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Interview de Gillian Jacobs et Joel McHale (Community)

Interview de Gillian Jacobs et Joel McHale (Community) Gillian Jacobs & Joel McHale - SeriesAddict

Lors du dernier Festival de télévision de Monte-Carlo, SeriesAddict a rencontré Joel McHale et Gillian Jacobs, les héros de Community.

A l'époque, ils ne savaient pas si la série serait renouvelée, d'où l'incertitude dans leurs réponses, mais comme beaucoup de fans, ils espéraient une reprise du show. Finalement, leur souhait a été exaucé par Yahoo Screen ! Découvrez sans plus attendre notre interview !

Est-ce que l’annulation de Community est définitive ? Il y a des rumeurs sur la reprise de la série par Hulu... ?
Joel McHale : je le dis ici pour la première fois : nous allons tourner la suite de la série à Paris, c’est beaucoup moins cher là ! Il y a des rumeurs, mais je ne sais pas... Vous avez certainement lu l’article dans Deadline. Nous ne savons pas où ça en est, en tout cas nous espérons que cela arrive. Si Dan Harmon, qui a crée la série, se met a écrire pour une plateforme de vidéo en ligne, cela donnerait une toute autre liberté de ton et d’écriture pour la série. Ce serait très amusant de voir ça.
Gillian Jacobs : je suis d'accord avec ce que Joel vient de dire. Rien à ajouter.

Comment expliquez-vous le lien qui unit les fans avec la série ? Qu’est-ce qui rend le style d’écriture de Dan Harmon si puissant ?
Gillian Jacobs : je pense que c’est une série pour des outsiders qui ne se sentent pas intégrés, mais qui vont réussir malgré tout à trouver une famille avec l’amour et l’amitié entre eux. Si vous vous êtes déjà senti exclu ou mal à l’aise dans certaines situations, vous regardez une série comme Community et vous prenez alors conscience que vous aussi, vous pouvez donner un sens à votre vie, avec des amitiés fortes et les expériences qui vont avec. Community n’a jamais été une série super populaire, donc les fans se la sont appropriée, comme un secret qu’ils gardent entre eux précieusement. Ça a donc crée un lien très fort, certains sont même devenus amis grâce à la série, comme j’ai pu le voir sur Twitter. Ils ont même organisés deux conventions à Los Angeles l’année dernière, les "CommuniCon" : j’y suis allée les deux fois et c’était fantastique. Ils ont tout organisé eux-mêmes : ils ont loué une salle de conférence dans un hôtel, il y avait une ferveur incroyable ! Ils vendaient des fan arts, les participants portaient des tenues que nous avions mis dans la série, et ils ont fait ça tout seuls !

Comment expliquez-vous que la série reste tout de même confidentielle ?
Gillian Jacobs : nous avons commencé avant le succès du streaming vidéo, et notre série ressemble beaucoup à ce qui se fait maintenant sur ces canaux, nous avons en quelque sorte ouvert la voie. La majorité de notre public n’est pas devant son écran à 20h le jeudi soir. Ils sont plutôt du genre à la regarder quand ils en ont le temps, soit plusieurs épisodes à la suite, ou en ligne le lendemain etc. Je pense qu’il y avait plus de gens qui regardaient notre série que les chiffres ne voulaient bien l’indiquer. Je ne pense pas que le système de mesure d’audience américain Nielsen soit encore vraiment adapté à la façon dont les gens regardent les séries maintenant.
Joel McHale : quand nous étions diffusés aux Etats-Unis, nous étions contre The Big Bang Theory, qui est la série la plus populaire dans le pays, et qui plus est, une comédie. Ils ont toujours gagné la bataille, mais nous étions constamment en lutte sur notre créneau de diffusion. Cependant, à chaque fois qu’un épisode était diffusé, nous étions toujours parmi les tendances nationales ou mondiales. Nous sommes en quelque sorte la première série qui soit autant soutenue sur le net. Nos audiences n’étaient pas les meilleures, mais comparé à d’autres chaînes, nous nous en sortions plutôt pas mal.
Gillian Jacobs : nous faisions mieux que les autres le jeudi soir à 20h.
Joel McHale : ce fut donc une surprise pour moi d’apprendre l’annulation de la série...

Joel, vous avez été fortement contribué au retour de Dan Harmon dans Community. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Joel McHale : je savais que la saison 4 n’était pas aussi qualitative que les précédentes. Comme la série sort de la tête de Dan Harmon, je savais que son retour était vital pour la survie de la série pour une cinquième saison et une hypothétique sixième. Nous avions besoin de lui, car tout était dans sa tête. Ça s’est passé en un coup de fil, où je lui ai dit : "Hey Dan, si on arrive à te faire revenir sur la série, qu’en penses-tu ? et il m’a répondu : "Super, génial !". On a pas beaucoup parlé ensuite, mais j’ai eu quelques réunions avec NBC et j’ai souligné l’importance d’avoir le créateur du show pour qu’il puisse continuer. Sony et NBC étaient d’accord là-dessus. Bien sûr, ça a pris quelques mois, mais ça a commencé avec une simple requête. Jim Rash et moi avons déjeuné plusieurs fois avec Chris McKenna, qui travaille sur le show. C'est un scénariste brillant et proche de Dan. Nous lui avons parlé, ainsi qu’à Dan, Sony et NBC, et maintenant nous sommes annulés [rires] !
Gillian Jacobs : tout ça pour rien !
Joel McHale : ou...
Gillian Jacobs : pour une fantastique sixième saison [rires] !

Joel, pouvez- vous nous parler du discours que vous avez prononcé à la Maison Blanche ?
Joel McHale : j’en ai écrit une partie, mais il était évident que je ne pouvais pas l’écrire en entier. J’ai engagé des auteurs, Brad Stevens, Vico and Peterson, et nous avons aussi eu d’autres contributeurs. Vous devez déjà commencé par écrire beaucoup de blagues, un millier et ensuite resserrer l’étau petit à petit pour avoir celles que vous avez pu entendre pendant mon intervention. C’était très stressant. C’était fou, même la première dame Michelle Obama a demandé si Community allait être renouvelée.
Gillian Jacobs : Vraiment ? Et ils ont osé annuler la série après ça ?
Joel McHale : de même que le Président.

C’était probablement à cause du discours.
Joel McHale : oui, probablement [rires] ! En tout cas, tout le monde est partant (NDLR : si la série est reprise), sauf Jonathan Banks, qui est au casting de Better Call Saul maintenant, le spin-off de Breaking Bad.

Y-a-t-il une limite à ce que vous pouvez dire à la télévision ?
Joel McHale : il y a une chose qui est vraiment cool aux Etats-Unis, c’est qu’à aucun moment on m’a dit "Tu ne peux pas parler de ceci ou cela". Aucun membre du gouvernement ne savait de quoi j’allais parler, j’avais une totale liberté de parole. Je pense que quelques personnes ont été choquées par ce que j’ai pu dire, mais si je ne l’avais pas fait, alors je ne fais pas bien mon travail.

Y’a-t-il des tabous, des choses que vous n’avez pas le droit d’évoquer en comédie ?
Gillian Jacobs : nous étions sur un network, donc il y a des choses que l’on ne peut pas dire ou montrer. Malgré toutes ces contraintes, je dirais que nous nous en sommes pas mal sortis finalement !
Joel McHale : les quatre networks principaux sont des chaînes gratuites, donc il y a certaines règles à respecter, contrairement aux chaînes câblées où l’accès est payant et où vous pouvez faire ce que vous voulez. Je pense que Dan Harmon a bien réussi à repousser certaines limites pour les networks.

Pensez-vous qu'aujourd’hui, les hommes et les femmes soient égaux dans la comédie ? Avant, les hommes pouvaient se permettre plus de choses...
Gillian Jacobs : je pense que c’est l’époque idéale pour les femmes pour faire des comédies. Si vous prenez Orange Is the New Black, il y a une majorité de femmes, c'est une comédie écrite par des femmes, avec des rôles féminins. Amy Poehler produit Broad City, je vais jouer dans Girls, qui a été crée, écrite et dans laquelle joue Lena Dunham. Vous voyez des femmes réussir, qui produisent et en aident d’autres à amener leur séries sur les écrans.

Gillian, comment définiriez-vous votre travail en tant qu’actrice ? Pensez-vous qu’il soit plus facile de jouer dans un show comme Girls par exemple, ou les shows de Tina Fey ?
Gillian Jacobs : je pense que c’est sympa d’avoir une histoire. Community est une série que je regarderai même si je ne jouais pas dedans : son sens de l’humour me correspond, j’ai des fous rires en la regardant. Girls est plus nuancé : certains épisodes sont plus sérieux et d’autres plus légers. En tant qu’actrice, c’est amusant de pouvoir jouer sur ces deux tableaux. J’aime beaucoup ce qui passe sur les chaînes câblées, très tard le soir. Veep, qui me fait mourir de rire, est brillante. HBO a aussi de très bonnes comédies, comme Silicon Valley.

Qu'en est-il de vos actualités respectives ? Gillian, vous nous avez dit que vous allez jouer dans Girls, pouvez-vous nous en dire plus ?
Gillian Jacobs : Joel peut répondre à la question.
Joel McHale: elle joue Mimi Rose, une artiste. Une artiste brillante, qui va rendre le personnage de Lena Dunham jalouse.
Gillian Jacobs : Joel a un film qui va sortir, Deliver us frome evil, produit par Jerry Bruckheimer, et il continue de présenter The Soup.

Pouvez-vous résumer Community en une seule phrase ?
Joel McHale : des outsiders qui s’aiment...
Gillian Jacobs : dans un monde où tout peut arriver !

Source : SeriesAddict

2 Commentaires

  • haby
    Le 01/07/2014 à 23h29

    Sympa cette interview, merci SA & Yahoo !

  • PeterNoble
    Le 02/07/2014 à 16h50

    Interview super sympa. Merci SA ! :D

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