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Interview de Corbin Bernsen (Psych)

Interview de Corbin Bernsen (Psych) 2013 - Corbin Bernsen

Alors que c'est ce soir que USA Network diffuse l'épisode musical de Psych, nous vous proposons de découvrir notre interview de Corbin Bernsen, l'interprète d'Henry Spencer, réalisée lors du dernier Festival de la télévision de Monte-Carlo.

Il y a des rumeurs comme quoi la saison 8 de Psych serait la dernière. Est-ce que vous confirmez ?
Je pense que ce sera la dernière. Pourtant, la série marche plutôt bien, je ne comprends pas vraiment pourquoi ça s’arrête. La raison est probablement financière. Je ne peux pas confirmer, mais de ce que je sais... Enfin, on ne sait jamais, ils peuvent changer d’avis, ce n’est pas ma décision. Mais je pense que c’est la dernière, l’énergie n’est plus la même, et tout le monde est prêt à passer à autre chose.

Qu’espérez-vous pour cette dernière saison, aussi bien pour votre personnage que pour les histoires racontées ?
Cette saison conclura toutes les relations développées dans la série, chacun va suivre son propre chemin... Toutes les histoires racontées pendant ces huit saisons auront leurs conclusions. Ce sera vraiment amusant !

Pouvez-nous en dire plus sur l'épisode musical, qui s'intitule "The Musical" ? Allez-vous chanter ?
Non, je ne vais pas chanter, j’ai dis aux producteurs que je n’étais vraiment pas un bon chanteur ! Je sais faire beaucoup de choses, je peux jongler, faire du cheval, mais chanter ? Je ne chante pas très bien ! Mais je peux vous dire que c’est un épisode vraiment amusant, tout le casting est incroyable, aussi bien en tant que chanteurs qu’en tant que danseurs. J’aurai un petit rôle, mais je peux vous dire que cet épisode sera phénoménal.

Pendant sept saisons, Psych a rendu hommage à de nombreux genres : l’horreur, la science-fiction, le fantastique... Y’a-t-il un genre en particulier que vous préférez ?
J’aime beaucoup les petits films, mais nous n’avons jamais rendus hommage à ce genre. J’apprécie les films centrés sur les personnages, en particulier ceux faits en Europe, quoique, on en fait un petit peu plus maintenant aux Etats-Unis. J’aime également les films plutôt sombres, mais qui révèlent malgré tout le meilleur de nous. Je me vois comme quelqu’un d’optimiste. Pour moi, la révélation de la vie se fait à travers les arts : la peinture, la musique, les films... Tout n’est pas mauvais, il y a du bon dans la vie. C’est pourquoi j’aime les films qui montrent les bonnes choses. Par exemple, je trouve les histoires d’amour magnifiques ! J’aime l’amour !

Doit-on donc en déduire que vous préférez peut-être jouer des rôles moins dramatiques ?
Pas nécessairement. Peu importe que ce soit du cinéma, de la télévision, du théâtre, de la comédie, du drame, ça n’a pas vraiment d’importance. Tant qu’il y a eu une véritable réflexion sur ce que nous sommes et ce que nous vivons. Je sais qu’il y a du mal, je le vois tous les jours dans les news, je sais qu’il existe. Ça ne me dérange pas de l'explorer, mais à travers ça, j’ai aussi envie de voir le meilleur côté de l’humain. Parce que je crois en ça. Je pense que le mal est un moyen de révéler la lumière. Dans l’adversité, on gagne en connaissance, à travers l’obscurité, on peut voir la lumière. Mais on ne peut pas voir que le bien. Vous devez connaître la solitude avant de trouver l’amour. Il y a du mal autour de nous, mais je ne m’arrête pas à ça.

Vous avez joué dans de nombreuses séries, parmi lesquelles L.A. Law. Quelle influence cette série a-t-elle eu sur votre carrière ?
L.A. Law m’a ouvert de nombreuses portes et a rendu possible tout ce qui m’est arrivé après. Cette série m’en a également fermé, à cause du personnage que je jouais, Arnie Becker, qui est un homme heureux, chanceux et libéré, et qui a de nombreuses liaisons avec des femmes. Je pense que beaucoup de gens m’ont associés à ça, et ne pensaient pas que je jouais un personnage. C’était tellement facile à faire, et pour tout vous dire, j’ai trouvé ce personnage très difficile à jouer. Arnie aime célébrer la vie, en profitant des femmes et des voitures, mais je pense qu’au fond de lui, c’est quelqu’un de très sombre... En tout cas, c'est grâce à L.A. Law que je me suis fais un nom dans le milieu.

Vous avez également joué dans de nombreux soaps, comme The Young and the Restless et General Hospital. Y'a-t-il une vraie différence entre tourner dans un soap et dans une série ?
Le style est différent, un peu comme quand vous jouez au cinéma. La manière de rassembler le public, de parler n’est pas la même. Mais je pense que le développement des personnages reste identique. C’est juste la façon de faire qui change. Le cinéma est différent de la télévision. Au cinéma, l’écran est plus grand que celui de la télévision, et donc, dans ce dernier cas, il y a certaines choses qu’on ne peut pas faire de la même façon. L’exécution varie, mais les personnages sont les mêmes.

Vos parents sont respectivement producteur et actrice. Était-il donc logique pour vous de devenir acteur ?
Oui, j’avais l’avantage de connaître le business, de connaître ses bons et mauvais côtés. Comme je le dis à mes enfants, qui ont tous envie de réaliser ou de faire quelque chose comme ça, ça m’est égal, parce que c’est typique que le fils d’un fabriquant de chaussures le devienne aussi. C’est normal de suivre les pas de ses parents. Je savais comment fonctionne le milieu, ce qui m’a évité de tomber dans des pièges que ne connait pas forcément quelqu’un qui débarque.

Que pensez-vous de l’évolution de la télévision ces dernières années ?
C’est absolument fantastique. Le niveau de la télévision aujourd’hui est incroyable. J’adore tous les nouveaux shows et les séries avec des nombres d’épisodes limités de 10 à 12 épisodes. J’apprécie également le retour des mini-séries, qui sont un merveilleux moyen de raconter des histoires, aussi bien qu’au cinéma. Je pense que si la télévision est devenue meilleure, c’est aussi parce que chez nous, les télévisions sont devenues plus grandes. Du coup, nous ne sommes plus obligés d’aller au cinéma.

La frontière entre le cinéma et la télévision n’est plus aussi claire...
Tout à fait, la frontière entre les deux a diminué ces dernières années. On voit désormais de formidables acteurs venir à la télévision. La différence qui persiste est au niveau du temps de narration : veut-on que l’histoire dure deux heures ? Dans ce cas, c’est un film. Dix heures, alors c’est une mini-série. Sept ans ? Alors c’est une série. Dans tous les cas, l’histoire sera sur un écran, quelque soit sa dimension.

Avez-vous déjà des projets de prévus après Psych ?
Oui, j’ai envie de réaliser des films qui auraient pour thème la foi et la famille, qui suivraient une aventure spirituelle commençant dans l’obscurité et se terminant vers la découverte de la lumière. J’ai aussi une idée de série, qui serait centrée sur un flic qui a vu tellement de tragédie dans sa vie que son seul repère est sa foi. Je travaille sur ce projet en ce moment.

Source : SeriesAddict

3 Commentaires

  • MyBolad
    Le 16/12/2013 à 07h47

    Ha super interview, ça donne un petit avant goût pour cette nouvelle saison. Dommage quece soit la dernière.

  • Anne-Sophie
    Le 16/12/2013 à 10h26

    @MyBolad : merci, en plus, le monsieur est très agréable à interviewer ^^

  • Ouioui
    Le 16/12/2013 à 11h53

    oPerso je trouve triste que Psych s'arrête, c'était fun sans se prendre la tête et pourtant blindé de références, souvent bien plus crypto que dans BBT ou Community. En tous les cas merci pour l'interview !

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