Baron

Mad Men

58 messages dans ce sujet

Je n'espérais ni un Happy End, ni une fin dramatique. En revanche, j'espérais une prise de risque concernant la fin. Hors lí  effectivement, Weiner a choisi de ne pas vraiment conclure (pas pour tous les perso).

 

[spoiler]Pour reprendre ton énumération :

- Roger : son perso a une conclusion avec ce mariage. On sent qu'il est en fin de route: professionnellement il est mis "í  l'étage gériatrique" (selon ses propres dires), il organise sa succession (divisant entre son fils illégitime et son petit fils).

 

- Joan: dans le 7.13, elle était rappelée í  sa condition de femme la privant de tous les acquis obtenu chez Sterling Cooper. Ici, on la voit se lancer en tant que patronne. Elle a toujours cherché í  s'émanciper des hommes et íªtre indépendante: elle a réussi. Le problí¨me, c'est Richard. Cette relation n'a duré que 4/5 épisodes et elle serait plus importante que la relation qu'elle avait eu avec Roger.

 

- Peggy: elle a réussi professionnellement mais a toujours eu cette peur de finir vieille fille. Le soucis que j'ai ici, c'est que la révélation de Stan arrive comme un cheveu sur la soupe au dernier épisode. De mémoire, il y a quelques saisons, cette relation avait failli se faire mais problí¨me de timing. Lí  on attend le dernier épisode, et Stan fait sa déclaration sortie de nulle part. Sans construction préalable.

 

- Peter, on l'a peu vu tout simplement parce qu'il était trí¨s présent dans le 7.13. Ici son perso trouve une conclusion avec un nouveau projet pro, de nouvelles ambitions et surtout la tentative de recoller sa famille.

 

- Betty et les enfants Drapper : non conclusion. On sort le cancer de poumon de derrií¨re les fagots dans les derniers épisodes mais on ne va pas jusqu'í  envisager la mort du personnage dans le final. Sally fait preuve de maturité certes. Mais rien concernant les autres enfants (au passage l'un des acteurs qui joue un fils de Don jouait le fils de Jax dans Sons of Anarchy).

 

- Don/Dick : les 2 derniers épisodes l'ont totalement éloigné géographiquement des autres. On suit son errance avec ses mésaventure au motel (7.13) ou sa course sur les lacs salés. Le soucis c'est qu'il était déjí  dans l'errance í  New York. Donc rien de nouveau. 

Seule la scí¨ne du cercle de parole oí¹ un inconnu en pleurs prend la parole, Don le prenant dans ses bras, est intéressante. 

 

Finir sur la pub Coca est une pirouette bien fade. Aucun prise de risque concernant la future orientation que prendra Don/Dick. Juste l'extrapolation faite par la similarité entre le camp oí¹ se trouve Don et la pub, laissant espérer que Don est redevenu Mad Men.

[/spoiler]

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Tu vois, au final, tu n'es pas déçu sur tous les points. 

 

[spoiler]Certaines choses tombent brutalement, c'est vrai. Mais le cancer de Betty n'est pas si illogique quand on voit ce qu'elle fume, sa mort est inéluctable, dans sa scí¨ne finale, on voit juste qu'elle continue de lutter contre l'évidence de sa maladie. On a quand míªme la réaction du frí¨re de Sally (pas Gene, l'autre) qui fait comprendre qu'il sait que sa mí¨re est mourante. Il n'a jamais eu beaucoup de temps d'écran dans la série, l'essentiel était clairement Sally.

 

Pour Don, la fin reste trí¨s ouverte, c'est peut-íªtre le seul qui reste dans l'incertitude dans ce final. L'incertitude qui est le credo du personnage de Don. J'ai toujours apprécié les fins ouvertes laissant place í  l'imagination. Est-ce qu'une ultime séquence du genre "5 ans plus tard" aurait été judicieuse et nécessaire? Si ça aurait été certainement drôle, je n'en suis pas sí»r.[/spoiler]

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Je m'y suis mis il y a un mois et j'en suis au début de la saison 5.

Je dois dire que cette série est totalement captivante. Une Å“uvre í  part entií¨re. J'aime cette critique de la société de consommation, relayé í  travers cette histoire des sixties. Les dérives, les obsessions de cette époque sont remarquablement décrites par le biais de héros fragiles, tordus et attachants.

On m'a longtemps décrit Mad Men comme un must see. J'avais pourtant été rebuté par la lenteur de son rythme.

Pourtant, quand on arrive í  passer outre, quand on arrive í  aller au-delí  d'une premií¨re saison servant avant tout de mise en place, on ne peut qu'adhérer et íªtre tenu jusqu'au bout en haleine par la capacité de Weiner í  faire évoluer ses personnages avec une toile de fond historique passionnante.

C'est donc désormais í  mon tour de convaincre les réticents. Oui, Mad Men est, dans son genre, un incontournable. Une de ces séries dont on parlera encore dans 20 ans. Une série que tout sériephile digne de ce nom doit avoir vu.

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Voila, voila, j'y étais depuis le mois de juin, j'ai achevé ce soir mon marathon Mad Men.

 

Que dire ? Mes impressions sont vastes mais arrivent toutes í  la míªme conclusion : c'est une série extraordinaire. Je ne lui ai trouvé aucun défaut, c'est parfait de A í  Z.

 

Contrairement í  d'autres productions, la galerie de personnages n'est pas extríªmement étendue, on tourne autour des 10-15 míªme personnes pendant toute la saga, mais l'exploration de ces personnages, de leur psychologie, de leur complexité est poussée í  fond et pour tout dire éblouissante.

Comme dans un certain nombre de séries modernes (c'est ce qui fait souvent leur qualité), nul manichéisme ici. Peggy, Don, Stan, Peter, Sally et tous les autres sont tour í  tour touchants et tíªte í  claques, infects et émouvants, humains et salauds.

 

La reconstitution des 60's est fantastique, que ce soit sur l'ambiance de travail, les looks et fringues, la musique, les objets du quotidien, c'est un véritable travail de fourmi qui a été réalisé par la production pour nous plonger dans cette époque charnií¨re pour la société Américaine.

 

Féminisme, contraception, sexisme au travail, Black power, guerre du Vietnam, tensions de la Guerre Froide, progrí¨s technologiques et industriels, évocations de Mai 68, communautés hippies, toute la toile de fond des 30 Glorieuses y apparait et a un impact sur les personnages et leurs évolutions.

 

Certaines saisons sont plus politiques, d'autres plus intimistes, mais la qualité est toujours au rendez-vous

 

Un véritable chef d'Å“uvre que je range au panthéon de mes séries cultes (avec les masterpieces de HBO Oz, Treme et The Wire, ainsi que Breaking Bad)

 

Voila, je viens de me prendre une claque inoubliable

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Je me suis lancée ça hier soir, par curiosité, parce qu'on en entend que du bien et que j'avais envie de changer de ce que je regarde d'habitude... deux épisodes mais je n'ai pas été emballée du tout. C'est peut être pas ce qui me captive en ce moment ou ce dont j'avais besoin hier, je ne sais pas. J'ai essayé de lire difficilement vos commentaires, mais comme vous l'avez prise un peu tard, je voulais éviter de me faire spoiler on ne sais jamais, quelque fois que je change d'avis dans quelques temps... 

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Il y a 13 heures, Pinkman a dit :

Je n'avais pas accroché d'entrée non plus, Mad Men est une série qui se regarde doucement, c'est difficile d'enchaîner les épisodes. 

Peut être que ça fera comme New Girl, je le retentirai dans quelques années et on verra bien ! 

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