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Rétro SeriesAddict N.50 : Charlie’s Angels

Rétro SeriesAddict N.50 : Charlie’s Angels ABC - 2018

Tous les jeudis revenons sur une série qui a marqué l’histoire de la télé ou nos mémoires. Aujourd'hui : Charlie’s Angels.

Bien avant le carré à la Rachel, les années 70 ont été marquées par le brushing à la Farrah Fawcett. Mais comment une série symbole de la sexualisation à outrance des femmes a-t-elle pu autant marquer les esprits ? Retour sur un phénomène de société.



Les Anges de Charlie prennent leur envol sur ABC en 1976. La série, créée par Ivan Goff et Ben Roberts, est surtout produite par Aaron Spelling qui, grâce à ce succès, va avoir l’occasion d’imprimer durablement sa patte sur le monde télévisuel. Il faudra d’ailleurs bien de la patience à ces derniers pour convaincre ABC d’acheter le show, car le network estime tenir là le pire pitch qu’ils n’aient jamais entendu. Mais grâce au succès d’audience du pilot, la chaîne signe un contrat de 5 ans avec la production.

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Mais quel est donc ce pitch ? Sabrina Duncan (Kate Jackson), Jill Munroe (Farrah Fawcett) et Kelly Garrett (Jaclyn Smith), trois jeunes femmes fraîchement diplômées de l'école de Police de Los Angeles, sont reléguées à des tâches ingrates. Mais heureusement Charles Townsend (John Forsythe), un énigmatique milliardaire dont on ne verra jamais le visage, les sort de là pour les engager dans son agence de détectives privées, où elles seront épaulées par le fidèle Bosley (David Doyle). Enfin ça c’est le générique, car jamais nous ne verrons cette rencontre, le show, comme tous ceux de cette période, se contente d’être un pur procédural, chaque épisode se suffisant à lui-même. Un simple divertissement de 45 minutes qui va de suite trouver sa place auprès des spectateurs, la première saison connaissant un succès fulgurant. Les actrices principales vont, en un rien de temps, devenir de véritables icônes, faire la une des magazines, Charlie’s Angels devenant un véritable phénomène de société.

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Mais c’est à partir de là que les choses vont se gâter. Farrah Fawcett, propulsée nouvelle pin-up des années 70 (au sens littéral du terme tant de jeunes hommes épinglent des posters d’elle dans leurs chambres), souhaite mettre un terme à sa carrière télévisuelle pour se consacrer au cinéma. Un bras de fer musclé va s’engager entre elle et la production qui sent que son départ pourrait porter un coup à la série. Elle gagne la bataille mais à la condition de revenir en tant que guest star six fois dans la série. Le casting pour trouver sa remplaçante va commencer et c’est Cheryl Ladd qui va alors interpréter Kris Munroe, la petite soeur de Jill. La saison 2 va tranquillement faire son chemin, sans réellement baisse de l’audience, cette dernière se faisant ressentir plutôt en saison 3. Quand Kate Jackson ira se plaindre auprès des auteurs que la qualité des scénarios baisse, elle ne sera pas entendue et préfèrera quitter à son tour le show, remplacée par Shelley Hack (Tiffany Welles). Comme l’on pouvait s’y attendre l’audience continuera à chuter, et plutôt que de remettre en cause la narration, Hack sera remerciée au bout d’un an remplacée par Tanya Roberts (Julie Rogers). Mais même la presse n’est pas dupe, et tout le monde attend de voir la décision de ABC de cette cinquième saison. Sans surprise la série sera annulée, même si elle aura toujours su se maintenir dans le top 20 des fictions les plus regardées sur cette période.

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Charlie’s Angels, Drôles de Dames en français, aura quand même eu l’occasion de faire couler beaucoup d’encre. Elle va devenir le symbole de ce que certains critiques vont appeler la “Jiggle television” ou “T&A” (pour Tits and Ass). Ce terme désigne les shows (bien souvent produits par Aaron Spelling) qui mettent en avant de jolies jeunes femmes souvent court-vêtues pour des raisons “scénaristiques” (scènes de plage, sorties de douche, etc).
Bien sûr que cela a participé à la renommée de la série. Mais comme le signalent ses défenseurs, si les actrices furent l’objet de fantasmes pour la gente masculine, elles ont aussi servi de modèles à de nombreuses jeunes filles. Les personnages incarnés à l’écran sont des femmes célibataires, subvenant à leurs besoins, elles sont capables de s’en sortir sans homme et peuvent se défendre par elles-mêmes. Cheryl Ladd dira même par la suite que beaucoup de filles leur écrivaient pour leur faire part de leurs souhaits de travailler dans la police plus tard.

D’ailleurs, vu le nombre de remakes, de films et de produits dérivés, le plus important n’est-il pas le souvenir de l’alchimie entre ces trois femmes, surmontant n’importe quelle épreuve grâce à leur solidarité ?

Et vous, quels souvenirs avez-vous de Charlie’s Angel ?

4 Commentaires

  • Gh0st
    Le 29/03/2018 à 23h20

    C'était une très chouette série pour l'époque.
    J'en pinçais pour Cheryl Ladd. Vraiment belle !

  • Fabz
    Le 29/03/2018 à 23h31

    Excellent souvenirs de cette série de ma jeunesse, avec des actrices magnifiques jouant des personnages intelligents et indépendants, loin de l'image de la "faible femme" :D. Et j'ai adoré l'hommage comique des films avec Drew Barrymore, lucy Liu et Cameron Diaz :)
    Et la phrase culte : "Bonjour les filles! Bonjour Charlie!".

  • gattous01
    Le 30/03/2018 à 03h07

    J'aimais bien cette série. Dans la lignée de Magnum et Starsky et Hutch, elle a marqué mon adolescence.

  • marie45
    Le 02/04/2018 à 00h57

    il y a le forum français officiel DROLES DE DAMES FRANCE

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