Loceane7

Breaking Bad

426 messages dans ce sujet

« Je ne l'ai pas dit í  mes équipes, mais j'ai pleuré en écrivant les derniers instants de l'ultime épisode », a avoué Vince Gilligan, lors d'une conférence í  Los Angeles cette semaine. Le showrunner de Breaking Bad a aussi expliqué que la fin de sa série, qui aura lieu durant l'été 2013 sur AMC aux Etats-Unis n'a pas été préparée de longue date, et n'est pas le résultat d'un plan machiavélique conçu depuis la premií¨re saison : « Nous nous sommes assis dans la salle des scénaristes pendant des milliers d'heures, nous avons joué aux échecs, en réfléchissant aux conséquences qu'entrainerait le déplacement de chacun des personnages. Grosso modo, nous avons envisagé toutes les fins possibles, et nous avons finalement opté pour celle qui nous satisfaisait le plus. » Satisfera-t-elle les téléspectateurs ? Réponse í  partir du 11 aoí»t prochain.

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Jesse Pinkman, la couleur des sentiments

par Jeoffroy Vincent*

"Vince Gilligan, et le reste de l'équipe scénaristique, un grand merci pour ne pas m'avoir tué". Telles furent les quelques paroles qu'Aaron Paul prononça lorsqu'il reçut, en 2012, son deuxií¨me Emmy Award du meilleur second rôle masculin. Une récompense plus que méritée envers un acteur qui est loin, trí¨s loin, de démériter face í  son Bryan Cranston, son prestigieux partenaire. C'est un événement que nul n'ignore désormais : la série de Vince Gilligan entamera sa conclusion définitive í  partir du mois prochain.

Alors que nombre de personnes s'interrogent toujours quant au sort que le récit pourrait bien réserver í  Walter White, alors que l'on a beaucoup parlé de Walter sur ce blog, il paraissait normal, nécessaire míªme, de rendre hommage í  ce perdant magnifique qui évolue dans l'ombre dévorante d'un pur génie du mal. Ne serait-ce que pour rappeler l'importance fondamentale de Jesse Pinkman au sein de cette infernale mécanique de précision narrative qu'est Breaking Bad. Et, diable, pour suggérer peut-íªtre qu'il pourrait bien incarner l'élément par lequel tout se dénoue...

De l'inexpérience í  l'empathie

"Que voulais-tu savoir déjí  ? Ah, oui : pourquoi je voulais que tu achí¨tes une bassine en plastique. L'acide hydrofluorique n'attaque pas le plastique mais il peut dissoudre le métal, la pierre, le verre... et la céramique. Voilí  pourquoi »

Walter White
Le choix (The cat's in the bag), saison 1, épisode 2

Lorsqu'il se sait incurable de son cancer des poumons, Walter White décide de se lancer dans la conception de la méthamphétamine avec un seul objectif en tíªte: amasser rapidement le maximum d'argent avant de mourir. Du moment qu'il laisse en héritage un capital suffisant í  sa famille, il se fiche bien de savoir í  qui la drogue sera vendue. Mais s'il est résolument confiant dans la qualité du produit qu'il entreprend de fabriquer, Walter a un dernier problí¨me í  résoudre: trouver quelqu'un. Quelqu'un qui connaisse le terrain. Quelqu'un qui puisse écouler le stock. Quelqu'un qui sache vendre, vite et bien, toute cette drogue susceptible de rapporter gros en un temps record. Le choix de Walter, quant í  cette personne intermédiaire, est alors tout aussi spontané que sa décision initiale.

Sweatshirt, bonnet, baskets... Jesse Pinkman a beau d'abord íªtre l'ancien élí¨ve de Walter White, il demeure surtout un jeune blanc-bec qui s'habille en caí¯d et qui se rassure í  coup de « Yeah bitch ! » pour se convaincre qu'il joue dans la cour des grands. Or, Jesse est devenu dealer par défaut[1]. C'est un petit trafiquant de troisií¨me catégorie qui s'accommode de cette activité au jour le jour. Sa seule fierté, aussi limitée qu'elle puisse íªtre, réside dans l'ajout de piment dans sa composition; Jesse revendiquant crí¢nement sa signature sous le stupide pseudonyme de... Captain Cook.

Pour le reste, Jesse ne vise aucune ambition. Il ne possí¨de (ni ne désire d'ailleurs) la logique et l'envie de conquíªte d'un baron de la drogue. Encore moins qu'il ne se soucie, ni des instruments qu'il utilise, ni de la toxicité des produits qu'il manipule. Son inconscience idiote est telle que, lorsque Walter lui rappelle la dangerosité de la fabrication de methamphétamine, Jesse rétorque: "Vous pouvez vous habiller en pédé si vous voulez, mais je ne le ferais pas".

Dans un premier temps, c'est son attitude maladroite, ne coí¯ncidant pas avec la posture qu'il souhaite renvoyer, qui est mise en avant, et qui fait de Jesse un personnage aux attraits principalement comiques faisant ressortir le caractí¨re grotesque, absurde, des débuts de la série. Pour s'en convaincre, il suffit de revoir la scí¨ne oí¹ Jesse se plaint d'avoir í  nettoyer les bourdes de son ancien professeur.

Au cours d'un monologue hilarant, on en oublierait presque la teneur morbide qui rí¨gne autour de ce jeune s'appríªtant tout de míªme í  dissoudre un cadavre dans sa salle de bains[2]. Car le décalage entre le savoir conséquent de Walter, mais détourné í  des fins amorales, et l'inexpérience de Jesse, la risible juvénilité de l'adolescent va s'en trouver renforcée. Elle va également íªtre le vecteur de toute notre sympathie pour lui.

Certes, s'il est celui qui trouve l'idée du laboratoire ambulant, via le désormais illustre camping-car, Jesse est aussi celui qui le met en panne par étourderie (Seul au monde, saison 2, épisode 9). Pourtant, en dépit de toutes ces erreurs et de toutes ces gaffes, Jesse se réví¨le infiniment touchant, ne serait-ce que parce qu'il demeure une personne chez qui l'empathie est quasiment naturelle.

C'est Jesse qui suspecte les raisons réelles de la reconversion de Walter. C'est Jesse qui arrache í  son ancien professeur le fait qu'il est atteint d'un cancer (Bluff, saison 1, épisode 6). C'est toujours Jesse qui couvre son petit frí¨re alors que ce dernier fume de la marijuana en cachette (Retour aux sources, saison 1, épisode 4). Et c'est encore Jesse, alors que Walt privilégie sur le moment un mutisme des plus couards, qui trouve le courage de se confronter í  Gus Fring pour la raison invoquée ci-dessous :

Gus Fring : «Ecoute-moi bien : tu as un ami dans cette pií¨ce. Cet homme. Les hommes dehors sont mes hommes de confiance. Quand j'ai su ce que tu voulais faire... Sans cet homme et le respect que j'ai pour lui, j'aurais traité ce problí¨me tout í  fait différemment. Ne le regarde pas, regarde-moi. Voilí  ce qui va se passer : mes hommes vont revenir, tu vas leur serrer la main et faire la paix.»
Jesse : « Non »
Walter : « Jesse... »
Gus Fring : « Pardon ? »
Jesse : « Ils utilisent des gosses. Ces salauds ont fait tuer un type par un gamin de 11 ans. Vous íªtes censé íªtre un homme d'affaires raisonnable. C'est comme ça que vous travaillez ? (A Walt) Et vous íªtes d'accord ? Vous n'avez rien í  dire ? »

Demi-mesures (Half measures, saison 3, épisode 12)

En cela, Rí¨glements de compte (Peekaboo, saison 2, épisode 6) est un épisode fondamental pour deux raisons. D'une part parce qu'il montre toute la déchéance, crasse et barbare, qu'entraí®ne l'addiction í  la methamphétamine (celle-lí  míªme que Walter refuse de voir) et, d'autre part, parce qu'il argumente de manií¨re indéniablement subtile autour de cette incohérence criante de Jesse í  évoluer dans un milieu qui n'est pas fait pour lui.

Jesse n'est pas plus un impitoyable caí¯d qu'un meurtrier de sang-froid. Plutôt un íªtre profondément sensible qui ne peut faire abstraction de ceux qui l'entourent. Tout au long de l'épisode Peekaboo, Jesse s'évertuera toujours í  protéger le gamin abandonné par le couple de junkie qu'il était venu descendre. A jouer avec lui. A le nourrir.

Avec le temps, cette sensibilité va prendre le pas sur le caractí¨re involontairement burlesque de Pinkman, a fortiori lorsque survient le deuil de sa petite amie Jane; sa mort par surdose est dévastatrice pour le jeune homme et le conduit en cure de désintoxication. Plus tard aprí¨s le triste éví¨nement, dans une scí¨ne infiniment touchante, Jesse ne peut s'empíªcher d'appeler le téléphone de sa petite amie disparue, ne serait-ce que pour entendre sa voix sur son annonce de répondeur.

Sous un apparat clinquant qui tente, vainement, de masquer tout son altruisme, Jesse est finalement quelqu'un qui absorbe l'action et ses conséquences pour tenter de dresser, en toute conscience, son propre état des lieux:

Jesse: « Vous avez suivi l'accident d'avion ? C'est le pí¨re de Jane qui est responsable, vu qu'il était traumatisé. »
Walter: « Je vais t'arríªter tout de suite. Tu n'es pas responsable. En aucune façon, d'accord ? Je suis informé, sí»rement plus que toi, et nombre de facteurs entrent en jeu. »
Jesse: « Ah oui ? »
Walter: « Par exemple, il y a un radar pour les collisions qui était défaillant. C'est un fait public, tu peux vérifier. On utilise une technologie qui date des années 60. Non, en fait, j'en veux au gouvernement. »
Jesse: « Soit on fuit les choses, soit on les affronte M. White. »
Walter: « Ca veut dire quoi ? »
Jesse: « Je l'ai appris en cure. On doit accepter qui on est. J'accepte qui je suis. »
Walter: « Et qui es-tu ? »
Jesse : « Le méchant. »

Crash (No mí s), saison 3, épisode 1

Celui qui cherchait le pí¨re

Bien sí»r, les choses sont loin d'íªtre aussi radicales : Jesse n'est pas un "méchant " í  proprement parler. S'il ne demeure pas innocent pour autant, il ne s'élí¨ve pas au niveau d'un Walter White. Pour la simple raison que Jesse, í  la différence de Walter, n'est pas dans le déni ou la manipulation. Sans doute est-ce pour cela que la relation qu'il entretient avec son ancien professeur est extríªmement fusionnelle, et qu'elle perdure dans une sorte de passion destructrice. L'ironie veut que, míªme lors de leurs conflits les plus physiques (les deux hommes en venant régulií¨rement aux mains), Jesse persiste í  marquer son respect envers celui qu'il continue d'appeler "Monsieur White".

Car, í  bien des égards, Walter représente la figure d'un pí¨re que Jesse n'a jamais eu. Une figure de savoir, d'exigence et, aussi paradoxal que cela puisse paraí®tre, d'autorité. Tandis qu'il agit au quotidien comme une bonne pí¢te envers Walt Junior, Walter se prive rarement de rappeler í  Jesse qu'il n'est qu'un subordonné. Un incapable, tout juste bon í  l'assister sommairement. Tout en príªchant hypocritement une attitude vertueuse, responsable, il prend régulií¨rement Jesse comme responsable personnel de ses propres échecs pour asseoir pleinement la virulence de ses propos blessants :

- Walter: « Te garer juste devant chez moi. Avec ce véhicule ! Mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi ?! Franchement je me le demande ! »
- Jesse : « Rien. Pardon. Je... »
- Walter: « Et si Skyler t'avait vue ? Hein ? Qu'est-ce que tu aurais fait Einstein ? »
- Jesse : « Je ne sais pas »
- Walter: « Et tu sais pourquoi ? Tu sais pourquoi tu ne sais pas ? Parce que tu ne réfléchis pas. Tu n'as jamais su ce qu'était de réfléchir ! »
- Jesse : « Je me suis excusé. Je prends ma part du fric et je me tire »
- Walter: « Ta part ? Il n'y a aucune part qui te revienne. Ce fric est í  moi, tu comprends ? Pourquoi devrais-je pí¢tir de ton manque de rigueur ? »
- Jesse : « Eh ce n'est pas cool, on avait dit associés í  50-50 ! »
- Walter: « Associés ? De quelle façon ? A quoi tu sers exactement ? Je me posais la question car, vois-tu, c'est moi qui produis. Et d'aprí¨s ce que j'ai pu voir, tu n'es qu'un toxicomane. Un junkie pathétique, trop bíªte pour comprendre et suivre des instructions rudimentaires ! »

Au fond du gouffre (Down), saison 2 épisode 4

La soif de reconnaissance, paternelle plus que personnelle, est exploitée avec beaucoup d'ambiguí¯té par Walter; ce dernier n'y allant pas par quatre chemins dans son rapport avec son élí¨ve, et usant í  de nombreuses reprises d'un chantage affectif pour le convaincre de continuer í  cuisiner en sa compagnie. Toutefois, si Walter fait le choix d'une reconversion qui l'entraí®ne aveuglément dans les abymes de la déchéance, et entretient ce choix sous de faux motifs, Jesse est le premier í  destituer son partenaire de son piédestal. Pour tenter de rompre cette spirale, dévastatrice et incontrôlable, qui l'a amenée jusqu'au point de non-retour.

Walter : « Que je comprenne bien. Tu refuses l'offre d'un million et demi de dollars ? »
Jesse : « Je ne refuse pas l'argent, je refuse de travailler avec vous. Vous comprenez ? Je ne veux plus rien avoir affaire avec vous. Depuis que je vous ai rencontré, tout ce qui m'était cher a disparu. Ruiné, merdé, mort, depuis que je bosse avec le génial Heisenberg. Je n'ai jamais été aussi seul, je n'ai plus rien ! Plus personne ! C'est clair ? Tout a disparu, compris ? Mais pourquoi...? Pourquoi est-ce que vous comprendriez ? Pourquoi ça vous intéresserait du moment que vous avez ce que vous voulez ? Pas vrai ? Vous n'en avez rien í  foutre de moi. Vous avez dit que j'étais un incapable, un moins que rien ! Pourquoi est-ce que vous me voulez ? Vous disiez que ma meth était beaucoup moins bien non ? Vous disiez que ma cuisine, c'était de la merde ! Alors allez vous faire foutre !»

Vendetta (One Minute), saison 3, épisode 7

Mais Walter n'est pas dupe. Il sait que l'autre qualité de Jesse est également sa plus grande faiblesse : celle d'íªtre une personne loyale. Tel un fils dévoué, cédant í  la vicieuse manipulation de ce pí¨re sans amour, Jesse va, non sans douleurs, exécuter Gale Botticher sur le pas de sa porte[3]. Pour tenter de suivre une quelconque logique née d'un homme sans scrupules qui l'a, certes, bel et bien sauvé de sa dépendance, mais qui prétexte un service inhumain seulement pour ne pas avoir í  ne pas se salir les mains.

C'est précisément cette "faiblesse" qui est le maillon psychologique exploité tout au long de la saison quatre, et le fruit d'une convoitise immense pour lequel Gus et Walter s'entredéchirent jusqu'í  la mort. Et c'est cette míªme source d'empathie qu'utilise Walter pour prendre le dessus, faisant croire í  Jesse que son rival avait empoisonné Brock, le fils d'Andrea.

Tandis que se profile une rupture évidente entre le pí¨re et le fils, rupture qui finit par íªtre consommée en deux temps[4], Jesse rejoint l'équipe de Gus et se rapproche de Mike, taciturne homme de main et, quelque part, une autre figure paternelle autrement bienveillante. Paradoxalement, míªme í  ce stade de son parcours personnel, le jeune disciple ne cesse d'íªtre fidí¨le í  l'égard de celui qui lui a transmis un savoir pour lequel il a appris í  exceller.

Lors d'un dí®ner chez Gus, Jesse met directement les pieds dans le plat et ne manque pas de rappeler í  son nouveau patron que s'il en venait í  éliminer Walter, il devrait le tuer par la suite. Il ne manque pas, í  nouveau, de souligner ce point, marquant encore une fois son dévouement et son attachement í  un lien qu'il ne peut rompre aisément.

Gus Fring : « Tu sais ce qui se passe en haut ? »
Jesse : « J'ai ma petite idée, oui »
Gus Fring : « C'est í  cause de ton ancien partenaire. Tu comprends ? Tu vois pourquoi on doit intervenir ? »
Jesse : « Je comprends, ce mec est un emmerdeur. Mais je ne peux pas, je ne changerai pas d'avis. Comme je l'ai dit, si quelque chose de définitif arrive í  M. White, je ne vais pas apprécier »

Echec (End times), saison 4, épisode 12

Détail anecdotique, et pourtant des plus intrigants, c'est lors de cette míªme quatrií¨me saison que Jesse se rapproche le plus physiquement de Walter. En se rasant le crí¢ne...

Crime et chí¢timent

Modérateur des Narcotiques Anonymes : « Te faire des reproches ne t'aidera pas »
Jesse : « Alors je dois arríªter de me juger et accepter ? »
MNA : « C'est un début »
Jesse : « Peu importe ce que je fais, tout roule parce que je suis un type bien ? Peu importe le nombre de chiens que j'abats, j'en fais un inventaire et je l'accepte ? Bon sang, vous, vous avez écrasé votre gamine et vous l'acceptez ? Quel ramassis de conneries ! »
MNA : « Ecoute Jesse, je sais que tu souffres... »
Jesse: « Vous savez quoi ? Vous savez pourquoi je suis venu ici au départ ? C'est pour vous vendre de la meth. Vous n'íªtes rien d'autre pour moi que des clients. Je me suis servi de vous, ça vous va ? Vous l'acceptez ? »
MNA : « Non »
Jesse : « Il était temps »

Négociations (Problem dog), saison 4, épisode 7.

Si Walter White caractérise í  merveille toute la saveur amorale et pernicieuse de la série, Jesse Pinkman incarne en revanche les effets douloureux de toutes leurs mauvaises actions. Jesse souffre de ne pouvoir partager véritablement son fardeau avec la seule personne susceptible de le comprendre. Le seul individu qui, ironiquement, est í  l'origine de ses maux. Sans doute vous souviendrez-vous de cette scí¨ne oí¹ Jesse, presque penaud, propose í  Walter de l'accompagner í  une séance de karting. Sans véritablement révéler pourquoi ni, d'ailleurs, sans avoir la force d'insister. Parce qu'il n'a pas envie d'avouer qu'il redoute le moment oí¹ il sera seul.

Seul face í  lui-míªme, dans un silence qui le renvoie inévitablement í  sa conscience qui hurle dans la bataille de son í¢me, et qui lui fait monter le volume de sa sono de plus en plus haut (Snub 38, saison 4, épisode 2). La culpabilité qui habite Jesse le dévore tellement qu'elle finit par s'inviter, au sens littéral, dans sa maison; sa maison devenant un gigantesque squat représentant de facto toutes les pulsions sordides et morbides qui pourrissent la santé psychologique du jeune homme.

"Le crime ne paie pas", comme dit le proverbe. L'addition salée qui se présente í  Jesse est celle d'une solitude absolue. Un comble pour ce martyr de la culpabilité, puisque sa différence avec ses semblables se traduit par une humanité qui se réví¨le ironiquement dans un milieu qui, précisément, ne fait pas dans le sentiment. Face í  ce spectacle, noir, pessimiste et pourtant grandiose de la déchéance, Jesse est le miroir de notre propre condition d'íªtre humain. Le seul qui pourrait ramener la jauge de la morale í  un niveau supérieur.

Alors qu'une quelconque rédemption est désormais impossible pour lui, Jesse symbolise í  lui seul la possibilité, aussi latente et infime soit-elle, que l'individu est toujours capable du meilleur. Ce n'est qu'une question de choix. Pour cela, et parce qu'il est un personnage construit sur une accumulation de remords, on ne peut que le comprendre. Et l'aimer.

Jeoffroy Vincent anime les chroniques du site Gammazik : http://gammazik.com/


Source: le monde des series
 

 

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Pourquoi tu dis ça Miya ? Il faut qu'on discute épisode par épisode, il en reste si peu !

 

Je savais que tu répondrais. Tu me pousse í  revenir du coup.  :P

 

Mon com' était peut-íªtre un peu trop définitif... Quoique...  :D   Sérieusement, j'évite soigneusement le moindre article sur BB depuis des mois. La fin de Breaking Bad c'est pour moi l'événement de l'année niveau séries ( Mis í  part le lancement de The Following   :lol:  Elle me fait toujours autant marrer cette vanne ).

 

Il y a quelques jours dans le topic SFU, je parlais du final de la série. Qui a été pour moi un pur moment d'émotion, une vraie révélation. Et depuis míªme si j'ai vu d'autres finals de séries qui ont pu me toucher. Je n'ai jamais ressenti la míªme satisfaction í  voir la fin d'une histoire que j'ai suivi pendant plusieurs années. Mais lí , je sais, que dis-je, je suis persuadé que Vince Gilligan ne nous décevra pas. í‡a va íªtre grandiose !

 

Alors je t'avoue que j'ai bien envie de me garder Breaking Bad pour moi tout seul. Ne pas en parler épisodes aprí¨s épisodes, le temps des huit semaines de diffusion.

 

Mais on en parlera évidemment aprí¨s. Surtout si la fin est toute pourrie  :o

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Ok. Comme tu veux. Je pense que ça va íªtre un final épique et on s'en souviendra í  jamais ^^
Aprí¨s, je commenterai chaque épisode car c'est comme ça que je montre í  quel point je l'adore. Et on pourra surtout se concentrer sur le dernier des derniers épisodes puisqu'il sera trí¨s spécial de toutes façons.

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J'ai envie et ça me fait peur en míªme temps de voir la fin ... J'aime tellement cette série que je ne voudrai jamais qu'elle s'arríªte !

C'est ma série N°1, toutes séries confondues !

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J'ai envie et ça me fait peur en míªme temps de voir la fin ... J'aime tellement cette série que je ne voudrai jamais qu'elle s'arríªte !
C'est ma série N°1, toutes séries confondues !


La míªme ! Il y a aura un avant Breaking Bad et un aprí¨s. Sauf si Vince Vilighan participe í  une nouvelle série, je la suivrai immédiatement. Mais ça va vraiment faire bizarre de ne plus voir Walt et Jesse. Il faudra organiser un marathon Breaking Bad, de l'épisode 1 au dernier.

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Comme vous, j'ai du mal í  imaginer pouvoir íªtre déçu par la série. Pour moi, elle va rejoindre les Oz, The Wire, The Sopranos & co dans la catégorie des trí¨s grandes séries qu'il faut avoir vu. 

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Titres et synopsis des derniers épisodes

breaking-bad-saison-5-part-2-affiche-631

AMC dévoile de courts synopsis et les titres des 8 derniers épisodes de Breaking Bad.

La fin de la saison 5 de Breaking Bad approche et míªme si l'intrigue principale reste secrí¨te, AMC dévoile les pitchs des tous derniers épisodes. Tout le monde bataille avec ses démons, son passé et ses problí¨mes. Mais il semblerait aussi que Hank ait des plans. Ces pitchs sont trí¨s vagues mais intrigants.

 

L'épisode 9, le premier de la liste est réalisé par Bryan Cranston. C'est le quatrií¨me épisode de la série que l'acteur réalise. Rian Johnson qui a déjí  réalisé 2 épisodes dans les saisons précédentes revient pour l'épisode 14 et c'est le créateur Vince Gilligan qui clôture la marche avec l'écriture et la réalisation du series finale.

[spoiler]

Episode 509 – Blood Money

Alors que Walt et Jesse s'adaptent í  la vie en dehors du business, Hank comprend qu'il est sur une piste.
Ecrit par : Peter Gould
Réalisé par : Bryan Cranston

Episode 510 – Buried

Alors que le passé de Skyler la rattrape, Walt couvre ses traces et Jesse continue de se battre avec sa culpabilité.
Ecrit par : Thomas Schnauz
Réalisé par : Michelle MacLaren

Episode 511 – Confessions

Jesse décide de changer quelque chose. Pendant ce temps, Walt et Skyler doivent gérer une demande inattendue.
Ecrit par : Gennifer Hutchison
Réalisé par : Michael Slovis

Episode 512 – Rabid Dog

Une stratégie inhabituelle commence í  porter ses fruits. Des plans sont mis en marche et pourraient bien tout changer.
Ecrit par : Sam Catlin
Réalisé par : Sam Catlin

Episode 513 – To'hajiilee

Les choses s'intensifient pour Walt de manií¨re inattendue.
Ecrit par : George Mastras
Réalisé par : Michelle MacLaren

Episode 514 – Ozymandias

Tout le monde fait face aux circonstances qui ont radicalement changées.
Ecrit par : Moira Walley-Beckett
Réalisé par : Rian Johnson

Episode 515 – Granite State

Des éví¨nements mis en place il y a longtemps sont amenés í  leur conclusions
Ecrit par : Peter Gould
Réalisé par : Peter Gould

Episode 516 – Felina

Series finale
Ecrit par : Vince Gilligan
Réalisé par : Vince Gilligan[/spoiler]

 

Source : Spoiler TV / Image ©AMC et braindamaged.fr

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Heureusement que tu as précisé ce que c'était, je n'ai pas regardé car les synopsis peuvent clairement spoiler. 

 

Sinon, la vidéo du panel de Breaking Bad au San Diego Comic Con : http://www.youtube.com/watch?v=0EXZPJwfuTY

 

A noter la petite blagounette de Bryan Cranston qui s'est baladé avec un masque d'Heisenberg devant tout le monde sans que personne ne sache que c'était lui :D

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Heureusement que tu as précisé ce que c'était, je n'ai pas regardé car les synopsis peuvent clairement spoiler. 

 

Sinon, la vidéo du panel de Breaking Bad au San Diego Comic Con : http://www.youtube.com/watch?v=0EXZPJwfuTY

 

A noter la petite blagounette de Bryan Cranston qui s'est baladé avec un masque d'Heisenberg devant tout le monde sans que personne ne sache que c'était lui :D

 

J'ai ajouté des balises [spoiler] :)

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Ha enfin on va pouvoir arrivé au sommet de la pyramide Breaking Bad. C'est í  la fois un honneur et une tristesse que d'atteindre ce palier. Rien que de ce dire que un chef d'oeuvre comme ça va finir sa me fou le seum. Mais bon on et quand míªme bien content de voir la fin ^^.

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Le prochain épisode débarque bientôt, non ? (je tremble)

Quelqu'un sait si cet épisode débarquera direct en stream' ? Y'a t-il un moyen de le visionner en streaming, avec des sous titres ? (sous titres anglais c'est suffisant). 

Si cet épisode est dans la míªme lignée que les précédents de la saison 5, alors attendez vous í  une masterpiece, tout simplement. 

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JE L'AI VUUUUU ! OMG

 

[spoiler]Au début, je savais pas trop quoi en penser ; Hank qui le prend trí¨s mal, qui devient fou, ça donne lieu í  quelques scí¨nes trí¨s anxiogí¨nes, mais au final c'était totalement prévisible, c'était clair et net qu'il allait pas le prendre avec un grand sourire (au passage, la scí¨ne oí¹ il reprend l'ensemble de l'affaire, qui est un trí¨s bon résumé de toutes les saisons, j'ai beaucoup aimé aussi).

De míªme, Jesse et son histoire d'argent, qui devient lui aussi fou depuis qu'on a tué le gosse (on a remarqué qu'il était trí¨s attaché aux gosses depuis l'histoire avec les deux drogués et le fameux "Peekaboo"), bref ça aussi c'était couru d'avance. Bon, par contre, quelques pistes trí¨s intéressantes autour de la mort de Mike, í  mon avis Jesse doit savoir plus que ce qu'il en dit, y a un truc louche derrií¨re tout ça, et je sens que ça finir en confrontation Walt/Jesse, ça promet du lourd.

 

Bref, un début d'épisode prévisible, trí¨s bon certes, mais pendant un an j'ai eu le temps de me faire tout un tas d'hypotí¨ses sur la suite de la saison 5 et ceci y figurait déjí . :P

Du coup, j'ai honte, je me suis dit pendant quelques secondes "Bon, pour l'instant j'ai déjí  vu mieux, ça avance pas beaucoup, Hank va faire des recherches sur Walt, lui ne le saura que fin de saison, j'espí¨re que ça va un peu remonter la pente"

 

Puis lí , arrive cette scí¨ne glaçante... Mon Dieu, qu'est-ce que j'ai putain de OMG de kiffé !

 

Je m'attendais déjí  pas í  ce que Walt découvre que Hank savait (ou alors y avait aussi dans mes hypothí¨ses le fait qu'il avait fait exprí¨s de poser le bouquin lí  pour que Hank le découvre - on sait que Walt est príªt í  tout - mais cette hypothí¨se est pour moi rejettée aprí¨s la vue de cet épisode, ou alors il joue trí¨í¨í¨í¨s bien son jeu) et encore moins dans ces scí¨nes bien fraí®ches oí¹ il vomit dans les toilettes. Mais alors le fait que dí¨s le "premier" épisode déjí  tous les deux soient en confrontation, ça c'était un vrai truc de malade.

 

Lorsque Walt arrive chez Hank, je m'étais dit "Bon, okay, ça va un peu íªtre un truc í  la Death Note quoi, le jeu du chat et de la souris, ça peut íªtre chouette", et au départ de Walt je m'attendais í  ce que ça se termine ainsi, ce qui était déjí  pas mal. Puis Walt qui s'arríªte et lí  je me dis "Oh... Purée. Oh oui. S'il vous plaí®t oui." Et ils l'ont fait ! Hank qui referme la porte du garage, le regard hyper supra glaçant qu'il jette í  Walt, ce coup de poing qui m'a fait sursauter et crier "OH BORDEL SA MERE", puis ces paroles "I don't know who you are. I don't even know who I'm talking to", tout est parfait, ces acteurs sont décidemment hyper méga top bons, et ça termine sur ce cliffhanger pourtant simple, mais méga anxiogí¨ne, je suis resté bouche-bée quelques secondes.

 

Tellement de nouvelles hypothí¨ses maintenant. Que va faire Hank ? Comment Walt va-t-il gérer ça ? Et puis le problí¨me avec Jesse promet pas mal aussi. Et ne parlons pas de ce tout début d'épisode aussi, comment en sont-ils arrivés lí , au point de brí»ler la maison ? Est-ce Hank qui l'a fait ? Ou Walt pour effacer les traces ? Bref, cette fin de saison va íªtre TERRIBLE, je le sens déjí . Truc. De. OUF ! :D

 

Ah par contre, j'édite pour une petite question : la toute dernií¨re phrase de l'épisode, "Tread lightly", vous l'avez comprise comment ? C'est le seul truc qui m'a un peu échappé, donc j'attends vos avis. :p [/spoiler]

 

Je ne saurais pas voir l'épisode prochain avant le 24 aoí»t, ça va íªtre chaud de tenir. J'ai trop hí¢te lí  du coup ! :D

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Contient des spoilers !!!

Vient de voir l'épisode et j'ai fondu plus vite que la glace que j'avais í  la main !
Il y a vraiment Breaking Bad et les autres séries. Tout est parfait, netteté de l'image, jeux de profondeurs, flous, plongée, contre-plongée, couleurs... Et puis le jeu des acteurs ! Pas mal de plans sur les regards (Jesse et Hank sublimes), une ambiance lourde mais boostée, ça avance vite, tout se dégoupille et ça claque !
Le duel est lancé, Walt mise sur sa confiance í  ne pas laisser de traces et son cancer alors que Hank lutte pour la vérité mais surtout pour retrouver la face ! He doesn't like to be made fool of !
Et la scí¨ne d'introduction, en continuité avec la précédente. Walt se promenant dans un monde apocalyptique, rassemblant ses armes avant de partir en guerre. Hi Carol !
Et Jesse, ah Jesse ! Presque pas de mots, perdu dans le tourment de la réalité, coupable d'avoir vu í  travers le plan de Walt, essayant de se débarrasser du lest que Walt lui colle aux basques. Son idée de redonner aux autres n'en fait pas un Robin des Bois, il tente peut-íªtre de se racheter ou de diluer sa culpabilité. Cependant ça risque de se retourner contre lui, n'est pas Petit Poucet qui veut !

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Contient des SPOILERS !!!!!
Yeah !!!!! Enfin vu l'épisode. Et un avis partager. Au début j'ai trouvé ça déjí  vu. Jesse qui pert le contrôle... bref (au passage super content d'avoir vu Badger que j'adore héhé). Puis arriver a la scí¨ne de la confrontation entre Walt et Hank, lí  j'avoue ça m'a tué. Au début de cette scí¨ne je m'attendais vraiment pas í  ce que ça ce finisse comme ça. Un peut déçu d'un truc c'est que je pensais que Walter aller narguer Hank en lui disant que c'est lui Heisenberg, le fait qu'il est ni ça m'a un peut déçu. Mais bon je suis quand míªme bien content de retrouver la série. Vivement la suite.

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Trí¨s content de revoir ma série préférée en grande forme, du grand Breaking Bad, comme d'hab!

[spoiler]Et puis franchement qui pouvait s'attendre í  ce que "tout" soit déballé dans ce grand retour?[/spoiler]

Je me disais quand míªme:

-De toute façon, tout ce que je peux imaginer n'est rien í  côté de ce que Vince Gilligan va nous concocter, donc je serai í  côté de la plaque avec mes théories fumeuses!!!

Et Bingo!!! í€ côté de la plaque  ;)

Et comme l'a dit si bien Peter, il y a Breaking Bad et les autres séries, pour moi c'est l'évidence míªme, cette maí®trise, ce talent, ces émotions í  fleur de peau, c'est du BB í  100 %!!!

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