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Pigalle, la nuit : la nouvelle série de Canal +

Pigalle, la nuit : la nouvelle série de Canal + Canal +

Une (seconde) fois n'est pas coutume, SeriesAddict fait place à une série Française, Pigalle, la Nuit, produite et diffusée sur Canal+ à partir de ce soir. Présents à la projection il y a deux semaines, nous vous proposons un petit avant goût avec cette interview de Sara Martins, qui incarne le personnage de Fleur, des propos recueillis par Marie Périssé.

« La nuit, Pigalle est un peu brutal, mais ce quartier a un charme fou »

Sara Martins est un visage connu sur le petit et le grand écran français. Son nom ne vous dit peut-être pas grand-chose, elle enchaîne les seconds rôles depuis plusieurs années. Au cinéma, elle joue dans L'heure d'été, dans Paris, je t'aime d'Olivier Assayas, et le mois prochain, elle donnera la réplique à Nicolas Cazalé dans Mensch. A la télévision, elle fait des apparitions dans PJ, Merci, les enfants vont bien ou encore Police District. Dans Pigalle, la nuit, Sara Martins interprète Fleur, une jeune strip-teaseuse passionnée par son métier. Résidant elle-même à Pigalle, elle revient sur son quartier qu'elle affectionne.

Comment êtes-vous arrivée sur ce projet ?

J'ai lu les scripts des quatre premiers épisodes, qui m'ont donné très envie d'avoir le rôle, j'ai tous simplement passé des essais. Hervé Hadmar a trouvé que je correspondais à sa vision du personnage de Fleur. Ensuite, il a fallu convaincre sur le côté danse. Je n'avais pas eu le temps de préparer quoi que ce soit, alors j'ai décidé d'oser. Je me suis achetée un petit bikini à paillettes et j'ai fait un striptease devant les personnes en charge du casting pour prouver que cela ne me posait aucun problème. Je savais que je postulais pour le rôle d'une femme qui n'a pas beaucoup de complexes avec son corps et qui a un rapport de séduction évident.

Apparemment, le rôle de Fleur est inspiré d'une femme réelle ?

Oui, Hervé Hadmar a cherché une figure de femme danseuse qui a choisi la scène d'un club non pas par désœuvrement, non pas pour éviter le trottoir, non pas parce qu'elle est paumée ou droguée, mais sincèrement, par plaisir, parce que la sexualité a une grande importance dans sa vie. Elle mène une vie libérée et la partage avec son mari. Elle prend du plaisir comme elle en donne. En plus, elle a une vraie vision de son métier et son avenir, elle serait capable d'ouvrir son propre club.

Vous avez habité Pigalle, retrouvez-vous dans ce quartier l'esprit dont on parle dans la série ?

Effectivement, quand je suis arrivée à Paris, j'ai habité Pigalle pendant dix ans. Lorsque l'on m'a parlé d'un projet de série sur ce quartier, j'ai tout de suite trouvé l'idée incroyable parce que ce quartier est une vraie ratatouille. Il y a plein de lieux mythiques et imaginaires, comme le Moulin Rouge ou le Chat Noir où se sont joyeusement côtoyés dans le passé des artistes. Mais le jour, c'est un vrai quartier vivant. À la différence du lieu où les femmes sont en vitrine à Amsterdam, à Pigalle, vous croisez des touristes, des jeunes couples avec leurs poussettes Mac Laren, une mère de famille qui va chercher son enfant à l'école et qui passe à côté des sex-shops, avant de rencontrer une figure du quartier qui va lui déclamer un poème, et tout ça se côtoie parfaitement. Certes, la nuit, cela peut devenir un peu brutal, mais je trouve que cela a un charme fou. Je connais ma boulangère, je connais mes voisins, j'ai mes habitudes au café, les gens se reconnaissent dans la rue et se saluent. Bref, c'est un quartier à échelle humaine.

Certaines scènes ont-elles été difficiles à tourner pour vous ?

Je ne courrais pas un grand risque avec Hervé Hadmar à la réalisation. Les scènes à caractère sexuel ne sont pas tournées pour le plaisir de voir une femme se faire prendre, au contraire, elles sont filmées avec élégance, même si c'est toujours délicat pour une comédienne.

La saison va-t-elle continuer dans la trash ?

Le sexe fait tellement partie de la vie de mon personnage que, oui, elle participe à des partouzes privées. Il faut montrer les partouzes, il faut montrer ce qui se passe dans les sous-sols de certains cinémas  X. Il n'y a pas de trash dans l'image, mais dans l'idée. Nous en avions la liberté.


Et pour finir, une critique des deux premiers épisodes, que vous retrouverez ici.

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