re.

 

Une série difficile í  voir, mais qui vaut le coup : c'est une des meilleures jamais diffusées au monde, comme The Wire, comme The Sopranos, qui sont elles aussi des must-see, mais certes un poil moins dure í  voir pour The Wire, et simple pour The Sopranos.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
[color=red][b]Saison 2[/b][/color]
 
Génial encore une fois, la surprise est passée mais l'effet coup de poing dans la gueule reste bel et bien présent. Aprí¨s, je saurais pas dire si je préfí¨re cette saison í  la précédente, ou l'inverse, je les place au míªme niveau, celui de l'excellence, ce qui n'est pas rien, on peut le dire.
 
Au début on reprend donc les choses lí  on les avait laissées, l'émeute í  Em City, et ses conséquences, avec l'enquíªte menée par l'excellent personnage d'Alvah Case, dommage qu'il n'apparaisse que dans un seul épisode. Carmela Soprano aka Diane Wittlesey a tué un prisonnier, les organisateurs de l'émeute sont mis en isolement, Beecher est toujours cinglé, McManus s'est pris une balle. Bref excellent tout ça, la suite et la fin de cette émeute.
 
Et Em City rouvre, les habitudes reprennent, et d'autres prisonniers arrivent, comme le fils Schibetta qui entrera en conflit avec Adebisi qui rí¨glera le problí¨me de manií¨re trí¨s...je saurais pas le dire, ceux qui ont vu savent de quoi je parle ^^. Il y a aussi Cyril O'Reily (la ressemblance avec son frí¨re putain), attardé, qui entrera í  Oz í  cause de son frí¨re, horrible mais trí¨s bonne cette intrigue des O'Reily et de Gloria d'ailleurs. Le poí¨te prend plus d'importance, et í  peine sorti d'Oz, il y retourne, normal ^^.
 
La rivalité Beecher-Shillinger, quand í  elle, tourne cette saison í  l'avantage du nazi, qu'on adore détester, surtout pour ce qu'il a fait í  Cyril O'Reily dí¨s son arrivée pour ma part, ignoble. Shillinger prend un malin plaisir í  manipuler l'ex-avocat, et la scí¨ne dans le dernier épisode est marquante, le pauvre Beecher. Je sais pas ce qu'il adviendra du personnage de Keller et de la rivalité entre les deux autres, mais j'ai hí¢te de voir ça.
 
L'écriture et les thí¨mes traités sont toujours aussi excellents, notamment grí¢ce í  Kareem Saí¯d qui veut renverser le systí¨me en utilisant les lois, et se transforme en pseudo-avocat, notamment pour Augustus Hill (toujours aussi bon lui d'ailleurs, ses monologues c'est du caviar). S'il n'a pas un rôle aussi important que dans la saison 1, il reste primordial dans le récit et apporte une grande profondeur í  la série, de plus il a une aura incroyable. Trí¨s fort le moment oí¹ il refuse la grí¢ce du (connard de) gouverneur dans le dernier épisode, pas étonnant venant de lui quand on y repense, mais inattendu quand míªme.
 
Globalement cette saison est plus hardcore je trouve, surtout dans le dernier épisode oí¹ la violence atteint des sommets, avec ce qui arrive í  Beecher, Sippel qui se fait crucifier, le tunnel qui s'effondre sur les 2 cons, et Alvarez qui se retrouve obligé de crever les 2 yeux d'un maton...énorme ce dernier fait, Miguel va surement passer le reste de ses jours au trou en isolement.
 
J'en dirai pas plus, c'était excellent, encore une fois, et j'enchaí®ne avec la saison 3.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Et lire ton résumé revigore mes souvenirs, souvenirs d'une série exceptionnelle du début í  la fin ! Dí¨s que je lis un nom de personnage, tout son univers et son histoire me reviennent en mémoire et quel cheminement pour chacun d'eux ! 

Je te souhaite une excellente dégustation, tu vas pouvoir continuer í  admirer tous les carats de ce diamant sériesque :D :)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
[color=red][b]Saison 3[/b][/color]
 
Si j'admet aisément que cette saison est trí¨s bonne, j'avoue avoir préféré les deux précédentes. Je ne sais pas tellement í  quoi c'est dí», mais je me sentais moins impliqué. J'ai tout de míªme beaucoup aimé cette saison hein, mais voilí , moins que les autres. J'ai vu apparaí®tre quelques passages relous qui n'étaient pas lí  avant, genre Keller et Soeur Peter Marie ou encore la partie avec Claire Howell, personnage vraiment chiant qui viendra casser les couilles de tout le monde, McManus en premier. Il y a aussi Kareem Saí¯d qui tombe amoureux, j'ai trouvé ça assez artificiel.
 
Dans les bonnes choses il y a toujours la rivalité Beecher-Shilinger í  laquelle s'est joint Keller, ce dernier ayant changé de camp. Shiligner dégoí»te toujours le spectateur, déjí  aprí¨s ce qu'il a fait í  Cyril O'Reily (Ryan sera surement un allié de poids pour Beecher du coup), mais aussi í  son fils, qu'il a fait tuer alors qu'il était en isolement, ce qui était le but de Beecher (il est plus tout blanc non plus lui). Puis le face-í -face tous les deux en fin de saison est intense.
 
C'est sympa de voir Carver de The Wire dans un rôle de maton qui se fait souvent ridiculiser par les prisonniers, le cadeau qu'il fait í  Adebisi avant de partir va bien foutre la merde, tiens. Adebisi tiens, il a bien changé, il est parti cinglé, il est revenu manipulateur, je sais pas encore sous quelle facette je le préfí¨re, on verra bien comment ça évolue. 
 
Toute la storyline des combats de boxe, c'est sympa, mais vachement répétitif quand míªme, surtout que personne ne se doute que quelqu'un (en l'occurence O'Reily) truque les combats. Aprí¨s, cette idée de McManus est bonne. D'ailleurs, je sens que ce dernier va bientôt partir, le pií¨ge d'Adebisi va se refermer sur lui. D'autant plus que j'avais lu que le rôle d'Edie Falco (Diane) prenait fin en 1999, or la saison 4 est en 2000, donc logiquement, elle devrait sortir de la série (au profit des Sopranos...), je me demande comment, ça sent la pirouette cacahuí¨te.
 
Bref, trí¨s bonne saison malgré tout, ça reste le haut du panier, mais je trouve les saisons 1 et 2 bien meilleures, question de feeling. On verra bien la saison 4, 2 fois plus longue que les autres, bizarre de changement de format d'ailleurs.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
[b][color=red]Saison 4 - Partie 1 (épisodes 1 í  8)[/color][/b]
 
Oui je considí¨re que cette saison est constituée de 2 parties bien distinctes, d'ailleurs elle a été diffusée comme telle, et le fait que Hill dise sa phrase habituelle de début de saison í  l'épisode 9 le prouve, et puis je fais ce que je veux, et prout.
 
Bon, alors cette partie c'était clairement de la balle, bien plus que la saison 3 qui ronronnait pas mal quand míªme. Ici ça bouge plus, plus vite, dí¨s le début avec la fameuse guerre raciale qui s'installe dans tout Oz, ce qui satisfait pleinement Adebisi.
 
Adebisi, dont c'est clairement la saison, est devenu le maí®tre d'Oz puisque c'est lui qui déclenche la guerre, en filant le flingue au Français aux jolies chaussures qui va péter son cí¢ble bien méchamment, abattant plusieurs personnes, dont Wangler (tant mieux je le supportais plus). Cela va pousser McManus vers la sortie, avec un remplaçant black, Querns, que Adebisi va rallier í  sa cause. Ainsi, en échange de privilí¨ges í  la con, genre des rideaux, des caméras, des danseurs travestis, Adebisi doit maintenir l'ordre et peut faire ce qu'il veut pour son business, il rí¨gne donc d'une main de maí®tre sur Em City, son personnage a pris une envergure assez remarquable et finalement je l'ai trouvé bien plus intéressant en manipulateur puissant qu'en pur cinglé. Puis l'acteur roxe toujours autant, ce qui aide í  ajouter au charisme du personnage. 
 
J'en place une pour signaler la présence de nombreux acteurs de The Wire (enfin cette dernií¨re est ultérieure í  Oz), ce qui me réjouit beaucoup, aprí¨s Carver en tant que maton, et bien sur Broadie, on a Herc en prisonnier avec un téléphone, Lester Freamon qui fait une petite apparition, Norman Wilson (conseiller de Carcetti dans la saison 4) qui est Querns, et surtout Daniels qui a une super intrigue de flic sous couverture qui tombe dans la came. A noter qu'il y a une partie du casting de Dexter aussi, avec Doakes et Batista, aprí¨s Laguerta auparavant (son personnage en prend d'ailleurs plein la gueule encore).
 
Pour ce qui est de Beecher et Shillinger, ils ont passé un cap dans la folie puisqu'ils se prennent aux familles maintenant, pauvre Beecher, comme s'il n'en avait pas assez bavé comme ça. A chaque fois que je crois qu'ils ont atteint un point de non retour, ils vont encore plus loin, c'est assez fort surtout que ça ne tombe pas dans la surenchí¨re facile.
 
J'en reviens í  Adebisi, qui s'il est le boss, cherche toujours í  avoir plus, et dans un élan de lucidité terrifiant avoue í  Said que malgré tout, ils restent í  Oz, dans cette prison de merde, il sait que tout ça n'est qu'illusion, et ça donne une profondeur assez énorme au personnage une fois de plus. Puis sa fin est extraordinaire également. Déjí  la montée en intensité entre lui et Kareem Said est puissante, et sa dernií¨re scí¨ne est incroyable í  tous niveaux, í  l'image des autres prisonniers, on ne voit rien, on entend juste un affrontement, et soudain, du sang sur le rideau d'Adebisi, ce dernier sort, remet son fameux chapeau í  sa place (c'est-í -dire de travers), et meurt devant tout le monde qui se trouve en bas en crachant son sang, presque dans un éclat de rire, et en s'écroulant les bras ouverts. Enorme, il y a un côté christique í  cette mort en fait, mort devant tout le monde qui se regarde en bas, c'est vraiment trí¨s fort et ça conclut dignement le personnage d'Adebisi et la demi-saison, par la míªme occasion, ce qui rend cette scí¨ne d'autant plus forte, puis il y a un ton trí¨s désabusé dans cette scí¨ne...bref c'était parfait. Je me demande s'ils pourront faire quelque chose d'aussi réussi par la suite, je ne sais pas car si le casting reste excellent, Adebisi c'était quelque chose quand míªme.
 
Je voulais aussi revenir un peu sur la fin de Shirley Bellinger que j'ai trouvé trí¨s dérangeante, donc trí¨s réussie finalement car je pense que créer un malaise sur ce personnage auquel on s'est attaché malgré ce qu'elle a fait était le message que voulaient faire passer les scénaristes. Shirley, tout le monde l'aimait, surement parce que c'était la seule femme de la prison, elle était impertinente, sa mort lui paraissait inévitable mais assez abstraite finalement. Si bien que quand elle arrive devant sa potence et qu'elle se rend compte de ce qui va se passer, un malaise se crée, on l'entend supplier et nous on est í  la place du pí¨re Mukada. Donc voilí , j'ai trouvé cette partie trí¨s intéressante également, d'autant qu'elle laisse une question en suspens : qui est le pí¨re de son gamin ?
 
Sinon, O'Reily baise l'horrible Claire Howell (qui est vraiment dégueulasse jusqu'au bout, cf le plan oí¹ on la voit topless), souvent en pensant í  Gloria d'ailleurs, Querns part aussi vite qu'il est arrivé, Said est toujours aussi charismatique... Tout est toujours bien dosé, ça ne vire pas dans le soap, le ton est toujours aussi particulier, et le rythme, l'intensité étaient tels ici que j'ai trouvé le tout beaucoup mieux que toute la saison 3, et puis merde, Adebisi quoi.
 
Je cache pas que j'ai peur pour la suite, est-ce que ça va continuer sur cette voie ? Je l'espí¨re, mais rien n'est moins sur, je verrai bien. Allez, la suite.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
[color=red][b]Saison 4 - Partie 2 (épisodes 9 í  16)[/b][/color]
 
Aí¯e, douche froide. Alors attention, cette deuxií¨me partie n'est pas mauvaise, mais c'est clairement la moins bonne de la série pour le moment, ça fait un peu tí¢che comparé í  la premií¨re partie.
 
Les conséquences de la fin de la premií¨re partie sont intéressantes, avec Said innocenté pour légitime défense, mais l'í¢me d'Adebisi pí¨se encore sur Oz, et surtout sur Said qui se sent coupable, et qui un gros ressenti de colí¨re, il n'y a qu'í  voir comment il pí¨te des cí¢bles plus facilement. Mais sans Adebisi, la série perd un peu de son sel tout de míªme, tant il a été monstrueux auparavant.
 
Je retiens aussi des problí¨mes d'écritures plus voyants dans cette partie, déjí  la mort semble íªtre devenue beaucoup plus présente qu'auparavant, certes elle y était dans les précédentes saisons, mais lí  c'est un peu n'importe quoi, j'ai eu l'impression que certains persos étaient introduits juste pour crever dans les 10 minutes, je pense notamment au Marine qui meurt écrasé par l'ascenseur. L'enchaí®nement des péripéties ne semble plus aussi fluide, soit il y a des facilités, soit ya plus trop de cohérence, et ils placent des éléments juste pour occuper les personnages (le coup des pilules de vieillissement, et son traitement expéditif, WTF). Alors c'était peut-íªtre déjí  présent avant, mais lí  certaines ficelles sont plus voyantes, c'est dommage. Aprí¨s, ils arrivent toujours í  bien faire évoluer leurs personnages, et í  en rajouter des intéressants, ce qui a toujours été un point fort de la série.
 
La poignée de mains entre Beecher et Shillinger a été un tournant pour moi, je n'y ai pas cru, j'ai trouvé que c'était pas du tout amené avec finesse. Déjí  Cloutier, bien que l'acteur soit excellent, n'a rien í  faire í  Oz je pense, et il arrive í  retourner le cerveau de pas mal de monde, dont Vern...mouais, j'ai trouvé ça un peu artificiel. D'ailleurs peut-íªtre que les scénaristes sont d'accord avec moi vu comment leur relation a changé ar la suite quand Vern apprend que Beecher va peut-íªtre sortir.
 
D'ailleurs, cette storyline est ma préférée de cette partie, Beecher qui a la possibilité d'aller en liberté conditionnelle. La résignation, puis l'espoir qui le reprend, puis la révélation finale, tout ça j'ai trouvé excellent. Je me suis bien fait avoir, j'ai vraiment cru que Beecher était libre au début, bon aprí¨s quand il rejoint l'avocate dans la voiture avec la petite musique légí¨re, je me suis dit "[i]WTF, ils sont sérieux lí  ?[/i]", j'ai compris que quelque chose n'allait pas ^^. Confirmation par la suite oí¹ on revient í  la dure réalité, ça se finit míªme avec Shillinger et un autre Aryen poignardés par Said et Arif. Vraiment excellent, lí  j'avais retrouvé le ton ironique et un peu décalé de la série qui a un peu disparu avec Adebisi.
 
L'épisode final est peut-íªtre le moins bon de la série jusqu'ici, le match de basket, avec le suspens sur le compte í  rebours, et surtout ce cliff de merde qui arrive comme un cheveu sur la soupe...ça fait un peu tí¢che quand míªme. Les autres saisons, il y avait de l'intensité qui montait petit í  petit pour exploser í  la fin (la saison 1 et la premií¨re partie de la saison 4 sont les exemples les plus frappants), ici rien de tout ça. Bon.
 
Je vais pas épiloguer, cette deuxií¨me partie était moyenne, donc gros contraste avec ce qui l'a précédée. Du coup la saison 4 dans sa globalité bah...elle est mi-excellente, mi-moyenne, donc je la placerais au niveau de la saison 3, voire un peu plus bas. Et j'avoue que j'ai un peu peur pour la suite (déjí  que j'ai pas trop le temps, ni la foi de continuer, si ça se relí¨ve pas je vais finir par arríªter...je verrai bien).

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Mais non, continue ! í‡a en vaut la peine ! Surtout si tu compares í  ce qui se fait ensuite en tant que séries. On n'a rien eu d'équivalent depuis Oz ! Garde la foi, il faut finir ! ^^ ;)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Excusez-moi de déterrer un vieux topic, mais je me sens obligé d'exprimer mon avis sur cette série. Je risque de révéler quelques événements survenus lors la premií¨re saison mais étant donné que c'est une série assez vieille je me permets de ne pas mettre de balise spoiler. 

 

Pour l'instant je n'ai vu que la saison 1, et je regrette d'avoir longtemps hésité pour regarder cette série. C'est justement la série que je cherchais et qui correspondait í  mes attentes, cette série est une oeuvre qui nous offre une réflexion puissante sur la vie, la société et les relations entre les vivants. Cela montre les échecs flagrants du systí¨me carcéral, qui corrompt davantage les í¢mes de ces prisonniers. Tobias Beecher en est le parfait exemple. 

 

Il y a également une réflexion sur les différentes religions, bien qu'au début ça m'a légí¨rement dérangé qu'on parle sans cesse de Dieu mais je me suis adapté. Aprí¨s tout, des hommes en détresse ont le droit de compter sur un íªtre divin. 

 

Ici la violence ne me dérange pas plus que ça, ce n'est pas comme s'il montrait vraiment les scí¨nes. Je pense notamment í  Dino Ortolani qui se fait brí»ler vif, les mutilations des uns et des autres, ainsi que les viols. En revanche, certaines mises en scí¨ne des morts de personnage sont un peu bí¢clées. Par exemple Markstrom qui s'est fait pendre, j'aurais aimé voir la scí¨ne. 

 

Le narrateur, omniscient, est interprété par Augustus Hill, en fauteuil roulant dans un bloc de verre qui tourne sur lui-míªme. Je ne comprends pas cette chose, pourquoi il est enfermé dans ce truc qui tourne ? Mais l'important n'est pas lí . Ce personnage parle de sujets vraiment variés et qui ont parfois rien í  voir avec l'épisode mais il se trouve qu'en fait, il fait des métaphores. 

 

Ici, chaque personnage a lieu d'íªtre, chaque personnage est une morale. 

 

Beecher, agneau jeté au milieu d'une meute de loups. Déjí  brisé par le meurtre d'une petite fille, il n'était qu'au début de son chemin. Il se fait violer, travestir, tatouer une croix gammée sur les fesses, et devient le petit chien du nazi Vern Schilinger. Le voir s'endurcir pour devenir craint í  son tour était jouissif. Je pense que je ne suis pas le seul í  avoir applaudi quand il a neutralisé et chié sur le nazi. Franchement cette scí¨ne était épique. Tobias Beecher, í  travers cette saison, est un agneau devenu loup. 

 

Kareem Saí¯d, probablement mon personnage préféré pour l'instant. Son sang-froid et sa faculté í  diriger un groupe m'ont impressionné, notamment dans le dernier épisode. Ses paroles sont fabuleux. J'ai vraiment eu peur pour lui quand il a eu son arríªt cardiaque. Et je rejoins ce que vous avez dit : il est vraiment charismatique ! L'histoire tourne aussi autour de lui car durant l'émeute il explique í  McManus que les tentatives de ce dernier pour améliorer la prison sont et seront vaines et que ce qu'il faut changer c'est la société en elle-míªme. Il accuse la justice et la société de discrimination raciale et il veut changer ça. 

 

Alvarez, dont j'ai eu le plaisir de le retrouver aprí¨s l'avoir vu dans plusieurs séries. Cet acteur sied parfaitement avec chacun des personnages qu'il interprí¨te. Son pí¨re (qui a perdu la langue) et son grand-pí¨re (qui a l'Alzheimer) sont aussi en prison. L'épisode avec le bébé était vraiment triste. Il apprend ce que c'est que l'amour puis le perd la seconde suivante. 

 

O'Reilly, qui n'était pas parti pour íªtre l'un de mes favoris s'est avéré íªtre assez intéressant. Il manipule les gens í  sa guise et s'est vraiment adapté au systí¨me. 

 

Aprí¨s on a Abedisi, impressionnant par sa corpulence, Ross qui fait du chantage í  la seule garde de prison féminin, Schilinger, détestable mais on arrive í  le plaindre í  la fin. Il y a beaucoup de personnages aussi attachants les uns que les autres. Je regrette vraiment Ortolani et Keane, ils étaient vraiment parfaits dans leur rôle. Scibetta, au final, est-il mort ? On le voit en train de vomir du sang mais aprí¨s ? 

 

Il y a tellement de choses í  dire sur cette saison 1, tellement de choses í  raconter, mais je vais éviter de faire un pavé. Pour moi, c'est une trí¨s bonne série qui mérite d'íªtre vu. Les acteurs sont géniaux, le fil rouge est intéressant et malgré quelques scí¨nes mal exploitées la série s'en sort trí¨s bien. 

 

J'ai hí¢te d'attaquer la saison 2 demain !  :) 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Je passais juste pour dire que l'épisode 6 de la saison 6 que je viens de regarder était incroyable, jamais j'ai ressenti autant d'émotions dans un épisode d'une série. Voilí , c'est tout ce que j'avais í  dire. 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

[spoiler]L'exécution de Cyril qui finalement n'a pas eu lieu.[/spoiler]

Ah je me rappelle de cet épisode. C'était trí¨s marquant, voire vibrant. T'es en tension pendant tout l'épisode, t'as les larmes aux yeux. 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Ah oui exact, avec notamment la trí¨s belle scí¨ne : 

 

[spoiler]quand tous les prisonniers sans exception tapent sur les vitres. La relation Ryan/Cyril est vraiment superbe. [/spoiler]

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Les acteurs qui interprí¨tent Ryan et Cyril sont frí¨res dans la vraie vie, ça explique sí»rement leur relation et leur jeu d'acteur dans la série qui est superbe. 

 

J'ai fini la série, j'ai pris le temps de savourer chaque saison car franchement cette série donne une boule au ventre. Je suis resté un peu sur ma faim quand la série s'est terminée mais je vois pas ce qu'ils auraient pu faire de plus. On peut également constater que dans cette série, les fins heureuses ça n'existe pas.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
La série s'ancre au plus proche de la réalité donc il ne faut pas s'attendre í  une fin heureuse. C'est une série riche en personnages développés, oí¹ leur humanité est mise í  l'épreuve. Une vraie claque. Une de mes séries préférées.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Je l'ai terminée avant le début de l'été, un épisode par trajet pour aller au boulot en train.

 

Je reste sous le choc que cette série date de 1997 qd míªme...pour "l'époque" ça devait íªtre hyper violent.

 

En tout cas c'était énorme, j'ai mangé les épisodes un par un.

Et j'ai refilé l'intégrale í  mon pí¨re (retraité ahah) pour qu'il la regarde.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Bravo pour avoir réussi í  regarder la série un épisode í  la fois ^^ J'ai tellement accroché que j'ai tout enchainé d'une traite (mais c'était l'été donc j'avais le temps). :D 

I'm glad you loved it and recommended it !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !


Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.


Connectez-vous maintenant