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Interview de Stephen Amell (Arrow)

Interview de Stephen Amell (Arrow) 2013 - Stephen Amell

Alors que la saison 2 d'Arrow débarque ce soir sur la CW, nous vous proposons de découvrir notre interview de Stephen Amell, réalisé lors du dernier Festival de la télévision de Monte-Carlo !

Avant de jouer dans Arrow, vous avez joué dans Heartland et Private Practice, mais il s'agissait de petits rôles. Que ressent-on lorsque l’on a sa propre série et qu'on la porte sur ses épaules ?
C’est une sensation différente. Quand on est guest-star dans un show, ce que j’ai déjà fait un certain nombre de fois, tout commence et se termine devant la caméra, par vous en train de dire vos répliques. Maintenant, votre responsabilité va bien au-delà de ça, ça n’a jamais vraiment de fin : la façon dont le casting et l'équipe se comportent, la promotion du show, et plus généralement, l’ambiance et le feeling sur le plateau. Tout cela devient de votre responsabilité, et on embrasse cela différemment. On a l’impression de détenir une partie du show, chose que je ne ressentirais pas si j’avais continué à jouer des petits rôles. C’est assez sympa mais en même temps, c’est une chose à laquelle je n’étais pas habitué.

Le personnage d’Oliver Queen est déjà apparu dans Smallville, diffusé sur la CW. Je voulais savoir si vous aviez déjà regardé le show. Vous en êtes vous inspiré ou avez-vous décidé de partir sur une base nouvelle pour créer un Oliver Queen à votre image ?
Je n’ai jamais vu Smallville, et encore moins Green Arrow dans la série. Nous sommes des shows de la CW et nous sommes des personnages DC, donc je comprends la comparaison. L'Oliver Queen d'Arrow est entièrement le mien, particulièrement sur le Pilot qui était le fruit de la vision du réalisateur et producteur exécutif David Nutter. Ironiquement, il se trouve que c’est aussi lui qui a réalisé le Pilot de Smallville, mais je jure que les similitudes s’arrêtent là.

Êtiez-vous familier avec le personnage d’Arrow avant de jouer ce rôle ?
En fait non. Je n’avais rien lu. Je savais probablement à un niveau subconscient que ce personnage existait en le voyant dans des boutiques de comics, mais je n’étais pas du tout familier avec lui. Le script du Pilot, comme souvent pour les scripts d’épisode Pilot, aborde les origines du personnage, qui il est, et surtout, ce que l’on aimerait qu’il se passe pour lui. En plus de cela, les producteurs exécutifs ont aussi été auteurs du comic book jusqu’à un certain point. Et nos réalisateurs ont eu une vision très spécifique qui correspondait très bien à ce que j’avais en tête en lisant le scénario du Pilot, donc je n’ai pas lu les comics originaux lors du tournage du premier épisode. Ensuite, lorsque le Pilot a été validé, DC comics m’a envoyé un colis où j’ai pu lire beaucoup de choses, qui nous ont beaucoup inspiré pour la suite, mais à l’obtention du rôle, je ne connaissais pas du tout le personnage.

Aviez-vous lu des comics de DC, si oui, lequel était votre préféré et pourquoi ?
J’ai lu des comic books, mais je n’aurais jamais été à une convention. J’ai lu Superman et d’autres mais je préférais tout ce qui avait trait au visuel. J’étais un fan de lutte professionnelle et un gros fan de sports. J’ai grandi à Toronto, et je lisais tous les matins les pages sports, notamment toutes les statistiques, comme les gens liraient les comics. Si j’avais à choisir, je vous répondrai sûrement Superman, mais cela serait sûrement à cause des films avec Christopher Reeve plutôt qu’à cause de la BD.

Qu’est-ce que cela fait d’être un super héros dans un show télévisé, alors qu’il sort dans le même temps des films de super héros au cinéma ?
Nous essayons d’être aussi bons que les films. Je me souviens de ma première rencontre avec John Behring qui a réalisé les épisodes 6, 14 et 22, il s’est présenté, et nous avons parlé des scripts. Il m’a dit qu’il était très intéressé à l'idée de réaliser des "films" de 42 minutes, et c’est vraiment la façon dont nous essayons de penser chaque épisode, ou du moins un objectif que l’on se fixe. C’est génial d’être un super héros, du moins d’en jouer un à la télévision. J’ai la sensation qu’avec l’évolution de la technologie et des effets spéciaux, aussi bien à la télévision qu’au cinéma, on arrive à s’imaginer les super héros tels qu’ils peuvent l’être dans notre imaginaire. C’est une raison parmi d’autre qui peut expliquer l’âge d’or des super héros aujourd’hui et c’est amusant d’en faire partie.

Justement, pensez-vous que les USA ont besoin de héros ou de vrais héros ?
Je pense qu’il y a une vraie disparité entre la façon dont ils sont dépeints, que ce soit du côté de DC ou Marvel. DC se dirige vers un côté plus réaliste, plus noir. C’est vrai que ce sont des adjectifs qui sont éculés lorsqu’on parle de ce genre. C’est peut être aussi celui auquel les gens s’identifient le plus, qui se fond dans le moule du 21ème siècle et dont les Américains ont besoin. Je ne sais pas… Et puis je suis Canadien, je ne sais pas ce dont les Américains ont besoin [rires].

Pensez-vous que d’autres comics pourraient réussir à la télé, et si oui, lesquels ?
Je ne sais pas comment ils feraient Aquaman, je pense que ça serait une idée intéressante mais que ça serait difficile. Wonderwoman, Flash, pourraient tout aussi bien réussir. Il y en a d’autres, mais je ne sais pas, cela dépend de tant d’éléments : le bon moment, les bons acteurs, les bons scénaristes...

Au début, le show se centre sur la vengeance d'Oliver pour son père, mais à la fin de la saison, la série se tourne plus vers l’acceptation et le pardon. Que pensez-vous du thème principal de la série ? A-t-il évolué ou pensez-vous que c’est un mix de tout cela ?
Il a évolué. Je pensais que c’était une première motivation intéressante pour la première saison de la série. Dès son retour de l’île, sa vision des choses est très étroite et il ne se rend pas compte que son comportement va influer sur son entourage sur une échelle personnelle. Il aime à penser qu’il peut mener ses affaires et que les membres de sa famille, surtout sa mère et sa soeur, vont croire tout ce qu’il peut dire. Puis très tôt dans la série, il va devenir clair que ça n’est pas le cas. Personne dans sa vie ne va croire les histoires qu’il leur raconte. Alors que la série avance, sa vision des choses va s’élargir, tout ne tourne pas autour de la vengeance... Et avec ce qui se passe dans le Season Finale, ses motivations pour la saison 2 vont être complètement différentes.

Tout le monde parle de super héros, mais en fait Green Arrow est plus un justicier. Quelle différence faites-vous avec un super héros, et vous êtes-vous inspiré d’autres justiciers que l’on a pu voir à la télévision ou au cinéma ?
Ma réponse se fera en deux temps : on nous pose souvent la question de savoir pourquoi nous n’avons pas encore appelé le personnage "Green Arrow", "Arrow", "The Green Archer", ou autre nom de ce genre. C'est parce qu’il n’est aucune de ces choses là pour l’instant. C’est un justicier. Encore une fois, pour revenir sur le début de la série, son point de vue était très limité, principalement focalisé sur sa revanche et ce n’est pas une qualité très louable.
En ce qui concerne mes sources d’inspiration, lorsqu'on auditionne, on ne sait pas vraiment ce que les producteurs ou les scénaristes veulent. J’ai juste essayé de présenter une version de moi-même enthousiaste, charismatique. Heureusement pour moi, ce que j’ai apporté a collé avec ce qu’ils cherchaient. Quand j'ai dû faire des choix sur certains aspects de la personnalité d’Oliver, il y a eu quelques personnages télévisuels qui m’ont inspiré, mais pas tant que ça.

Que pouvez-vous nous dire concernant les flashbacks sur l’île ? Êtiez-vous heureux de jouer une nouvelle facette de votre personnage, et cela vous a-t-il aidé à mieux le comprendre ?
Les flashbacks sont très intéressants, parce que vous savez un de mes shows préférés est Lost, et j’adorais y voir les flashbacks mais aussi les flashforwards, qui sont pour moi une façon pertinente de raconter une histoire. Nous savons qu’Oliver a passé cinq ans loin de Starling City, mais nous savons aussi qu’il a été secouru, et j’adore essayer de comprendre comment les pièces du puzzle s'imbriquent.
En ce qui concerne l’Oliver actuel, tout est si mesuré... Quand il se présente en public, il pense à la façon dont il se tient, au timbre de sa voix, et lorsqu’il se transforme en justicier, il revêt son costume, sa voix change, son langage corporel se transforme complètement. Quand je joue Oliver sur l’île, je laisse tous ces aspects se dissiper, cela me permet de rester en phase avec tous ces personnages, de faire des allers retours entre chacun d’entre eux, au lieu de n’en jouer qu’un seul tout le temps.

Jouer un personnage aux multiples facettes comme Oliver doit être un sacré challenge !
C’est un équilibre délicat à trouver bien sûr. Mais la chose la plus importante pour moi n’est pas de savoir si la personne qui regarde la série aime ou déteste Oliver. J’essaye seulement de faire en sorte que les gens ne soient pas indifférents au personnage. Je n’essaye pas de le rendre propre sur lui : bien sûr que son passé et le temps passé sur l’île ne l’on pas rendu vertueux. Il a fait des choses regrettables dans sa vie personnelle et je n’ai jamais voulu trahir ce personnage, ce n’est pas intéressant pour moi à jouer. Ne pas être intéressant et ne pas pouvoir créer de connexion avec le public, c'est à ce moment là que l’on perd le spectateur. Je ne me soucie pas de ce que le public pense d’Oliver.

Oliver est amoureux de Laurel, mais il refuse d’être avec elle à cause de son secret. Vous jouez un personnage avec une facette assez sombre, pensez-vous qu’il soit possible qu’il y ait un happy end pour eux si elle était amenée à connaître la vérité ?
Cela changerait la dynamique, n’est-ce pas ? Je ne sais pas comment Laurel réagirait si elle apprenait que je suis le justicier. Mais il y a toujours la possibilité pour un happy end à la télé. J’espère qu’en étant avec Laurel ou quelqu’un d’autre, il finira par trouver la paix intérieure.

Y'a-t-il un acteur ou une actrice avec qui vous préférez jouer ?
Personne ne sort du lot. Par la force des choses, je dirais Diggle (David Ramsey), car nous passons beaucoup de temps ensemble. Quand nous tournons les scènes dans la "Arrow Cave", nous y passons une journée, une bonne grosse journée et principalement le vendredi. Tout le monde est fatigué, alors on se dit avec David : "Allons-y, tournons nos scènes et amusons nous !", mais nous savons être sérieux quand il le faut. Je suis plus impatient de tourner la saison 2, notamment avec Willa Holland (Thea). Je pense que Willa est une actrice fantastique et au départ, entre elle et moi c’était plus moi qui disait une chose, et elle qui répondait : "Tu dis n’importe quoi !". Moi qui répliquais : "Je sais que je ne vais pas bien, mais je ne veux pas en parler.", et elle finissait par : "Quand tu seras prêt, tu viendras m’en parler.", donc avec un peu d’espoir, nous aurons des discussions avec plus de sens pour la prochaine saison.

Pouvez-vous nous en dire plus concernant les effets spéciaux dans la série ?
Nous n’avons pas beaucoup d’effets visuels dans la série et je pense que c’est une force. Nous avons huit jours pour tourner un épisode, dans l’idéal, j’aimerais en avoir 14, donc nous devons nous débrouiller pour rendre les choses réalisables, et pour cela, nous essayons de faire le plus de choses nous-mêmes. Nous avons recours aux effets spéciaux lorsque je tire à l’arc, ce qui en fait est très dangereux... Vous pouvez tirer à blanc avec un pistolet, et faire en sorte de mimer le moment où l’on appuie sur la gâchette, mais on ne peut pas mettre une flèche en caoutchouc et tirer, car cela blesserait quand même la personne, et la compagnie d’assurance en deviendrait folle, donc nous avons recours à ce type d’effets visuels pour ces scènes là. Quand je prends une flèche et que je fais l’action de tirer un flèche, la plupart du temps il s’agit d’effets spéciaux.

Quel genre d’entrainement avez-vous suivi pour le rôle ?
Pour la première saison, j’étais en forme, mais je n’avais pas de point particulier que je devais travailler. Je me suis entraîné au combat, j’ai fait de la course, du tir à l’arc, du poids, du yoga, modifié mon régime alimentaire. Ce fût un changement à grande échelle, et c’était assez sympa. Je n’avais jamais eu l’opportunité de faire quelque chose d’aussi physique donc je voulais en faire le plus possible, que ce soit les combats ou les cascades.

Êtes-vous maintenant capable de tirer à l’arc comme un athlète de haut niveau ?
Non [rires]. Je pense qu’il y a une différence entre être un bon archer, un super archer et être un archer aux JO. La différence se fait sur l’implication que l’on met dans une discipline et je n’ai pas le temps pour ça.

Etait-il spécifié dans votre contrat que vous deviez apparaître torse nu dans chaque épisode ?
[Rires] Ce n’est pas dans notre contrat et il y a un site qui s’appelle greenarrowtv (un site de fan). C'est un site de Craig Byrne et le 1er avril de cette année, il a mis en ligne un post disant que j’avais refusé d’être torse nu pour la saison 2. J’ai reçu des milliers de messages qui me disaient "Mais pourquoi fais-tu cela ?", mais vous savez il n’y aucune clause de ce genre dans mon contrat, et ce type de scène reste à la discrétion et au bon vouloir des scénaristes.

Quel est votre secret pour avoir un corps parfait, suivez-vous un régime particulier ?
[Rires] D’abord, j’aimerais remercier mes parents ! Je travaille beaucoup, et j’aimerais remercier mon coach sportif, qui m’a fait retirer les aliments à base de gluten et les produits laitiers de mon alimentation. En plus d’enlever tous l’aspect fun d’un régime, cela limite beaucoup ce que vous pouvez manger. Grâce à ça, j’ai pu réguler mon taux de sucre, car avant cela, j’avais très souvent faim, ce qui me faisait manger en grosse quantité, mais mes habitudes ont changé. Bien sûr, je peux toujours prendre un snack, un petit quelque chose, mais je sens vraiment un changement aujourd’hui. Ce fût un petit prix à payer pour faire partir d’un projet aussi intéressant.

Vous êtes-vous rendu à des conventions de fans ces derniers temps, et quel accueil vous a-t-on réservé ?
Nous avons fait le Comic Con de New York et l’hiver dernier le Paleyfest et la WonderCon à Anaheim. La réponse des fans depuis le lancement a été le jour et la nuit. C’est fantastique, vous savez, quand le show débute, vous n’avez qu’une fanbase, et ensuite, les choses se construisent lentement, au fil de la progression de la série, l’investissement devient plus grand lorsque les gens savent que la série va durer au moins deux saisons, parce qu’elles ne veulent pas faire partie d’un tout pour qu’on finisse par leur reprenne d’un seul coup. J’adore les conventions de fans, voir différents endroits du monde, toutes les fanbases du monde ont leur petites différences. J’ai hâte de participer aux prochaines conventions, lorsque les fans auront vu la première saison dans son intégralité.

Un petit mot sur la saison 2 ? Que pouvez-vous nous en dire ?
Je pourrais, mais j’aurais ensuite de gros problèmes ! [Rires] Avec ce qui se passe dans l’épisode final, et là je vais voler la réplique d’un des producteurs exécutifs : "Nous aimerions que cette saison soit énorme, plus large, mais en même temps plus intimiste." La saison 1 était littéralement ma saison, si l’on en juge par le temps que je passe à l’écran, mais dans le même temps, on a quand même pu développer les autres personnages et vu les spectateurs réagir à ce qui se passait pour eux. Pour la saison à venir, j’espère que l’on pourra compter sur l’ensemble du casting, qui je pense est très talentueux, et personnellement, j’espère qu’Oliver sera moins têtu, et plus à l’écoute des autres, ce qui rendrait sa vie plus facile et plus agréable.

Source : SeriesAddict

1 Commentaire

  • MiniS
    Le 09/10/2013 à 16h57

    Super interview ! Merci :).

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